les lieux incontournables de Marrakech

Les lieux incontournables de Marrakech marrakech

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà des palais, des minarets et autres icônes touristiques, le plaisir d’un séjour à Marrakech doit beaucoup à la douceur de la vie au quotidien dans la ville. Une atmosphère unique que l’on découvre en prenant le temps de faire ses courses sur les marchés, de flâner dans les jardins, pour s’imprégner de la ville. Quelques suggestions pour un voyage unique au Maroc…

Les souks

Se perdre dans le dédale des marchés de la Médina

Il n’est pas de visite de Marrakech digne de ce nom sans un passage par ces marchés labyrinthiques. Ralentissez le pas et regardez autour de vous : si les rayons de soleil perçant le toit de palme illuminent le travail d’un luthier, c’est que vous vous trouvez dans le souk Kimakhine (souk des instruments de musique). Vous apercevez des gerbes d’étincelles et des lanternes fabriquées à partir de vieux vélos ? Alors bienvenue dans le souk Haddadine (souk des ferronniers). Le souk Sebbaghine (souk des teinturiers) est certainement le plus spectaculaire, avec ses écheveaux de laine couleur safran et vermillon séchant sur fond de murs roses et de ciel bleu.

Continuez votre promenade et enfoncez-vous dans le dédale de la kissaria (marché couvert) située entre le souk Smata (souk des babouches) et le souk Semmarine (souk du cuir). Dans de minuscules ateliers, des artisans y façonnent les sacs de la saison prochaine avec un savoir-faire transmis de génération en génération. Du matin au soir, l’endroit vibre au son des outils et des cris des vendeurs interpellant les passants en plusieurs langues. Tout est ici prétexte à attribuer un surnom à ceux qui s’arrêtent. Les clients qui reviennent sont accueillis chaleureusement et se voient souvent offrir un thé.

N’hésitez jamais à faire une halte si un objet vous plaît, ou simplement pour discuter, car il y a de faibles chances que vous repassiez au même endroit. Même les habitants et les cartographes les mieux équipés se perdent dans les ruelles de la médina. Avec près de 3 000 derbs (ruelles), les souks sont un véritable défi à la planification urbaine et à la cartographie par satellite. Il est possible de louer les services d’un guide, mais beaucoup sont liés à un marchand qui leur reverse une commission. Mieux vaut donc s’y perdre seul afin de goûter aux joies d’un véritable marchandage, sans hésiter à s’avouer vaincu ou à revenir sur ses pas. Et lorsque vous émergerez finalement des souks, ébloui par le soleil sur la place Djemaa el-Fna, offrez-vous un verre de jus d’orange bien mérité après ces âpres transactions.

Le quartier de Bab Doukkala

On aime ses ruelles paisibles et son quartier d’habitation.
Éloignez-vous un peu des souks pour flâner dans les derbs où vivent les Marrakchis, loin de l’agitation des boutiques. Pour cela rien de tel que Bab Doukkala.
Bab Doukkala, Marrakech

À la découverte de Bab Debbagh

On aime les tanneries et les sanctuaires de marabouts.
Les tanneurs s’affairent dans la partie nord-est de la médina, où des sanctuaires de marabouts (les saints, dans la religion musulmane) continuent de faire l’objet de dévotions. On constate ici que les traditions continuent d’occuper une place majeure dans la vie moderne des Marrakchis.

Plongée au cœur des souks

On aime les ateliers d’artisans et les marchés locaux.
Le quartier marchand de Marrakech ne se résume pas au souk Semmarine et au souk el-Kebir. Baladez-vous dans le souk Haddadine, domaine des ferronniers, sans oublier d’aller jusqu’aux qissariat (marchés couverts), pour découvrir les étals qui vendent autre chose que des souvenirs.
Souk des ferronniers, Marrakech

Les galeries d’art de Guéliz

On aime les galeries d’art et les cafés. 
Guéliz, dans la ville nouvelle, abrite une vie culturelle totalement différente. Ce quartier foisonnant de galeries d’art et de cafés animés reflète la scène artistique montante.

Place Djemaa el-Fna

Profiter du spectacle permanent de la plus célèbre place de Marrakech

Voici près d’un millénaire que la place Djemaa el-Fna peut se vanter d’offrir en permanence le plus grand spectacle à ciel ouvert qui soit. Les animations et le halqa (théâtre de rue) qui s’y déroulent n’ont en effet jamais cessé depuis l’époque où cette place était utilisée pour les exécutions publiques, ce qui lui valut son nom signifiant « assemblée des morts ».

Le rideau se lève sur le premier acte vers 9h, lorsque les vendeurs de jus de fruits arrivent avec leurs charrettes chargées d’oranges, que les fabricants de potions et les tatoueurs au henné s’installent sous leur parasol et que commence le ballet des piétons tentant d’esquiver les scooters et les carrioles tirées par des ânes. Les vendeurs d’eau, reconnaissables à leur coiffe frangée, arpentent déjà la place armés de leurs récipients métalliques, posant de bonne grâce pour les photographes en échange de quelques dirhams.

Le second acte débute dans l’après-midi avec l’arrivée des artistes : les charmeurs de serpents tirent de leur flûte des sons dissonants pour l’oreille humaine mais apparemment irrésistibles pour la gent reptilienne, tandis que des acrobates enchaînent sauts périlleux et pyramides humaines sous l’œil des groupes attablés dans les cafés. Les musiciens gnaouas sont bien souvent les vedettes lorsqu’ils se lancent en faisant tourner les pompons de leur fez (chapeau) dans des chants syncopés au rythme des tambours et des castagnettes.

Au crépuscule, les conteurs tiennent le public en haleine avec le récit d’anciennes légendes arabes, racontées avec force gestes. Astrologues, guérisseurs et danseuses du ventre s’installent aux abords de la place, alors investie par une centaine d’étals de nourriture dont s’échappent d’odorantes fumées. Le tout offre un spectacle inoubliable qui a valu à la place Djemaa el-Fna d’être inscrite en 2001 au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Médersa Ali Ben Youssef

S’extasier devant le talent des artistes Marocains

Selon les connaisseurs, la beauté des palais de Marrakech n’est rien comparée aux merveilles édifiées à la gloire d’Allah. Les mosquées et les zaouïas (sanctuaires sacrés) ne sont certes pas accessibles aux non-musulmans, mais la médersa Ali ben Youssef suffit à elle seule à justifier cette affirmation. Fondée au XIVe siècle sous la dynastie des Mérinides, cette école coranique était autrefois la plus vaste d’Afrique du Nord. Dans le couloir d’entrée, levez les yeux pour admirer les coupoles en bois de cèdre richement sculpté et les balcons en moucharabieh (grille en bois ouvragée). Dans la cour, les arcades de style hispano-mauresque sont ornées de splendides zelliges (carreaux émaillés) à cinq couleurs. Remarquez aussi les ornements calligraphiques en stuc, de style coufique irakien, aux lettres très travaillées prenant la forme de feuilles et de nœuds. De quoi rester sans voix ou s’exclamer, comme auraient pu le faire les étudiants de la médersa : Allah akbar (Allah est grand).

Les 130 chambres de l’école accueillirent jusqu’à 900 étudiants, avec alors une seule salle de sanitaires. À l’étage, une chambre de 3 m2 donnant sur la cour offre un aperçu de la manière dont ils vivaient, avec un matelas, de quoi écrire, un pupitre pour y poser le Coran et une plaque chauffante pour la cuisine. Concurrencée par les écoles coraniques de Fès, la médersa ferma ses portes en 1962.

Tombeaux saadiens

Revivre l’âge d’or de Marrakech

On dit que l’on n’emporte pas ses richesses dans sa tombe. Pourtant, le sultan saadien du XVIe siècle Ahmed el-Mansour el-Dahbi a fait mentir l’adage. Surnommé « le Victorieux », en raison de ses succès militaires contre le Portugal et le Soudan, et « le Doré » pour les richesses qu’il tirait du commerce du sucre, il fit couvrir d’or le plafond de la salle des Douze Colonnes, au somptueux décor de stuc et de marbre, afin que son futur tombeau soit digne de sa gloire.

Le sultan possédait une nombreuse famille et tenait à ce que ses innombrables femmes, enfants, proches et serviteurs l’entourent même dans la mort, d’où la présence de plus de 170 tombes dans son mausolée. Dans le jardin, les petites sépultures ornées de zelliges sont celles de ses épouses, de ses fidèles conseillers juifs et d’autres relations. Les princes saadiens les plus importants sont enterrés dans la salle des Trois Niches et dans la cour. La mère du sultan possède son propre mausolée, étroitement gardé par des chats errants.

El-Mansour mourut au milieu de ce faste en 1603. Le sultan alaouite Moulay Ismaïl décida de faire murer les tombeaux afin d’éloigner des esprits le souvenir de ses prédécesseurs. Accessibles par un petit passage depuis la mosquée de la casbah, ils tombèrent dans l’oubli avant d’être redécouverts en 1917.

Minaret de la Koutoubia

Écouter le chant mélodieux du muezzin s’élever du sommet de la Mosquée de la Koutoubia

Cinq fois par jour, une voix s’élève au-dessus du vacarme de la place Djemaa el-Fna : il s’agit de celle du muezzin, lançant depuis le minaret de la Koutoubia son adhan (appel à la prière) vers les quatre points cardinaux afin de rappeler aux fidèles l’heure des salah (prières quotidiennes). Là où d’autres sont moins ponctuels, oublient parfois une sourate (verset coranique) ou s’éclaircissent la gorge, le chant du muezzin de la Koutoubia, récité d’une traite avec une diction et une mélodie parfaites, est un modèle de maîtrise.

Symbole de Marrakech, le minaret de 70 m de haut édifié au XIIe siècle a servi de modèle architectural à la Giralda de Séville et à la tour Hassan de Rabat. Illustration monumentale du décor mauresque, il se distingue par ses proportions mathématiques, ses arcs festonnés et ses merlons (crénelures) dentelés. À l’origine, le minaret était couvert du plâtre rose typique de Marrakech. Lors de sa restauration en 1990, les spécialistes décidèrent de conserver son aspect authentique et ses pierres apparentes. La mosquée de la Koutoubia est interdite aux non-musulmans, mais il est possible de visiter ses jardins, lieu idéal pour écouter de près l’appel du muezzin.

Palais de la Bahia

Admirer les plafonds en bois décorés du palais de « La Belle »

Voici ce que l’on peut construire en s’attachant les services des meilleurs artisans marocains pendant quatorze ans. Commencée vers 1860 par le grand vizir Si Moussa, puis embellie entre 1894 et 1900 par le vizir Abu Ahmed, la décoration qui a valu son nom à la Bahia (la Belle) couvre l’intégralité de l’édifice : plafonds en bois peint, doré et marqueté, ornements en stuc astucieusement inclinés pour rencontrer le regard,… Certains observateurs pointilleux affirment que les zelliges polychromes auraient pu être ajustés avec plus de précision.

Seule une partie des huit hectares et des 150 chambres du palais est ouverte au public. Il est toutefois possible de visiter le harem, dépourvu de mobilier mais richement orné, qui abritait jadis les quatre épouses et 24 concubines d’Abu Ahmed, ainsi que la grande cour d’honneur où se pressait la foule implorant la clémence du vizir. De 1908 à 1911, le chef de guerre Madani Glaoui élut domicile à la Bahia jusqu’à ce que le protectorat français réquisitionne les lieux pour y installer ses généraux. L’endroit est toujours utilisé par le souverain actuel, Mohammed VI, pour y recevoir des invités de marque, depuis des chefs de gouvernement jusqu’au rappeur P. Diddy.

Les Hammams

Se détendre dans les vapeurs d’un hammam traditionnel

Chaleur, gommage et argile sont les ingrédients du rituel de beauté marocain traditionnel. Garder une peau souple et douce dans un climat aussi rude nécessite des soins, et les Berbères suivent cette recette quasi inchangée depuis près d’un millénaire. Une fois installé dans la salle chaude du hammam, une tebbaya (masseuse) vous enduit le corps de savon noir, fabriqué à base d’huile de palme et d’olive et enrichi d’huiles essentielles. Ce savon nettoie les pores de la peau de toutes ses impuretés. Après quelques minutes passées dans la salle la plus chaude, le résidu de savon est gommé à l’aide d’un kessa (gant rugueux) exfoliant, qui entraîne avec lui toutes les peaux mortes (les néophytes seront surpris par leur quantité). Vous voilà alors prêt pour un rhassoul (masque d’argile appliqué sur le cuir chevelu et parfois sur le corps) apaisant, avant un rinçage à l’eau de fleur d’oranger et l’application d’une huile d’argan émolliente.

L’efficacité de ce rituel ne fait plus aucun doute lorsque l’on sait qu’au VIe siècle, les califes omeyyades appréciaient tout particulièrement les femmes berbères pour leur beauté. Ils les enfermèrent d’ailleurs en nombre dans leurs harems royaux.

Jardin Majorelle

Déambuler parmi les innombrables cactus du jardin Marocain d’yves Saint Laurent

Ce splendide jardin fut créé dans les années 1920 par le peintre Jacques Majorelle. Féru de botanique, il y fit planter des centaines d’essences rares et exotiques et édifier une villa Art déco accueillant à la fois ses ateliers et sa résidence privée. En 1980, Yves Saint Laurent et son associé Pierre Bergé rachetèrent le jardin et la villa, qui abrite désormais le musée d’Art islamique.

Le jardin, bien qu’achevé en 1924, possède un aspect remarquablement moderne grâce à ses touches de couleurs vives savamment disposées. Les bougainvillées fuchsia contrastent avec le jaune éclatant de leurs cache-pots, les cactus verts se détachent telles des sculptures sur le fond bleu outremer des murs de la villa, et les poissons rouges sont autant de petits éclairs zébrant l’eau vert pâle des bassins.

Pour apprécier au mieux la réussite artistique du lieu, visitez-le à midi ou par une journée d’été éclatante, lorsqu’il ressemble à un mirage dans le désert. Les tons bleus et verts semblent étancher la soif, les buissons de bambous bruissent au moindre souffle de vent et les tortues nonchalamment installées sous les ponts invitent à la paresse.

Dar Si Saïd

S’inspirer des décorations intérieures d’un palais converti en musée

Selon la rumeur, Si Saïd, frère du grand vizir Abu Ahmed, ne brillait guère par son intelligence. Pourtant, à en juger par son palais, il était doté d’un goût très sûr. Tandis qu’Abu Ahmed pressait ses maâlems (maîtres artisans) de terminer au plus vite le palais de la Bahia, Si Saïd laissa aux siens le temps de peaufiner leur travail. Résultat, là où la Bahia brille par une luxueuse exubérance pâtissant parfois de quelques finitions trop hâtives, le Dar Si Saïd est un modèle d’élégance et de maîtrise. Les artisans se sont surpassés dans la salle nuptiale de l’étage, couvrant les murs, les balcons des musiciens et le plafond d’une joyeuse profusion d’ornements aux motifs floraux.

Le Dar Si Saïd présente aussi une collection bien entretenue d’œuvres du sud du Maroc, groupées par type d’objets. Les visiteurs peuvent ainsi apprécier l’ingéniosité des artisans marocains et les subtiles variations dans la réalisation des flacons de khôl ou des dagues ornées d’incrustations. Les portes sculptées, bien que de style similaire, se distinguent par de minutieux détails qui permettent presque d’imaginer la famille vivant derrière chacune d’elles. Les balançoires et les vieux ustensiles culinaires vous feront revoir vos principes en matière de sécurité.

Les festins Marocains

Se régaler des multiples petits plats de la diffa marocaine

La véritable diffa (festin) marocaine s’ouvre sur une entrée composée de trois à sept salades à base de légumes cuits, aubergines cuites à feu doux ou betteraves sucrées-salées, parfois suivies d’une pastilla (feuilleté au pigeon). Arrivent ensuite les viandes grillées, mijotées et/ou servies dans de délicates sauces au smen (beurre clarifié épicé), puis la semoule aérienne, parfumée au safran et accompagnée de légumes de saison. En dessert, optez pour une simple salade d’oranges à la cannelle ou une copieuse pastilla sucrée (à la crème et aux amandes).

Selon la tradition familiale, la nourriture est présentée dans des plats collectifs où chacun se sert. Dans les restaurants, lors des mariages ou des grandes fêtes familiales, discussions animées et musiciens viennent régulièrement ponctuer le défilé des plats.

Attention : certains restaurants-palais tentent parfois de détourner l’attention des clients de leur assiette remplie d’une triste tambouille de cafétéria avec des spectacles laser, des danseuses du ventre fort distrayantes et des décors surchargés tout droit sortis de la lampe d’un génie. Ne vous laissez pas berner par ces pâles imitations et sachez qu’une diffa digne de ce nom doit comprendre trois à cinq plats, tous préparés à la commande et cuits à la perfection, qu’ils soient à la carte ou inclus dans un menu.

Musée de Marrakech

Contempler les collections archéologiques et ethnographiques d’un palais Marrakchi

Si les murs de ce palais du XIXe siècle pouvaient parler, ils nous apprendraient beaucoup sur les intrigues qui se nouèrent ici pendant le règne bref et troublé du sultan Moulay Abdelaziz, de 1894 à 1908. Tandis que son ministre de la Défense, Mehdi Mnebhi, courtisait la noblesse européenne, recevant même une médaille des mains de la reine Victoria, la perfide Albion complotait avec la France pour se partager les richesses nord-africaines. Quand le sultan céda le contrôle du pays à la France et à l’Espagne, Mnebhi dut se retirer précipitamment à Tanger, laissant le pacha anglophile el-Glaoui faire main basse sur son palais. Réquisitionné par l’État après l’Indépendance, il devint en 1965 la première école pour filles de Marrakech.

Ce palais immaculé, restauré avec goût par la Fondation Omar Benjelloun, est aujourd’hui un havre de sérénité. Les arcades du patio intérieur sont flanquées par des galeries d’art traditionnel, qui accueillent des expositions temporaires (tapis du Haut Atlas et artisanat juif marocain dernièrement). Ne manquez pas le hammam d’origine, composé de plusieurs salles chauffées à différentes températures. En revanche, la charmante douira verte et blanche suscitera davantage de controverses, avec ses expositions temporaires d’art moderne au goût incertain – entre miniatures pop-art pakistanaises et portraits italiens de clowns éminemment kitsch.

Source Lonely Planet




    La gastronomie à Cuba

    Gastronomie et Cuisine

    La gastronomie à Cuba

    Cuisine traditionnelle cubaine
    Il y a peu de temps encore, Cuba était plus le pays du rationnement que de la gastronomie. Puis le retrait de Fidel Castro a eu l’effet d’une révélation. Réformes politiques et économiques aidant, la création culinaire, longtemps muselée par l’État, profite pleinement de ce renouveau. La révolution des fourneaux est en marche. 

    Révolution culinaire à Cuba

    Reléguée à l’arrière-ban de la scène culinaire internationale, la table cubaine fut longtemps réputée frugale, voire largement raillée pour ses portions congrues, ses uniques sandwichs jambon-fromage insipides, ses sempiternels poulets frits jusqu’à l’os. Depuis les réformes économiques de 2011 et l’autorisation accordée aux restaurants privés (jusque-là limités à 12 couverts) de s’agrandir et de se diversifier, le tableau a totalement changé. C’est même une révolution. Les voyageurs autrefois dépités par la cuisine cubaine et qui se consolaient avec cigares et rhum se régalent désormais de poulet au miel, de savoureuses sauces Béchamel et de versions revisitées des plats cubains traditionnels comme la ropa vieja (bœuf émincé épicé). Surfant sur cette tendance, La Havane et d’autres villes regorgent de nouveaux restaurants privés expérimentant recettes et ingrédients jusqu’ici inédits dans le pays. Enfin libérés du joug du rationnement des années 1990, les chefs cubains s’essaient désormais à la cuisine fusion ou à des cuissons rosées, agrémentant aussi leurs menus de mets comme le caviar d’aubergine.
    Pour une première visite et des papilles habituées à la variété et à l’abondance des mets, il n’y a rien de fantastique. Mais pour ceux qui ont connu Cuba au début des années 2000, la surprise est de taille.

    La cuisine cubaine, fruit de 5 siècles de mélange

    Tout comme la musique et l’architecture, la cuisine cubaine est le fruit de diverses saveurs, recettes et techniques culinaires transmises par les voyageurs successifs venus sur l’île depuis l’époque de Christophe Colomb et Diego Velázquez. Une sorte de marmite bouillonnante remplie d’ingrédients importés d’Espagne, d’Afrique, de France, de la culture taïno et d’autres îles des Caraïbes, que l’on aurait laissés mijoter pendant cinq siècles.
    Des Taïnos, la cuisine cubaine a conservé les légumes racines indigènes de l’île, yuca (manioc) et patates douces, ou encore les fruits telle la goyave. Les Espagnols ont laissé en héritage leur penchant pour le porc, le riz, les épices, et leurs techniques de friture. Quant aux esclaves africains, ils ont fait découvrir à Cuba les différentes manières de cuisiner les bananes plantains, ainsi que le congrí (riz et haricots aux épices préparés dans une même casserole). Enfin, Cuba partage avec ses voisins insulaires le goût inimitable de la cuisine caribéenne que l’on retrouve dans le sofrito, une sauce tomate agrémentée d’oignons, poivre, ail, feuilles de laurier et cumin.
    Cuisine traditionnelle cubaine
    Toutes ces saveurs mêlées, ces traditions culinaires marinées pendant des siècles ont donné ce qu’on appelle désormais la cuisine “cubaine”, simple, généreuse et saine, raisonnablement épicée (au cumin et à l’origan en priorité) tout en étant très parfumée. Le rôti de porc est le mets de choix, suivi de près par le poulet frit ou rôti, souvent relevé de sauces au citron ou au miel. L’élément marin n’étant jamais loin, langouste, crabe, crevettes, aguja (espadon) et pargo (vivaneau) abondent, autant de saveurs marines adorées par les Cubains. Le riz accompagne prioritairement tous les plats, souvent associé à des haricots (noirs dans le premier plat, rouges dans le second) pour confectionner le moros y cristianos ou le congrí. Autre mets phare : les légumes racines, souvent accompagnés de plantains, cuisinés de mille et une façons.
    En saison, les avocats cubains sont un régal et les fruits tropicaux abondants. Le petit-déjeuner des casas particulares débute généralement par la traditionnelle quinte fruitée – banane, papaye, mangue, ananas et goyave. Sur ces cinq fruits, seuls la goyave et l’ananas étaient présents sur l’île avant l’arrivée des Espagnols. Bananes et mangues sont un apport colonial venu d’Asie, tandis que les papayes viennent d’Amérique du Sud.
    Fruits sur un marché à Cuba
    Ne quittez pas Cuba sans avoir goûté au plat national, la ropa vieja, au rôti de porc avec ses accompagnements, au picadillo (bœuf haché aux olives et aux câpres), aux tostones (plantains frites deux fois) et aux moros y cristianos.

    Histoire du rhum à Cuba

    Au milieu du XIXe siècle, les Cubains sont devenus les pionniers de la distillation du rhum en transformant avec succès l’aguardiente, eau-de-vie grossière et non raffinée consommée par les marins et les pirates de la région en un “Ron Superior” doux et blanc employé aujourd’hui dans des cocktails chics tels que le mojito et le daiquiri. À l’origine de cette métamorphose se trouve l’expérimentation menée en 1862 par un Catalan, Don Facundo Bacardí Massó (1814-1886), dans sa “rhumerie” de Santiago de Cuba (un ancien entrepôt portuaire), en laissant macérer l’excellente canne à sucre produite dans la région pour la distiller et produire une nouvelle sorte de rhum vieux, délicat, frais et fruité au palais. Ce fut un succès quasi immédiat et Bacardí devint très vite synonyme de rhum, la famille catalane jouant désormais d’influence dans les affaires du pays jusqu’à l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir au début des années 1960. Bacardí, dynastie et entreprise, quitta alors Cuba pour les Bermudes, la marque disparaissant pour toujours du marché cubain. Mais la rhumerie fondée par Don Facundo produit toujours le Ron Caney local, fameux “rhum de la révolution”, mis à vieillir dans les anciens tonneaux Bacardí.
    Cuba libre, rhum à Cuba
    Autre célèbre dynastie cubaine de producteurs de rhum, un peu moins prospère que la première, les Arechabala ont fui Cuba en 1973 après la saisie par le gouvernement révolutionnaire cubain de l’entreprise familiale Havana Club, fondée un siècle plus tôt à Cárdenas par José Arechabala. Aujourd’hui, Club Havana représente 40% des ventes d’alcool à Cuba.
    Outre la fabrique de Ron Caney à Santiago et celle de Havana Club désormais installée à Santa Cruz del Norte près de La Havane, Cuba compte plus de 100 distilleries de rhum. Les gens du cru vous parleront très probablement du Ron Santiago de Cuba, du Ron Mulata (fabriqué à Villa Clara) ou du Ron Varadero.
    Le rhum cubain est produit à partir de la mélasse, un résidu du raffinage de la canne à sucre. Sa fabrication à Cuba a été supervisée par des générations de maestros romeros (maîtres rhumiers), qui doivent posséder au moins 15 années d’expérience dans la dégustation de rhum. La couleur (brun, ambré ou blanc) et l’âge (ñejo) caractérise le rhum. Les bons rhums peuvent avoir 3 ans comme 14 ans d’âge. Si les visiteurs ont une préférence pour les cocktails à base de rhum (toujours du rhum blanc), les Cubains apprécient plus le rhum brun et sec, servi sans glace, à l’arôme plus pur.

    Spécialités régionales

    Caibarién

    Cette petite ville de la province de Villa Clara est la capitale cubaine du crabe.

    Baracoa

    Un univers à mille lieues du reste de Cuba. Cucurucho (mélange de miel, noix de coco, goyave et noix), bacán (tamal ou papillote farcie de purée de banane, de crabe et de noix de coco), teti (minuscule poisson endémique du Río Toa) et lechita (sauce coco épicée) figurent parmi les spécialités.

    Playa Larga et péninsule de Zapata

    Dans le sud de la province de Matanzas, hôtels et casas particulares servent du ragoût de crocodile (élevé pour la consommation).

    Bayamo

    Les ostiones (huîtres, le plus souvent à la sauce tomate) se mangent couramment dans les rues de la grande ville du Granma.

    Oriente

    Le congrí (riz aux haricots rouges assaisonné de cumin, poivre et porc) vient de l’est de Cuba, aux influences africaines. À l’ouest, on trouve davantage les moros y cristianos (aux haricots noirs, sans porc).

    Las Tunas

    Berceau de la caldosa, épaisse soupe aux légumes racines, poulet et épices.

    emps réputée…

    Source : Lonely Planet




      Cuba côté plage et plongée !

      Cuba, reine de la plongée et du snorkeling !

      Baie des cochons, playa Giron, Cuba

      S’il est une activité reine à Cuba, c’est bien la plongée. Le pays compte nombre sites de plongéé exceptionnel.

      Les meilleurs endroits – les Jardines de Reina, María la Gorda et la Isla de la Juventud – sont tous assez reculés et demandent un peu d’organisation. La côte sud, la plus abritée, arrive en tête pour la limpidité de l’eau et la stabilité des conditions climatiques. Toutefois, la côte nord, qui offre un accès facile à l’un des plus grands récifs coralliens au monde, n’est pas en reste.
      Plonger à Cuba est particulièrement agréable, car l’eau n’est pas polluée, la visibilité est très bonne (en moyenne 30 à 40 m), la température de l’eau idéale (24°C), les coraux et les poissons sont abondants, les sites faciles d’accès (notamment quelques-uns, splendides, que l’on peut rejoindre depuis la plage) et les fonds marins sont émaillés de fascinantes épaves (Cuba était un point névralgique sur la route des galions aux XVIIe et XVIIIe siècles, et les tempêtes et attaques de pirates en ont envoyé bon nombre par le fond).

      5 spots pour plonger à Cuba

      Maria la Gorda

      Un site isolé, de réputation internationale, prisé pour ses grottes, ses tombants, l’abondance de son corail noir et ses conditions de plongée idéales.

      Punta Francés

      Passages, tunels, épaves, eaux claires et vie marine extrêmement variée : la Isla de la Juventud ne compte pas moins de 56 stupéfiants spots de plongée.

      Baie des cochons

      Les plongées les plus accessibles de Cuba, avec un tombant corallien de 70-80 m sur 35 km de long à environ 50 m du rivage. On y trouve aussi plusieurs cenotes (gouffres inondés) d’eau douce et d’eau salée.

      Jardines de la Reina

      Un écosystème marin pratiquement vierge au large d’un archipel inhabité, où les plongeurs (qui ont réservé) sont hébergés sur un hôtel flottant.

      Playa Santa Lucia

      À 1,5 km au large se trouve une des barrières de corail les plus longues au monde. Le clou de ce spectacle sous-marin ? Le repas des requins.

      Playa Santa Lucia, province de Camaguey, Cuba

      Clubs de plongée à Cuba

      Cuba compte 25 clubs reconnus répartis sur 17 zones de plongée. Ils sont pour la plupart gérés par Marlin Náutica y Marinas, mais vous en trouverez également certains administrés par Gaviota (7-204-5708 ; gaviota@gaviota.cu ; Av. 47 n°2833, entre Calle 28 et Calle 34, La Havane), Cubanacán Náutica (7-833-4090 ; www.cubanacan.cu) et Cubamar (7-833-2523 ; www.cubamarviajes.cu).
      Si les équipements varient d’un centre à l’autre, dans l’ensemble, les prestations sont professionnelles et l’on veille à la sécurité (présence d’une équipe de secours). Le bât blesse en revanche dans le domaine du respect de l’environnement. À chacun donc d’apprendre les règles de la plongée responsable. Outre qu’ils sont certifiés par Scuba Schools International (SSI), American Canadian Underwater Certification (ACUC) et la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS), la plupart des moniteurs de plongée parlent plusieurs langues : l’espagnol, bien sûr, mais aussi souvent le français, l’anglais, l’allemand et l’italien. En raison de l’embargo américain, le brevet PADI (Professional Association of Diving Instructors) n’est pour le moment pas proposé à Cuba.
      Les plongées et les cours affichent des tarifs comparables dans tout le pays. Comptez 30-45 CUC la plongée (remise à partir de 4 ou 5 plongées). Les cours pour l’obtention d’un brevet coûtent 310-365 CUC. Enfin, les cours des hôtels-clubs) ou les cours d’initiation reviennent à 50-60 CUC.
      Snorkeling, Province de Pinar del Rio, Cuba

      Faire du snorkeling à Cuba

      Nul besoin de descendre dans les profondeurs, ou de plonger avec une bouteille, pour admirer l’aquarium tropical de Cuba. Il suffit de barboter avec masque et tuba de la Playa Larga à la Caleta Buena, aux alentours de Cienfuegos ou le long du récif de Guardalavaca. À Varadero, une sortie snorkeling est organisée tous les jours vers Cayo Blanco, où les eaux sont translucides et les poissons tropicaux abondants. Si vous préférez mener vos explorations en solo, vous pourrez enfiler un masque à Playa Coral, à 20 km de là.
      On peut aussi rejoindre d’excellents spots de snorkeling en bateau au large de la Isla de la Juventud et de Cayo Largo. Si vous comptez plonger souvent, n’hésitez pas à emporter votre matériel : celui que vous louerez sur place est en général en mauvais état et vous ne pourrez en acheter que de piètre qualité.

      Les plus belles plages de Cuba

      Les plus belles plages de Cuba offrent des paysages idylliques pour les amateurs de farniente sous le soleil des Caraïbes. Que vous soyez plus sable blanc ou gros rouleaux poussés par le vent, plage déserte ou station balnéaire, la plus grande île des grandes Antilles vous offrira les expériences dont vous avez toujours rêvé dès votre premier voyage à Cuba

      1. Playa Pilar, plage paradisiaque de Cuba

      Régulièrement présentée comme la plus belle plage de Cuba (et des Caraïbes), cette sublime étendue doit sa réputation à son sable blanc fin comme de la poussière de diamant et à ses dunes de 15 m de haut constellées de sentiers invitant à les explorer. La mer y est chaude, peu profonde, avec de nombreuses possibilités de snorkeling. Une véritable plage de carte postale sans hôtels en arrière-plan… pour l’instant.

      2. Varadero, la plus grande 

      Un ruban de sable ininterrompu de 20 km fait de Varadero la plus grande station balnéaire des Caraïbes et la tête de proue de l’activité économique la plus importante de Cuba : le tourisme. Si l’authenticité et le charme cubains ne sont pas présents, les voyageurs trouveront là de quoi faire relâche le temps de quelques jours.

      Plage de Varadero, Cuba

      3. Playa Maguana, l’irrésistible 

      Bien qu’elle ne soit plus le paisible refuge d’autrefois, cette plage caribéenne relativement peu exploitée conserve une grande part de sa magie. Elle est essentiellement fréquentée par des Cubains désireux de s’amuser. De gros rouleaux poussés par le vent et des nuages gris-bleu rendent irrésistible la plus belle plage de Baracoa.

      Playa Maguana, Cuba

      4. Playa Pesquero, la splendide 

      Même à 200 m au large, l’eau ne vous arrive qu’à la taille… Tout ce qu’on imagine quand on parle de plage paradisiaque est réuni ici.

      5. Playa Sirena, la protégée

      La plus belle plage de Cayo Largo del Sur (et peut-être de Cuba), la Playa Sirena, (2 km de sable blanc extrêmement fin) est orientée à l’ouest, protégée des vagues et du vent. Cette longue plage, sur une île privée, est dédiée aux touristes.

      Playa Sirena, Cuba

      6. Playa Los Pinos, plage déserte à cuba

      Source : Lonely Planet

       

        Eté austral : Expériences à vivre en Nouvelle-Calédonie

        Eté Austral Reportages

        8 expériences à vivre en Nouvelle-Calédonie

        Instants de vie en tribu en Nouvelle-Calédonie

        Des paysages sauvages et variés, une flore et une faune marine qui vous laisseront sans voix, une gastronomie et une culture vivace… La Nouvelle-Calédonie est un terrain de jeu hors-pair pour les aventuriers en quête de sensations inédites. Tour d’horizon de nos coups de cœur.  

        1. Vivre l’isolement dans des paysages superbes

        La population est très inégalement répartie en Nouvelle-Calédonie : près des deux-tiers des calédoniens vivent à Nouméa tandis que la densité de population n’est que de 14 habitants au km2. Passé la grande ville, c’est donc un jeu d’enfant de trouver une plage ou un paysage de brousse désert ou presque, et de profiter des joyaux naturels du Caillou au calme, loin des foules et du bruit !

        Paysages de savanes à niaoulis dans la Pointe Nord, Nouvelle-Calédonie

        2. Explorer le lagon en palmes-masque-tuba ou en plongée sous-marine

        Voilà 8 ans que le lagon calédonien est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco et cela ne doit rien au hasard ! Son immense récif corallien et ses eaux limpides abritent une faune et une flore marine si spectaculaire qu’il n’est même pas nécessaire de savoir plonger pour admirer de superbes coraux colorés, des poissons perroquets, des poissons clowns, des raies-aigles, des tortues, des picots rayés, des loches… Gare à vous, après cela, vous ne rêverez plus que d’y remettre la tête !

         

        Échappée en snorkeling, Nouvelle-Calédonie

        3. Goûter au kava dans un nakamal

        Le kava est une boisson amère et quelque peu euphorisante concoctée à partir d’une espèce proche du poivrier. Il est servi dans des demi-noix de coco dans des nakamals, des bars à kava signalés par une lampe rouge. Notre conseil : vous y rendre en fin de journée dans le secteur de Nouville à Nouméa, pour profiter des couchers de soleil enchanteurs.

        Pause kava, Nouvelle-Calédonie

        4. Se plier à la « coutume » dans une tribu

        Le mot « coutume » désigne l’ensemble de règles qui dictent la vie des kanaks en tribu. Pour le visiteur de passage, l’une d’entre elles consiste à demander au chef de tribu la permission de visiter le site de son clan et, en signe de respect, de lui offrir un petit présent (morceau d’étoffe, vivres, petit billet…). On appelle cela « faire la coutume ». Ce préalable vous permettra de rompre cordialement la glace et d’exposer vos envies de découvertes au sein de la tribu.

        5. Savourer un bougna traditionnel

        Le bougna est la spécialité culinaire kanak par excellence et il est plutôt réservé aux grandes occasions. C’est un délicieux plat de viandes ou de fruits de mer noyés dans du lait de coco, accompagné de légumes et tubercules locales (igname, patates douces, taro…). Il doit cuire très lentement et au moins deux heures dans un four en terre. La préparation est placée sur un lit de pierres entouré de cailloux chauffé à blanc sous un tapis de feuilles recouvert de terre. Il faut le commander au moins 24h à l’avance ou vous devrez vous contenter d’une version en cocotte, moins goûteuse.

        Plat de bougna, Nouvelle-Calédonie

        6. Vivre comme Robinson sur son îlot

        L’archipel kanak a la particularité de compter de nombreux îlots qui sont parfaits pour se couper du vacarme de la ville. Ces confettis de terre posés sur le lagon sont souvent bordés de superbes plages de sable fin et de patates de corail idéales pour observer les poissons. Facilement accessible en taxi boat, une demi-douzaine d’entre eux sont par exemple aux portes de Nouméa : l’îlot Larégnère, l’îlot Ténia, l’îlot Signal… Il n’est pas rare que les Nouméens s’y retrouvent entre amis ou en famille pour fêter un anniversaire, faire un pique-nique et même camper sur place.

        7. Observer la sculpture kanak dans les musées ou en plein-air

        Les kanaks excellent particulièrement dans la sculpture sur bois, avec notamment les flèches faîtières, ces totems ornés de symboles. Taillées dans des troncs d’arbre, ces sculptures parent souvent les grandes cases et peuvent servir de palissade quand elles sont regroupées. Vous en observerez tout au long de vos pérégrinations, mais pour en voir de très beaux spécimens, direction Vao sur l’île des Pins ou bien le musée de Nouvelle-Calédonie et le centre culturel Tjibaou à Nouméa.

        Flèche faîtière sur la route provinciale nord 5, Nouvelle-Calédonie

        8. Flâner sur le marché de la Moselle à Nouméa

        Chaque dimanche matin, c’est comme si le tout-Nouméa s’y était donné rendez-vous. On adore l’ambiance de la buvette où joue souvent un groupe de musique locale, les étals de fruits et de légumes bigarrés, l’artisanat, mais surtout, l’impressionnant marché aux poissons où vous trouverez d’excellents sashimis à peu de frais.

        Marché de la Moselle à Nouméa, Nouvelle-Calédonie

        Source : Lonely Planet

         




          A la découverte de l’ancien Dubaï

          Idées de voyage

          A la découverte de l’ancien Dubaï

          dubai-cityscape

           

           

           

           

           

           

           

           

           

           

           

          Deira est l’un des quartiers les plus anciens et les plus évocateurs de DubaïLoin des tours crevant le ciel de la ville moderne, son univers se caractérise davantage par ses souks… Plus au nord, bordé également par Dubai Creek, le quartier de Bur Dubai permet de découvrir le passé de la ville au Dubai Museum et lors d’une balade dans les quartiers historiques restaurés d’Al-Fahidi et de Shindagha. Voici 2 itinéraires de promenade pour découvrir ces quartiers et Dubaï comme un habitant.

           

          1. Les souks de Deira

          Ce quartier est l’un des plus anciens et des plus pittoresques de Dubaï. Il est préférable de l’explorer à pied. C’est un dédale de ruelles animées, au désordre charmant, où abondent étals et boutiques. L’ambiance y est enfiévrée le soir. Notre itinéraire englobe les principaux bazars et intègre quelques sites d’intérêt historique et patrimonial.

          Itinéraire des souks de Deira

          Départ : souk aux épices ; station d’abra de Deira Old Souq
          Arrivée : souk couvert ; station Baniyas Square
          Longueur : 2 km / 3 heures

          1. Des épices

          Dès que vous débarquez de l’abra (bateau-taxi en bois), des effluves enivrants vous attirent vers le souk aux épices. Dans les allées de ce petit marché couvert, où résonne le son guttural de l’arabe, les marchands font l’article de mille denrées – herbes médicinales, épices exotiques ou encens.
          Souk aux épices, Dubai

          2. De l’histoire

          En chemin vers l’Heritage House, vous passerez devant des magasins de riz et de fruits et légumes secs. Ces grossistes commercent surtout avec l’Iran, transportant leurs marchandises sur des dhows. La maison, qui a appartenu jadis à un marchand de perles, est un bel exemple de demeure émiratie. Ses expositions traitent de l’histoire et de la culture de Dubaï.

          3. Une école

          Juste à côté, pénétrez dans l’Al-Ahmadiya School, plus ancienne école publique de Dubaï. Elle a été fondée par le fameux marchand de perles qui vivait dans la demeure voisine. Elle jouxte une minuscule place flanquée d’un hôtel historique, d’une vieille mosquée et de petites échoppes.

          4. De l’or

          Continuez dans Al-Ahmadiya St puis à droite dans Old Baladiya St, jalonnée de grossistes. Ceux-ci vendent des ghutra (foulards blancs des Émiratis), des sandales et des produits chinois. Plus loin sur la gauche, vous trouverez l’entrée du célèbre souk de l’or, dont les boutiques regorgent de bijoux, des simples boucles d’oreilles aux créations élaborées pour la dot des jeunes filles.

          5. Des parfums

          Ensuite, suivez Sikkat al-Khail St puis prenez à gauche Al-Soor St. C’est le cœur du souk aux parfums, une série de boutiques vendant des attar (parfums) arabes et de l’oud (bois parfumé). Revenez sur vos pas pour prendre 107th St, où les vendeurs vantent vêtements à prix réduit et souvenirs kitsch.

          6. De tout

          Nichées au sud-est de 107th St, les minuscules allées du souk couvert constituent un labyrinthe de petites échoppes. On y vend de tout, des tissus aux narguilés. C’est un lieu propice à la flânerie, pour observer les clients en plein marchandage ou dénicher une bonne affaire à l’occasion.

          Une petite faim ?

          Les amateurs de viande pourront s’offrir un festin à l’Afghan Khorasan Kabab (04-234 0999 ; près de Deira St ; plats 22-39 AED ; 12h-1h ; station Baniyas Sq). L’occasion de manger avec les doigts, installé sur les tapis du majlis (salon d’accueil), à l’étage. Dans une ruelle derrière la mosquée de Naif.

          2. Au bord de l’eau à Bur Dubai

          Cette promenade dans les plus vieux quartiers de Dubaï commence par Al-Fahidi, où vous pourrez déambuler dans les étroites ruelles et jeter un coup d’œil dans les maisons aux tours à vent rénovées. Elle couvre plusieurs des sites traditionnels les plus intéressants de la ville et donne un aperçu du Dubaï de jadis sans mall, ni gratte-ciel, ni piste de ski.
          Bur Dubai, Dubai

          Itinéraire à Bur Dubai

          Départ : quartier historique d’Al-Fahidi ; station Al-Fahidi
          Arrivée : quartier historique de Shindagha ; station Al-Ghubaiba
          Longueur : 3 km / 3-4 heures

          1. Des tours à vent

          Commencez par une balade tranquille dans les ruelles étroites d’Al-Fahidi, l’un des plus anciens quartiers de Dubaï, et observez l’architecture des tours à vent. Faites un tour dans les petits musées comme le Coffee Museum ou l’Alserkal Cultural Foundation, et ne manquez pas la cour fleurie de XVA, à la fois café, galerie d’art et boutique de souvenirs, ou celle de l’Arabian Tea House.

          2. De l’histoire

          Terminez la visite du quartier historique par la Majlis Gallery, plus ancien espace d’exposition artistique de Dubaï. Poursuivez vers l’ouest via Al-Fahidi St, rue animée qui conduit au Dubai Museum. Une heure sur place vous fera découvrir l’histoire, le patrimoine et l’urbanisation de cette ville en plein essor. Prenez à gauche en sortant du musée, et contemplez les détails architecturaux de la Grande Mosquée coiffée de l’un des plus hauts minarets de la ville.
          Musée de Dubaï, fort Al Fahidi, Dubaï

          3. Heure hindoue

          Empruntez la ruelle qui longe la mosquée sur la droite, continuez tout droit sur quelques pas, puis tournez à gauche dans Hindi Lane. Cette ruelle bigarrée recèle des échoppes minuscules qui vendent tout un tas d’objets religieux qui serviront d’offrandes dans le temple situé plus haut. Au bout de la ruelle, tournez à droite pour rejoindre Creekside Plaza, qui dévoile une vue superbe sur les allées et venues des abras et des boutres.

          4. Au marché

          Revenez sur vos pas et prenez à droite sous les arcades en bois du souk de Bur Dubai, où l’on vend tissus et babioles. Une fois à la station d’abra de Bur Dubai, suivez le front de mer jusqu’au quartier historique de Shindagha, jalonné des demeures restaurées de la famille régnante de Dubaï.
          Souk de Bur Dubai, Dubai

          5. Des clichés

          Plusieurs de ces demeures abritent maintenant des musées thématiques, comme le Camel Museum et le Traditional Architecture Museum. Toutefois, l’édifice incontournable est la splendide Sheikh Saeed al-Maktoum House, dont les expositions comportent une fascinante collection de photographies anciennes de Dubaï. Si votre séjour coïncide avec l’Aïd ou le Dubai Shopping Festival, ne manquez pas l’animation des Heritage and Diving Villages.

          Une petite faim ?

          Doté d’une très belle vue sur le Creek, le Bait Al Wakeel (04-353 0530 ; souk de Bur Dubai, front de mer ; mezze 12-30 AED, plats 35-120 AED ; 12h-23h ; station Al-Ghubaiba) sert des plats libanais tels que des falafels et de l’houmous, ainsi qu’un choix de jus de fruits et de thés.

          Source :Lonely Planet




            Sicile : Randonnées et Parc régionaux

            Idées de voyage

            Sicile : les plus beaux parcs régionaux

            Laurier-rose et cascade dans les gorges de l'Alcantara, Sicile

            Sicile : les plus beaux parcs régionaux

            Au-delà de ses plages somptueuses et de sa gastronomie réputée, la Sicile offre des paysages grandioses à l’intérieur des terres. Rien n’est comparable à l’ascension du volcan du Stromboli sur les îles Éoliennes, à l’escalade du mont Etna, ou à la visite des réserves et parcs naturels siciliens.  Découvrez les meilleures randonnées sur la plus grande île de la Méditerranée. La Sicile possède aussi de nombreux paysages naturels protégés, parmi lesquels on compte 79 réserves naturelles, six zones marines et un marais protégés. D’une vaste superficie et tous dotés de nombreux lieux d’hébergement et de restauration, les parcs sont très différents les uns des autres et méritent chacun quelques jours de visite.

            1. Parco dell’Etna, célèbre volcan de Sicile

            Riches en vignobles, les pentes du volcan produisent l’Etna DOC, l’un des 22 vins siciliens portant la dénomination d’origine contrôlée. Nombre d’établissements vinicoles de la région, dont Gambino (095 227 26 78 ; www.vinigambino.it) près de Linguaglossa, permettent de déguster les crus locaux. Sur le flan est de l’Etna, la bourgade de Zafferana Etnea possède une longue tradition d’apiculture, et 35% du miel italien provient de ses ruches. Pour goûter la spécificité de sa production à base de fleurs d’oranger, de châtaigner et de citronnier, visitez Oro d’Etna.
            Vignoble dans le parc naturel de l'Etna, Sicile

            2. Parco Fluviale dell’Alcantara, fleuve sicilien

            Baignade, pique-nique, balades en quad, randonnée et canyoning. Dans l’arrière-pays, à 15 km de Giardini-Naxos, les Gola dell’Alcantara, hautes de 25 m, sont traversées par la rivière homonyme (al qantara signifie “pont” en arabe). Ces étranges formations rocheuses symétriques résultent du contact entre une coulée de lave brûlante et l’eau, qui provoqua l’éclatement du basalte. Spectaculaire, l’endroit mérite le détour. Le site fait désormais partie du parc botanique et géologique Terralcantara, lui-même dans le périmètre du parc fluvial de l’Alcantara.
            Gorges de l'Alcantara, Sicile

            3. Parco Regionale dei Nebrodi et ses villages traditionnels

            Créé en 1993, le Parco Regionale dei Nebrodi (www.parcodeinebrodi.it) représente la seule région boisée de cette taille en Sicile. Il constitue ce que l’auteur sicilien Gesualdo Bufalino appelle “une île dans l’île”, ponctuée de villages traditionnels isolés et guère visités. Entre 1 200 m et 1 500 m d’altitude, la forêt compose un paysage où hêtres, chênes, ormes, frênes, chênes-lièges, érables et ifs servent d’habitat à la faune sauvage sicilienne : porcs-épics, chevaux de San Fratello, chats sauvages et oiseaux de proie (aigle royal, faucon lanier, faucon pèlerin et vautour fauve). Quant aux hauts pâturages, ils ont toujours accueilli des communautés rurales qui pratiquent l’élevage.
            Alcara Li Fusi, parc régional des Nebrodi, Sicile

            4. Parco Naturale Regionale delle Madonie et son superbe panorama

            Savourez le magnifique panorama et les paysages tranquilles du Parco Naturale Regionale delle Madonie (www.parcodellemadonie.it) couvrant 400 km2. Le point culminant des monts Madonie (Monti Madonie) est le pic Carbonara (1 979 m), deuxième plus haut sommet de Sicile après l’Etna – et le parc régional comprend des fermes, des villes et des stations de ski. Les saisons y sont très marquées : l’été, les fleurs sauvages tapissent les flancs de la montagne, l’automne dépose des champignons sauvages et teinte de riches nuances les feuillages de la forêt, l’hiver les pistes de ski sont noires de monde et juin et juillet offrent des températures parfaites.
            Parc naturel régional des Madonies, Sicile

            Idées randonnées et trek en Sicile

            1. Piano Battaglia

            Savourez le magnifique panorama et les paysages tranquilles du Parco Naturale Regionale delle Madonie, couvrant 400 km2. Le point culminant des monts Madonie (Monti Madonie) est le pic Carbonara (1 979 m), deuxième plus haut sommet de Sicile après l’Etna – et le parc régional comprend des fermes, des villes et des stations de ski.
            Parc naturel régional des Madonies, Sicile

            2. Mont Etna

            Dominant le paysage de l’est de la Sicile, l’Etna (3 329 m) est le point culminant de l’Italie au sud des Alpes et le plus haut volcan actif d’Europe. Son activité quasi constante se traduit par des éruptions fréquentes. Les plus spectaculaires se produisent dans les quatre cratères du sommet, mais les fissures et les cratères anciens à flanc de montagne se manifestent plus souvent et présentent un danger supérieur.
            Versant Nord du Mont Etna, Sicile

            3. Vulcano

            La randonnée jusqu’au cratère (391 m) peut aisément s’entreprendre sans guide. Si possible, partez tôt le matin, muni d’un chapeau, de crème solaire et d’eau. Comptez environ 1 heure jusqu’au bord inférieur du cratère (290 m), avec, à la clef, une vue sur le cratère fumant incrusté de cristaux rouges et jaunes. On peut descendre au fond du cratère par un sentier abrupt, ou mieux encore, continuer à grimper autour de la crête pour jouir d’un panorama remarquable sur le chapelet d’îles au nord.
            Vue sur l'île de Vulcano, Sicile

            4. Réserve naturelle du Zingaro

            Protégée de l’urbanisation par les militants locaux, la tranquille réserve naturelle du Zingaro fut la première réserve de Sicile, fondée en 1981. Elle est devenue la grande curiosité du golfe, fréquentée par des amoureux de la nature et des amateurs de plein air, italiens comme étrangers, de plus en plus nombreux.
            Crique située dans la réserve naturelle du Zingaro, Sicile

            5. Stromboli

            Expérience incontournable pour les amoureux de la nature et les volcanologues amateurs, l’ascension du Stromboli est strictement réglementée depuis 2005. On ne peut pas monter sans guide au-delà de 400 m d’altitude. Des randonnées encadrées partent tous les jours, afin d’arriver au sommet (924 m) pour admirer le coucher du soleil et l’activité volcanique pendant 45 minutes.
            Le Stromboli, volcan situé sur les îles Éoliennes, Sicile

            6. Valle dell’Anapo

            Pour découvrir une campagne sauvage et préservée, visitez la Valle dell’Anapo (vallée de l’Anapo), une profonde gorge de calcaire. Une fois au fond, vous pouvez laisser votre voiture près de la cabane de la Commission forestière et marcher à travers bois, une promenade facile ; les sentiers signalés “B” sont un peu plus ardus.

            Vallee dell'Anapo, Nécropole de Pantalica, Sicile

            7. Réserve naturelle de Torre Salsa

            À environ 5 km à l’ouest de Realmonte, vous pourrez marcher dans la réserve naturelle Torre Salsa, gérée par le WWF, où des sentiers bien balisés offrent des vues panoramiques sur les montagnes et la côte alentour. La superbe plage Torre Salsa, accessible par l’entrée nord de la réserve, est idéale pour se détendre.
            Source : Lonely Planet




              Safari au Sri Lanka

              Safari au Sri Lanka

              Léopard au parc national de Yala, Sri Lanka

               

              Le Sri Lanka est l’un des pays d’Asie du Sud les plus intéressants pour l’observation de la faune. L’île possède une surprenante variété d’habitats et d’espèces en regard de sa superficie. Vous serez certainement impressionné par la vue de grandes hardes d’éléphants, de léopards farouches, de bancs de dauphins, de centaines d’oiseaux colorés et de récifs peuplés de poissons multicolores le long des plagesSuivez nos conseils pour organiser votre safari et profiter des superbes espaces sauvages du Sri Lanka !

              Où observer les animaux au Sri Lanka ?

              Demandez-vous d’abord quels animaux vous voulez voir et le type de safari que vous souhaitez faire. Le parc national de Yala, au sud-est, figure par exemple au programme de nombreux voyageurs ; si les léopards se montrent davantage qu’ailleurs, la visite prend souvent des airs de cirque avec un minibus derrière l’autre à la recherche des félins. Pour voir un léopard dans une ambiance plus calme (avec moins de chances), essayez le parc national de Wilpattu.

              Famille de singes au parc national de Yala, Sri Lanka

              Parcs nationaux et réserves

              Il y a plus de 2 000 ans, des souverains éclairés interdirent toute activité humaine dans certains secteurs. Pratiquement toutes les provinces de l’ancien royaume de Kandy possédaient des udawattakelle (sanctuaires), où les animaux et les plantes prospéraient sans être dérangés.
              Aujourd’hui, les parcs et les réserves regroupent des sanctuaires traditionnels, ceux créés par les Britanniques et des secteurs récemment aménagés, comme les corridors pour les éléphants. Couvrant environ 8% du territoire, une centaine d’espaces sont surveillés par le gouvernement et répartis en trois types : les réserves naturelles interdites aux visiteurs, les parcs nationaux, accessibles sous conditions, et les réserves avec habitations autorisées. Le Sri Lanka compte aussi deux sanctuaires marins, le Bar Reef, à l’ouest de la péninsule de Kalpitiya, et le parc national de Hikkaduwa.

              Hors des sentiers battus

              L’État sri lankais contrôle 82% du territoire. Cet espace est régi par un ensemble de lois destinées à empêcher les activités destructrices et à protéger les zones sensibles, comme les nombreuses forêts naturelles.
              Pour éviter la surfréquentation de certains parcs, n’hésitez pas à vous tourner vers des lieux moins connus mais tout aussi beaux. La visite de Lunugamvehera (qui relie les parcs nationaux de Yala et d’Uda Walawe, permettant aux éléphants de circuler entre les deux) peut remplacer celle de Yala, et Wasgomuwa se substituer à Gal Oya ou Minneriya.
              Le Sri Lanka comprend actuellement trois bandes côtières reconnues par la convention de Ramsar sur les zones humides : le parc national de Bundala ; l’estuaire du Madu Ganga (915 ha) près de Balapitiya, à 80 km au sud de Colombo sur l’A2, qui abrite l’une des dernières mangroves intactes ; et la réserve naturelle d’Annaivilundawa, à l’ouest de l’A3 à 100 km au nord de Colombo, un ensemble d’anciens réservoirs d’eau douce aménagés par l’homme qui hébergent aujourd’hui une fabuleuse biodiversité.
              Pour des listes de réserves hors des sentiers battus, contactez les services gouvernementaux de conservation ou consultez le site de LOCALternative Sri Lanka (www.localternative.com).
              Éléphants au parc national de Yala, Sri Lanka
              Guêpier d'Orient au parc national de Bundala, Sri Lanka
              Crocodile au Sri Lanka

              Quand partir au Sri Lanka ?

              Si les animaux peuvent s’observer toute l’année, la meilleure saison correspond généralement à la principale saison touristique, de novembre à avril. À cette époque, tous les grands parcs sont ouverts et l’absence de pluies pousse les animaux à se rassembler autour des points d’eau, facilitant l’observation (surtout de février à début avril). Si vous venez durant la mousson du sud-est, de mai à octobre, visitez les parcs proches des cités anciennes et dans l’est de l’île.

              Comment réserver votre safari ?

              Il est extrêmement facile d’organiser un safari dans les principaux parcs nationaux et autres secteurs protégés. Des conducteurs de jeeps proposent habituellement leurs services dans la ville la plus proche ou à l’entrée des parcs, et les hôtels peuvent également organiser des safaris. Il suffit généralement d’arriver la veille, de préciser vos souhaits et de négocier le prix. Dans tous les parcs, les droits d’accès sont payés à l’entrée.

              Source : http://www.lonelyplanet.fr




                Eté austral découvrez de Rio de Janeiro

                Idées Voyages

                Eté austral découvrez Rio de Janeiro

                Les plus belles plages de Rio

                Les plages de Rio de Janeiro enchantent depuis longtemps les visiteurs. Merveilleux terrain de jeu insouciant de la cité, c’est là que les Cariocas de tous horizons viennent se retrouver et se distraire entre les vagues vigoureuses du rivage et les pics verdoyants qui dominent l’ancienne capitale du Brésil. Vivez au rythme de Rio en vous prélassant sur l’une des 5 plus belles plages de la « ville merveilleuse »…

                1. Ipanema, plage culte de Rio

                Vous avez sans doute fredonné la mélodie suave The Girl from Ipanema et vu des photos de son cadre unique, mais rien n’est comparable à la sensation de fouler le sable doré de la plage la plus célèbre de Rio. Elle est le grand terrain de jeu de la ville, gratuit et ouvert à tous, avec son lot de distractions, du jogging le long du rivage au farniente en sirotant une agua de côco (eau de coco), un œil attentif à l’animation de la plage.

                2. Copacabana, croissant de sable

                Magnifique rencontre entre la terre et la mer, la très longue plage de Copacabana dessine une courbe de quelque 4 km. Tout du long, on s’y adonne à diverses activités : des footballeurs survoltés entonnent l’hymne de leur équipe, Cariocas et touristes se pressent pour siroter des caïpirinhas aux kiosques, des enfants des favelas fanfaronnent en jouant au ballon et des vendeurs de plage font l’article de leurs produits entre les corps bronzés.

                3. Praia Vermelha et son incroyable panorama

                Nichée près de la station de téléphérique du Pain de Sucre, cette petite plage est un incontournable de Rio. Au pied du Morro da Urca, l’étroite Praia Vermelha bénéficie d’une vue superbe sur la côte rocheuse. Elle doit son nom (vermelha signifie rouge) à son sable grossier. Protégée par le promontoire, elle est baignée par une eau habituellement calme.

                4. Barra da Tijuca, perle rare de Rio

                C’est la perle de Barra : sa plage, longue de 12 km, et baignée d’une eau d’un bleu étincelant. Bars et restaurants de poisson sont alignés sur les premiers kilomètres de son extrémité est. La jeunesse branchée se retrouve devant la barraca (stand) n°1, dans le secteur appelé Praia do Pepê, du nom d’un célèbre champion du monde carioca de parapente décédé lors d’une compétition au Japon en 1991.

                5. Praia da Prainha, plage sauvage

                À l’écart, la Praia da Prainha s’étire sur 700 m juste après Recreio. C’est l’un des meilleurs spots de surf de Rio ; les surfeurs y viennent donc nombreux affronter les vagues. Elle est l’une des plages les plus isolées et les mieux préservées parmi celles proches de la ville. Elle bénéficie d’un emplacement magnifique, entourée de montagnes et d’une végétation dense. Cette plage est difficile d’accès en transports en commun. Mieux vaut s’y rendre en voiture ou en taxi, en prévoyant du temps en raison de la circulation parfois dense.

                Tout comprendre des plages de Rio…

                Une foule métissée

                Bien que le mélange soit parfaitement démocratique, des postos (postes de sécurité) divisent la plage en différentes sections, qui attirent chacune une catégorie particulière, qu’il s’agisse des gamins des favelas, des amateurs de volley-ball, des familles huppées ou de la jeunesse dorée.

                Les joies du sport

                Le sport est l’un des grands attraits du bord de mer, et se décline à l’infini sur l’eau comme sur le sable : surf ou stand-up paddle ; jogging, vélo ou rollers sur la promenade en bord de plage ; football, volley-ball et futevôlei (un sport typiquement brésilien combinant volley-ball et règles du football – interdiction d’utiliser les mains !). Le frescobol, un jeu de raquettes, où les deux joueurs tentent de faire le plus d’échanges possible, est également apprécié.

                Détente et animation

                Beaucoup de Cariocas vont à la plage pour se détendre et profiter de l’animation. Entre le sable, la mer, les marchands ambulants, les passants et les sportifs, ils peuvent lézarder au soleil sans s’ennuyer une seule seconde.

                Nos conseils pour aller À la plage à Rio de Janeiro !

                • Laissez vos objets de valeur à l’hôtel. Ne prenez que l’argent nécessaire pour la journée.
                • Au diable la serviette ! Utilisez un kanga (paréo) ou mieux, asseyez-vous sur une chaise pliante. Les hommes restent debout ou s’asseyent sur le sable.
                • Choisissez votre endroit ; repérez une barraca (stand) qui vous plaît pour y louer transat et parasol.
                • Inutile d’apporter nourriture ou boissons ; faites vivre les vendeurs locaux.

                Où faire la fête à Rio de Janeiro ?

                Quel que soit le soir de la semaine, vous pourrez profiter de la trépidante vie nocturne de Rio : bars en plein air en bordure de lac, petits bars de quartier (botecos) accueillants, bistrots festifs dans les rues coloniales du Centro, kiosques de plage, bars-lounge et clubs chics parsèment toute la ville. Découvrez les lieux où faire la fête jusqu’au bout de la nuit à Rio !

                1. La scène festive de Rio

                Comme dans la plupart des villes du monde, plusieurs tendances se dessinent selon les affinités des noctambules (mannequins, surfeurs, branchés, hippies, bobos, etc.), même s’il n’est pas rare que les frontières se brouillent. La population fortunée de la Zona Sul privilégie généralement les clubs huppés de Gávea et de Barra, tandis qu’une foule alternative fréquente les discothèques de Botafogo. Les bars et les salles de bal de Lapa attirent des fêtards de tous les milieux, tous unis dans l’amour de la samba.
                Les établissements apparaissent et disparaissent, et les meilleures soirées sont souvent des événements exceptionnels organisés dans des lieux uniques ; une source locale est précieuse pour des informations d’actualité. Si vous lisez un peu le portugais, consultez le supplément Veja Rio du magazine Veja, qui paraît le dimanche. Rio Show, l’encart consacré aux loisirs dans l’édition du vendredi du journal O Globo, comporte également une longue liste d’adresses.

                2. Botecos et brasseries

                Pour se faire une idée de la vie nocturne de Rio, familiarisiez-vous d’abord avec l’un des emblèmes socioculturels de la ville : le boteco. Ces bars détendus, ouverts sur la rue, sont installés à tous les coins de rue et attirent une clientèle très diverse. Les Cariocas de tous milieux socioculturels s’y retrouvent autour d’une chope (bière à la pression) bien fraîche ou d’une caïpirinha (cocktail à base de cachaça, de citron vert et de sucre), pour flirter et échanger les derniers ragots tandis que des serveurs en nœud papillon évoluent parmi la foule.
                Si chaque Carioca a son équipe de foot favorite, chaque habitant a également son boteco préféré. Les botecos varient du petit bistrot sans prétention, où l’on sert des canettes de bière aux clients attablés autour de simples tables en plastique, au bar classique, ouvert depuis plusieurs générations, avec boiseries et peintures murales et cocktails élaborés.
                Quel que soit l’endroit que vous choisirez, vous constaterez qu’une part importante est accordée à la nourriture. En effet, les Cariocas classent les bars non seulement en fonction des boissons et de l’ambiance, mais aussi de la carte.
                Dernièrement, l’offre brassicole s’est considérablement améliorée du fait de l’essor des brasseries artisanales dans tout le pays. De nouveaux bars servant d’excellentes bières de microbrasseries locales et nationales ont ouvert dans toute la ville, et les Cariocas se découvrent une nouvelle passion pour ces bières.

                3. Clubs et discothèques à Rio de Janeiro

                Rio compte d’excellents endroits où remuer son bunda (popotin). Les DJ sortent des bacs les derniers tubes de house, drum‘n’bass et hip-hop, ainsi que des mix typiquement brésiliens comme l’électro-samba et la bossa-jazz. Outre les DJ locaux, la ville attire des gourous du vinyle de São Paulo, New York et Londres lors des grands événements. Des flyers annonçant les soirées dance sont disponibles dans les boutiques d’Ipanema et Leblon, et dans les magasins de surf de la Galeria River, à côté de la Praia Arpoador. Vous ferez des économies
                en vous inscrivant sur la liste des invités – cela consiste généralement à simplement ajouter son nom à la liste de la soirée sur la page Facebook du club.

                L’essentiel pour sortir à Rio !

                Heures d’ouverture

                Bars

                De 18h à 2h du lundi au vendredi, à partir de 12h le samedi et le dimanche. La plupart des établissements restent ouverts plus tard (habituellement jusqu’à 4h) les vendredis et samedis soir.

                Clubs et discothèques

                De 23h à 5h du jeudi au samedi.

                Prix

                Prix des consommations

                Une bière pression coûte de 6 à 10 R$, un cocktail de 14 à 22 R$, voire plus de 30 R$ dans les bars-lounge les plus chers. La plupart des bars ajoutent 10% de service.

                Entrée en club et discothèque

                Les prix varient ; généralement, les femmes paient moins cher que les hommes. Les soirées du vendredi et du samedi sont les plus chères. En moyenne, comptez 50 R$ pour les hommes et 30 R$ pour les femmes
                le week-end.

                Admission

                • Le code vestimentaire n’a rien de strict dans les clubs. Un short et des baskets propres sont acceptés, contrairement aux tongs et au maillot de bain.
                • Les groupes d’hommes auront du mal à entrer. Essayez d’inviter quelques femmes.
                • Arrivez avant minuit pour éviter la foule.

                La sélection de Lonely Planet

                Palaphita Kitch

                Cocktails aux saveurs amazoniennes et vue paisible sur le lac (2227-0837 ; www.palaphitakitch.com.br ; Av. Epitácio Pessoa s/n ; 18h-1h).

                Canastra

                Bar de quartier accueillant tenu par des Français, avec d’excellents plats et boissons (Rua Jangadeiros 42 ; 18h30-1h mardi-samedi).

                Bar dos Descasados

                Bar-lounge romantique en plein air avec vue sur les collines (3380-0200 ; Rua Almirante Alexandrino 660 ; 12h-minuit).

                Comuna

                Espace créatif au tiercé gagnant : art, musique et bières artisanales (3029-0789 ; www.comuna.cc ; Rua Sorocaba 585, Botafogo ; 18h-2h mardi-dimanche).

                Complex Esquina 111

                Excellents cocktails et clientèle élégante dans ce bar branché d’Ipanema (Rua Maria Quitéria 111 ; 12h-minuit dimanche-jeudi, 12h-3h vendredi-samedi).

                Estrelas da Babilônia

                Vue époustouflante depuis la terrasse haut perchée de ce bar de la favela Babilônia (Ladeira Ary Barroso ; 17h-23h mardi-jeudi et dimanche, 17h-3h vendredi-samedi).

                Pour plus d’infos : http://www.lonelyplanet.fr

                 




                  Novembre, le mois pour payer moins cher son billet d’avion !

                  Bugdet voyage

                  Novembre, le mois pour payer moins cher son billet d’avion !

                   

                  Trouver un vol pas cher, c’est possible ! On arrête de s’arracher les cheveux devant nos ordinateurs et de passer des heures à envisager tous les scénarios possibles et on réfléchit… Deux éléments sont clés pour avoir des billets d’avion à petit prix : le moment où l’on part en vacances et celui où l’on réserve son vol. Le comparateur de voyages Skyscanner explique comment les choisir. 

                  1. Quand partir en vacances pour que cela coûte moins cher ?

                  Selon les périodes de l’année, le prix des billets d’avions fluctue. Sans surprise, c’est le mois d’août, suivi de près par juillet puis décembre, qui présente les vols les plus chers avec des tarifs 21% supérieurs au prix moyen. Éviter de partir ces 3 mois n’est pas toujours évident on vous l’accorde, mais si vous pouvez les esquiver, ne vous en privez pas ! Novembre reste sans conteste le mois le plus intéressant pour partir à moindre coût : les pris des billets d’avion sont 13% inférieurs au prix moyen. Janvier, février, mars et septembre restent également de très bonnes options.

                  Et si vous devez absolument partir en été ? Voici deux indications pour 2016 :
                  – semaine la moins chère de l’été pour prendre l’avion : du 29 août au 4 septembre.
                  – semaine la plus chère de l’été pour prendre l’avion : du 1er au 7 août.

                  2. Quand acheter son vol pour le payer le moins cher possible ?

                  Si vous vous posiez encore la question, sâchez-le : attendre la dernière minute pour obtenir un vol à petit prix s’avère être une mauvaise idée. Le jour J, le prix d’un billet est 25% plus cher que la moyenne.
                  30 semaines à l’avance, voilà le moment idéal pour faire des économies sur vos billets d’avion ! À cette période, les prix sont 9% moins chers qu’en moyenne. Si vous n’êtes pas le roi de l’anticipation, rassurez-vous, 7 semaines à l’avance c’est également intéressant avec des tarifs 7% moins chers.


                   Source Lonely planet




                    Le meilleur de l’Asie à découvir

                    Idée Voyages Découvertes

                    Le 10 meilleurs lieux de l’Asie à découvrir

                    Shanghai, Chine

                    Vous prévoyez un voyage en Asie cette année mais ne savez quelle destination choisir ?  voiv un liste on exhaustive de  villes les plus exaltantes du continent, traversé la touffeur des jungles et nagé dans les eaux merveilleuses à la recherche des lieux les plus incontournables. Le choix a été difficile… Le top 10 se compose de classiques à redécouvrir, de régions grouillant d’animation et de destinations lointaines dont vous n’avez probablement jamais entendu parler.

                    1. Shanghai, Chine

                    Quel peut bien être aujourd’hui le centre du monde ? Sans nul doute Shanghai, dont les quelque 24 millions d’habitants savent mieux que personne prendre du bon temps. Ils s’adonnent à la danse de salon dans les parcs, savourent de délicates infusions dans des maisons de thé séculaires ou des assiettes de dumplings au vinaigre. Joignez-vous à eux ! Les nombreux bars à cocktails et microbrasseries qui ont fleuri parmi les gratte-ciel parés de néons témoignent de l’atmosphère internationale de la ville.

                    Mais Shanghai n’a pour autant pas perdu son âme : les rues bordées de shikumen grouillent de vie, tandis que le long du Bund se dressent de majestueux édifices Art déco. Cette année est marquée par l’arrivée du premier parc Disney en Chine continentale et la fin de la construction de la très attendue Shanghai Tower, deuxième tour la plus haute du monde.

                    2. Hokkaidō, Japon

                    Si la poudreuse légendaire d’Hokkaidō fait sa renommée, elle aveugle les visiteurs qui en oublient que l’île la plus septentrionale du Japon déborde de charme été comme hiver. Ses montagnes sauvages invitent à la randonnée à pied, à vélo ou à moto ; les villages d’altitude recèlent d’onsen (sources thermales) et les eaux glacées poissonneuses de fruits de mer exceptionnels – crabes, oursins et pétoncles notamment.

                    Depuis cette année, Hokkaidō est desservie par le nouveau Shinkansen (TGV) reliant le port d’Hakodate (au sud) à Tokyo, accessible en illimité avec le Japan Rail Pass. La ligne sera bientôt prolongée jusqu’à la dynamique Sapporo, capitale provinciale qui accueillera l’an prochain les Jeux asiatiques d’hiver.

                    2. Shanghai, Chine

                    Quel peut bien être aujourd’hui le centre du monde ? Sans nul doute Shanghai, dont les quelque 24 millions d’habitants savent mieux que personne prendre du bon temps. Ils s’adonnent à la danse de salon dans les parcs, savourent de délicates infusions dans des maisons de thé séculaires ou des assiettes de dumplings au vinaigre. Joignez-vous à eux ! Les nombreux bars à cocktails et microbrasseries qui ont fleuri parmi les gratte-ciel parés de néons témoignent de l’atmosphère internationale de la ville.

                    Mais Shanghai n’a pour autant pas perdu son âme : les rues bordées de shikumen grouillent de vie, tandis que le long du Bund se dressent de majestueux édifices Art déco. Cette année est marquée par l’arrivée du premier parc Disney en Chine continentale et la fin de la construction de la très attendue Shanghai Tower, deuxième tour la plus haute du monde.

                    3. Jeonju, Corée du Sud

                    Au cœur de Jeonju se cache l’un des villages traditionnels les mieux conservés de Corée. On y trouve des centaines de maisons en bois aux gracieux avant-toits recourbés, abritant de fascinants musées, maisons de thé et ateliers d’artisans. Pourtant, si vous dites à un Coréen que vous partez pour Jeonju, il vous vantera certainement la gastronomie du lieu plutôt que son architecture. Établie de longue date en Corée, la réputation culinaire de la ville a fini par dépasser les frontières, et l’Unesco l’a promue Ville de la Gastronomie en 2012. Le berceau du plus célèbre plat coréen, le bibimbap – riz et légumes surmontés de pousses de soja, de gelée de haricots mungo et de tartare de bœuf – attire désormais une foule plus juvénile grâce à sa cuisine de rue qui gagne rapidement du terrain.

                    4. Îles Con Dao, Vietnam

                    Les îles Con Dao sont passées de l’obscurité à la lumière : après avoir abrité pendant plusieurs décennies un bagne sordide, cet archipel est devenu l’une des destinations les plus populaires de l’Asie émergente. Devenu parc national en 1984, il abrite notamment des jardins coralliens comptant parmi les plus beaux spots de plongée du Vietnam, des forêts tropicales peuplées d’animaux qui séduisent les randonneurs, et un littoral parsemé de magnifiques criques de sable blanc. Plusieurs cafés-bars loufoques ont ouvert dans le village historique de Con Son pour satisfaire les globe-trotteurs toujours plus nombreux, tandis que le luxueux resort Six Senses est désormais prisé par la jet-set internationale.

                    Desservies par des vols plus nombreux en provenance d’Hô-Chi-Minh-Ville, les îles Con Dao sont l’endroit idéal pour déguster des fruits de mer frais, débusquer une plage paradisiaque et jouer les Robinson.

                    5. Hong Kong, Chine

                    Savant mélange de culture, de cuisine et de consumérisme, la métropole aux mille gratte-ciel continue de séduire. Hong Kong met désormais en valeur son patrimoine naturel, en particulier son géoparc classé au patrimoine mondial, qui s’étend au nord-est sur 50 km2. Outre la liaison en ferry avec le village de Lai Chi Wo, un bus fait la navette depuis mai 2016 entre le village de Sai Kung et les formations géologiques séculaires. Jadis presque abandonné, le village connaît un vrai renouveau et les villageois reviennent y proposer des circuits nature et des cours de cuisine.

                    Pendant ce temps, au cœur de la jungle urbaine, des artistes redonnent des couleurs aux quartiers anciens tels que Sham Shui Po, et des restaurants haut de gamme comme Fish School et Kin’s Kitchen se tournent vers les produits locaux, à l’aube du 20e anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine.

                    6. Ipoh, Malaisie

                    Bien que peu connu, ce haut lieu culinaire de Malaisie a pris de l’allure depuis que quelques cafés raffinés sont apparus dans la vieille ville. Ipoh doit notamment son renouveau au surnaturel Sekeping Kong Heng, hôtel conceptuel équipé de mansardes en verre et de chambres sur le toit dépourvues de murs. Des cafés artistiques comme Roquette, Burps & Giggles et Everyday Lifeshop se sont installés non loin, parmi les kedai kopi (cafés) à l’ancienne et les élégants édifices coloniaux. Toutefois, les gourmets plébiscitent toujours les classiques : le poulet aux germes de soja croquants de Lou Wong et le tau fu fah (gâteau de tofu) de Funny Mountain.

                    Plusieurs escapades sauvages vous attendent dans les environs. Notamment l’observation des oiseaux à vélo dans le parc naturel de Kinta, le rafting en eaux vives près de Gopeng ou les temples perchés sur les falaises et l’odorante Gaharu Tea Valley. La renaissance d’Ipoh attirera à coup sûr de nouveaux visiteurs.

                    7. Pemuteran, Indonésie

                    En glissant sur les eaux turquoise entourant l’île de Menjangan, au large de la pointe nord-ouest de Bali, vous verrez soudain la surface irisée brouillée par une colonne de bulles… En effet, les plongeurs viennent y admirer l’un des plus beaux récifs de corail d’Indonésie. Ce paradis sous-marin (intégré au seul parc national de Bali) est la principale raison – mais pas la seule – de séjourner à  Pemuteran, dont les deux baies sont bordées de plages. La route qui relie le sud de l’île animé à ce site encore préservé est bordée de rizières vert émeraude… N’attendez pas que l’endroit soit pris d’assaut par les touristes ; profitez dès à présent de cette atmosphère hybride faite de sérénité, de complexes ornés d’œuvres d’art et de nouveaux restaurants créatifs.

                    8. Îles de Trang, Thaïlande

                    À l’instar de leurs plus célèbres voisines Phuket, Ko Phi-Phi et Ko Lanta, les îles de Trang, sur la côte d’Andaman, dégagent une énergie formidable, la foule en moins. Les plages de sable blond, parfois bordées de bungalows, scintillent au milieu des massifs karstiques couverts de jungle et les poissons aux couleurs de l’arc-en-ciel filent à travers les eaux bleu-vert. À cela s’ajoutent les transports toujours plus performants et quelques complexes hôteliers : les paisibles îles de Trang sont aussi appétissantes qu’un plat de pad thaï fumant.

                    Détendez-vous sur l’île huppée de Ko Kradan, faites du snorkeling parmi les récifs de corail au large de Ko Ngai ou des balades dans les rizières de Ko Sukorn. Explorez en kayak la grotte d’Émeraude de Ko Muk tel un pirate ou lancez-vous sur la piste des dugongs menacés d’extinction au large de Ko Libong et de ses mangroves. Ces îles assoupies sont pour l’heure superbement préservées, mais ne perdez pas de temps.

                    9. Meghalaya, Inde

                    Véritable Monde Perdu de l’Inde, Meghalaya (“la Demeure des nuages”) est un vaste plateau calcaire qui sépare la vallée du Brahmapoutre, dans l’État d’Assam, des plaines du Bangladesh. La pluie y est tellement abondante que la région est officiellement la plus humide de la planète. En cas d’averse, les fermiers s’abritent sous des paniers en forme de carapace de tortue. Toutefois, lorsque le ciel se dégage, on découvre sous le soleil de fougueuses cascades, des villages tribaux et des ponts vivants constitués de racines d’arbres dans la jungle.

                    Les possibilités de randonnée, d’escalade, de spéléo et de rafting ne manquent pas. Le tir à l’arc est quant à lui le sport de prédilection. Autrefois complètement ignorée par les touristes, cette région reculée, majoritairement chrétienne, suscite désormais leur intérêt. Meghalaya ne tardera sans doute pas à perdre sa tranquillité ; allez-y avant que les aventuriers n’envahissent les Khāsi Hills.

                    10. Taitung, Taïwan

                    Cerné par des collines verdoyantes et les eaux turquoise du Pacifique, cette ville est l’un des secrets les mieux gardés de Taïwan. C’est à Taitung, berceau de la culture indigène, qu’on vient faire la fête après les moissons, profiter des festivals de musique et siroter de l’alcool de millet doucereux. Pour le Nouvel An Chinois, Taitung accueille chaque année le festival le plus truculent de l’île, le “bombardement de Handan”. À cette occasion, on lance des pétards sur les volontaires qui défilent par les rues, torse nu, sur un palanquin.

                    L’été, la côte s’anime pour le Taiwan Open of Surfing, tandis que le ciel prend des couleurs lors du Festival international de montgolfières de Taïwan. En septembre, plongez jusqu’aux genoux dans les champs de lys orange, avant d’en déguster les pétales, frits et épicés. Très rurale, la région se prête également à l’observation des baleines et des étoiles, et aux balades à vélo.
                    À noter : Un puissant typhon a frappé Taitung le 8 juillet dernier, causant d’importants dégâts. Une opération de nettoyage est en cours. Il est cependant recommandé aux voyageurs de contacter leur gouvernement pour obtenir plus de détails.