Les plus beaux sites de plongée de Malte

Les plus beaux sites de plongée de Malte

Il n’est pas nécessaire d’aller au bout du monde pour des plongées de rêve. Longtemps resté un secret d’initié bien gardé, l’archipel de Malte et Gozo, au sud de la Sicile, a su valoriser son patrimoine sous-marin et séduit aujourd’hui des plongeurs en provenance de toute l’Europe.

La plongée à Malte

  • Un concentré de Méditerranée ! Tout ce que la Grande Bleue peut offrir de mieux aux plongeurs est réuni autour de cet archipel : des falaises calcaires percées de grottes sous-marines grandes comme des cathédrales, des arches titanesques, des tombants abrupts qui se perdent dans le bleu, une poignée d’épaves spécialement sabordées pour les besoins de l’activité, des centres à l’organisation bien rodée…
  • Les trois îles de l’archipel jouissent d’une situation exceptionnelle qui leur confère une visibilité comparable à celle d’une destination tropicale et présentent des conditions idéales pour les débutants et les formations : un climat agréable, une mer calme et chaude et une grande variété de sites intéressants, dont bon nombre sont accessibles du rivage.
  • Les plongées s’effectuent autour de l’île de Malte et plus encore, autour de Gozo, surnommée la perle de la Méditerranée. Toutes les deux sont accessibles à tous les niveaux.
  • La faune est abondante et variée. Les grottes, cheminées et crevasses forment des refuges naturels investis par une multitude de poissons : mérous, langoustes, bancs de sardines, poulpes, girelles, murènes, poissons-libellules, rascasses. Les spirographes, éponges et madrépores rouge-orangé tranchent avec le camaïeu de bleu limpide.

Les plus beaux sites de plongée

HMS Maori – Malte, La Valette, tous niveaux

Sous le fort Saint-Elme repose l’épave du Maori, un destroyer de 115 m de long, coulé en 1942. Il est en partie recouvert par des dépôts sableux mais les superstructures (dans lesquelles on peut pénétrer) servent de refuge à bon nombre d’espèces, dont des poulpes. La mise à l’eau s’effectue du bord. La profondeur ne dépassant pas 18 m, cette très belle plongée est donc accessible pour les petits niveaux.

Ahrax Point – Nord-ouest de Malte, tous niveaux

Au nord-est de Malte, un tunnel débouche sur une vaste grotte, un tombant majestueux et une faune variée. La mise à l’eau, depuis le bord, est très facile, et le site convient également au snorkelling. La profondeur moyenne d’évolution oscille entre 7 et 20 m.

Wied iz Zurrieq (la grotte bleue) – Sud-est de Malte, tous niveaux

Cette pittoresque vallée sous-marine truffée de multiples grottes est un régal pour les yeux, entre -10 et -30 m. Les grottes et les cavités, de toutes tailles, dans lesquelles s’abrite une faune bariolée, notamment des cardinaux, des saupes et des mérous, créent de belles ambiances.

Fungus rock – Ouest de Gozo, intermédiaire

Cet énorme rocher devant la baie de Dwejra fait le bonheur des amateurs de sensations fortes. Sous l’eau, le décor est aussi impressionnant qu’en surface : la falaise verticale descend jusqu’à une zone composée de chaos rocheux, à 60 m de profondeur. La roche est pleine de fissures et de trous, qui forment un habitat convoité par des gros mérous. Également beaucoup de multibranches, d’apogons et de vers.

Crocodile rock, ouest de Gozo, intermédiaire

L’aspect de ce bel écueil au ras des flots évoque celui d’un crocodile. Une partie de la roche est bordée par un plateau, vers – 10 m, mais le secteur le plus spectaculaire est à l’ouest, avec une falaise sous-marine qui dégringole à -38 m jusqu’à un fond d’éboulis rocheux. Ici et là, cachés dans les interstices, on aperçoit des mérous et des murènes. Gardez un oeil vers le large – il est courant que des dentis et des bancs de barracudas soient de la partie.

Comino caves – Nord-est de Comino, tous niveaux

Un site agréable et ludique : au fond d’une large crique, un réseau de tunnels et de grottes entaille la falaise et se prête à merveille à des plongées d’ambiance – les jeux de lumière offrent une belle source d’inspiration pour les photographes. Escorté d’oblades, de mérous et de mostelles, on rejoint une vaste grotte qui traverse toute la falaise sur une trentaine de mètres et débouche sur une autre cavité. Le site est également adapté à la pratique du snorkeling.

La vie marine maltaise

La situation de Malte, entre la Sicile et l’Afrique du Nord, loin de la pollution des grandes villes et des rivières envasées, lui vaut une vie marine plus riche que dans beaucoup d’autres zones méditerranéennes.

Des invertébrés très colorés tels que des bryozoaires, des madréporaires, des anémones, des éponges, des étoiles de mer et des oursins ornent les falaises et les grottes sous-marines autour des rives de Malte et Gozo. Les innombrables anfractuosités du calcaire fournissent un abri aux crabes, homards, poulpes et poulpes tachetés. La nuit, les seiches grignotent le lit algal sous les falaises.

La plupart des plongeurs qui visitent Malte espèrent voir un hippocampe. Ils sont assez nombreux sur les côtes, et privilégient les eaux peu profondes et saumâtres. Ils peuvent atteindre 15 cm, et se nourrissent de plancton et de minuscules crevettes. Ils présentent une inversion peu commune des rôles reproductifs des mâles et des femelles. Avec son ovipositeur tubulaire, la femelle dépose ses œufs dans un sac situé dans l’abdomen du mâle, où ils sont fertilisés. Les œufs s’y développent et éclosent, avant que le mâle “n’accouche” en les relâchant dans l’eau.

Des bancs de sardines, des sprats, des thons rouges, des bonites, des maquereaux et des coryphènes – lampuki en maltais, un mets prisé des Maltais – passent au large à la fin de l’été et en automne. Les espadons sont assez courants toute l’année. Dorades, bars, mérous, mulets, labres, roussettes et pastenagues fréquentent les eaux moins profondes près du rivage, où murènes et congres se cachent dans les rochers et sortent la nuit pour se nourrir de poulpe et de poisson.

Les eaux autour de Malte sont réputées pour abriter le plus grand nombre de requins de la Méditerranée. En avril 1987, un requin blanc capturé par Alfredo Cutajar, un pêcheur local, au large de Filfla, battit le record mondial avec 7,13 m de long. Ces mesures ont depuis été remises en question, mais qu’il ait fait 7 m ou 7,13 m, il reste très long !

Les autres espèces de requins évoluant dans les eaux maltaises sont le requin bleu, le renard de mer et le requin mako. Baigneurs et plongeurs n’ont pas grand-chose à craindre, les requins ne s’aventurant que très rarement près des côtes. Le grand blanc est une espèce menacée, et on estime que son déclin est lié à la raréfaction du nombre des thons, sa principale source de nourriture.

La tortue carette est une autre espèce menacée que l’on aperçoit parfois dans les eaux maltaises, mais l’absence de plages de sable isolées l’empêche de nicher sur l’archipel. Le dauphin – denfil en maltais – et le grand dauphin sont assez courants. On en voit souvent depuis les bateaux de croisière ou de plongée.

Source : Lonely planet




    Découvrir Malte

    L’essentiel pour un voyage à Malte

    Port de Marsaxlokk, Malte

    Des temples préhistoriques, des falaises parsemées de fossiles, des criques  charmantes et abritées, des spots de plongée exceptionnels et une histoire passionnante : découvrez les îles maltaises ! Dans cet archipel bat le cœur de la Méditerranée.

    Une visite de La Valette, capitale baroque flamboyante

    La Valette, capitale de Malte, date de 1566, c’est une ville remarquable inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, un véritable musée à ciel ouvert. Sa répartition harmonieuse sous forme de quadrillage permet une exploration facile. Ses habitations, élevées et gracieuses, se reconnaissent à leurs balcons typiques qui semblent leur conférer un poids peu commun.  Ses monuments et ses églises sont des bijoux d’art baroque.  Son relief digne des montagnes russes nous offre des vues saisissantes sur les axes urbains, les ruelles étroites et l’horizon marin.

    Vue aérienne de La Valette

     Une excursion en bateau dans des eaux cristallines

    L’un des plus grands plaisirs que propose Malte est de fendre l’azur de la mer méditerranée qui entoure les îles. Car c’est bien en bateau que l’on profite des plus beaux points de vue sur les étonnantes structures côtières de Malte : les cavernes spectaculaires de la Grotte Bleue et les formations extraordinaires de Dwejra sur l’île de Gozo. Les excursions autour de Gozo et Comino permettent de contempler sous tous les angles cette remarquable beauté naturelle, notamment les eaux claires et irisées du Blue Lagoon. Ou, pour découvrir un avant-goût de toutes ces splendeurs, les excursions autour de l’île mettent en valeur des falaises impressionnantes sculptées par la mer, les criques mystérieuses et les rutilantes stations balnéaires.

    Blue Lagoon, Malte

    Un repas de poissons dans le village typique de Marsaxlokk

    Chaque dimanche, le petit village côtier de Marsaxlokk entre en effervescence. La population locale et les touristes se pressent pour arpenter le marché aux poissons très animé où se vendent toutes les douceurs de la mer, des bars rayés aux jeunes requins. Le port regorge de bateaux de pêche colorés qui exhibent l’oeil peint d’Osiris, selon une tradition réputée qui remonte à l’époque phénicienne. Le front de mer, qui offre aux palais affamés des spécialités de poissons servies dans d’excellents restaurants, est l’endroit idéal pour un long déjeuner aux allures de farniente. Ce pourrait bien être l’une des activités favorites en ce lieu, pour les insulaires comme pour les touristes.

    Une promenade dans les ruelles médiévales de Mdina

    Perchée au sommet d’une colline, l’ancienne capitale de Malte est une cité médiévale fortifiée qui abrite de ravissantes maisons aux couleurs de miel. Ses bastions offrent une vue sensationnelle sur toute l’île et l’horizon marin. Véritable trésor recelant musées, objets artisanaux et églises (notamment la cathédrale de Malte), la mystérieuse Mdina exerce également son attrait la nuit, quand les devantures sont closes, les rues dépeuplées et les lumières tamisées. Promenez-vous une fois que la foule a déserté les lieux et vous comprendrez pourquoi elle se nomme la « ville silencieuse ».

    Un saut de 7 000 ans dans le passé

    Classés au patrimoine mondial de l’Unesco, les Temples de Hagar Qim et de Mnajdra remontent à l’an 3200 avant J.-C. et figurent parmi les sites les plus enchanteurs de Malte, en partie grâce à leur situation à couper le souffle. Ils sont en effet bâtis en bordure de falaises côtières que le printemps tapisse de fleurs sauvages. La vue sur la mer est exceptionnelle, tout comme le paysage qui offre au regard le lointain îlot de Filfla. La campagne environnante se laisse découvrir au gré des sentiers naturels balisés.

    Hagar Qim temple

     S’égarer dans les ruelles de BIrgu, petite ville portuaire de Malte

    Connue localement sous le nom de Birgu qu’elle portait avant le grand siège de 1565, Vittoriosa est la plus fascinante des trois cités. Cette petite ville, juchée sur son étroite langue de terre, jouit d’une vue imprenable de tous côtés et s’enorgueillit de rues anciennes admirablement préservées. Elle fut le berceau des chevaliers de Saint-Jean, mais n’en est pas le tombeau : c’est une agglomération au souffle bien vivant qui inspire un fort sentiment communautaire.  Jumelé avec le port de Saint-Tropez depuis 2012, la séduction est totale au cours du mois d’octobre, lorsque ses rues se parent de flammèches allumées à l’occasion du « Birgu aux chandelles ».

    Jouer au pirate sur l’île de Comino

    Cette île rocheuse aux dimensions modestes est ceinte d’un magnifique littoral. L’étude de son passé éclectique révèle qu’elle a hébergé un ermite ainsi qu’un camp de prisonniers. Elle fut vantée par Ptolémée et attire aujourd’hui un nombre impressionnant de visiteurs qui viennent admirer le site de Blue Lagoon (le lagon Bleu). Inspirant la sérénité, ce bassin marin est si bleu qu’il ressemble à une image aux couleurs saturées. L’impression est saisissante si vous parvenez à échapper à la foule (essayez de vous baigner tôt le matin). Comino est également l’endroit rêvé pour les balades à pied accessibles à tous. L’île est parsemée de chemins aboutissant à une tour de guet datant du XVIIe siècle et le sentier du littoral mène à l’unique hôtel de l’ile.

    Vue aérienne de Comina

    Une randonnée sur l’île de Gozo

    L’île qui jouxte Malte en est la réplique miniature et profite d’une atmosphère champêtre, notamment lorsqu’elle est couverte d’un tapis de fleurs sauvages au printemps. Parsemée de villages et d’églises massives, elle présente un relief caractérisé par des collines accueillantes, des falaises abruptes et un littoral rocheux spectaculaire. On peut voir le bleu azur de la méditerranée depuis presque tous les sites de l’île. Les routes y sont calmes et le paysage sillonné par des sentiers de randonnée, ce qui fait de cette île un endroit fantastique pour se promener. Les dimensions de l’île sont si modestes (elle fait environ 14 km de longueur) qu’il est possible de la parcourir presque intégralement en un jour seulement.

    Tour Xlendi, Malte

    Participer aux célébrations religieuses et traditionnelles

    Les iles de Malte sont truffées d’églises et des temples sont érigés à chaque coin de rue. Pâques et noël sont des périodes particulièrement propices au tourisme, bien qu’il y ait toujours quelque part une fête de village ou un autre événement majeur, comme un carnaval. La splendeur des manifestations religieuses est peu commune, à l’occasion du rassemblement des communautés qui exhibent des icônes saintes au cours de processions colorées. Jeune ou âgé, chacun est impliqué. les plus anciens sont accompagnés sur le pas de leur porte pour admirer la parade. de telles festivités ne constituent pas seulement un fantastique spectacle vivant, elles offrent également un aperçu inoubliable de la vie maltaise.

    Feu d'artifice maltais

     Partager un repas maltais avec les locaux

    La gastronomie maltaise compte l’un des meilleurs pains au monde – le ftira – souvent rempli d’un mélange irrésistible de thon, de tomates, d’olives et de cornichons. Les Pastizzi sont de petites parts de pâte filo fourrées à la ricotta ou à la purée de pois : c’est la quintessence de l’en-cas maltais. Les restaurants sont autant d’endroits pour déguster des plats locaux plus copieux, comme le lapin mijoté au vin rouge, la pieuvre farcie ou le ragoût d’escargots, accompagnés d’une bière Cisk maltaise ou d’un Kinnie sans alcool. Les recettes locales fusionnent les influences italiennes et turques. Goûter à ces mets dans un restaurant local animé est une délicieuse façon de découvrir une facette de la vie maltaise.

    Les plus belles plages de Malte et Gozo

    Sur les côtes de Malte et de Gozo, rochers et piscines naturelles alternent avec étendues de sable. Les plus belles plages de sable de Malte sont au nord ouest. Ailleurs, les rochers du front de mer de Sliema et les criques rocheuses de la côte sud-est sont de beaux points de baignade. Du côté de Gozo, les meilleures plages de sable se trouvent au nord-est et il existe de nombreuses baies et criques rocheuses au nord comme au sud. Découvrez-les toutes selon vos envies !

    Les plages idéales pour la baignade

    Le Lagon Bleu

    Magnifique crique abritée entre la pointe ouest de l’île et l’îlot inhabité de Cominotto (Kemmunett en maltais), le Blue Lagoon ensorcelle tant son sable est blanc et ses eaux transparentes. Peut-on imaginer une eau si bleue ? La pointe sud du lagon est délimitée par une corde pour interdire l’accès aux bateaux. Le site est idéal pour la baignade et le snorkeling.
    Blue Lagoon sur l'île de Comino, Malte

    St Peter’s Pool

    St Peter’s Pool est un lieu de baignade superbe : une piscine naturelle dans les rochers avec de vastes étendues plates pour bronzer. Suivez l’étroite route en direction du phare de Delimara et, juste après la cheminée de la centrale (à environ 1,5 km de la route principale), vous verrez un bâtiment bas sur la gauche avec un panneau indiquant “Peter’s Pool”.
    St Peter's pool, Malte

    Għar Lapsi

    Une petite crique dans les basses falaises calcaires a été reconvertie en piscine naturelle, avec des marches en pierre et des échelles en fer pour accéder à une eau d’un bleu limpide. Les habitants l’apprécient pour se baigner et pique-niquer, tout comme les plongeurs et les pêcheurs.
      Les plages maltaises de sable fin

    Golden Bay

    Sports nautiques, balades en bateau, farniente au soleil, cafés et restaurants : cette jolie baie sablonneuse a tout pour séduire les vacanciers. En dehors de l’imposant cinq-étoiles qui domine le rivage, le site reste relativement peu construit.

    Għajn Tuffieħa Bay

    Sans aucune construction et moins fréquentée, Għajn Tuffieħa Bay (“baie de la source des pommes”) est encore plus charmante que sa voisine Golden Bay. C’est une étendue de sable rouge-brun de 250 m de long, adossée à des pentes couvertes d’acacias et de tamaris.
    Għajn Tuffieħa Bay, Malte

    Ramla Bay

    Avec son sable roux-doré, Ramla Bay est l’une des plus belles plages de sable de Gozo. Les maigres vestiges d’une villa romaine se cachent au milieu des bambous derrière la plage, et la grotte de Calypso règne sur l’ensemble du haut de la colline à l’ouest.

    Ramla Bay, Malte

    Pour les adeptes de sports nautiques

    Mellieħa Bay

    Cette plage de fin sable blanc, aux eaux chaudes et peu profondes, se prête à la baignade et s’avère sans danger pour les enfants. La présence intrusive des skieurs, canoës, bananes gonflables, bateaux de parachutisme ascensionnel et planches à voile découragera toutefois les amateurs de calme. On peut louer sur place du matériel de planche à voile et de kitesurf.
    Mellieha bay, Malte

    Buġibba Beach

    La baie de Saint-Paul s’appelle ainsi car l’apôtre y aurait fait naufrage vers l’an 60. Malgré l’urbanisation, la vue sur les bateaux qui se balancent dans le port n’a rien perdu de son caractère pittoresque. La promenade de Qawra est d’une beauté resplendissante, et il y a des rochers d’où l’on peut se baigner.
    Buggiba beach, Malte

    Les plus secrètes et isolées

    Fomm ir-Riħ

    Fomm ir-Riħ (“la bouche du vent”) est la baie la plus isolée et la moins urbanisée de Malte. Par mauvais temps, elle peut être triste et morne, lorsque les rochers calcaires escarpés fusionnent avec les nuages et l’eau trouble. Mais par une belle journée d’été, l’endroit est magnifique, et il fait bon se baigner ou faire du snorkeling dans l’eau bleue et claire, au large des falaises sud.
    Baie de Fomm ir-Riħ, Malte

    Selmun (Imgiebah) Bay

    Pour fuir les touristes, direction cette baie bien cachée. De Mellieħa, prenez la route en direction du palais Selmun, mais tournez à gauche avant le palais au niveau de la chapelle Selmun (Notre-Dame-de-la-Rançon).

    Wied il-Għasri

    Un escalier étroit creusé dans la roche permet d’atteindre la minuscule plage de galets nichée dans l’étroite crique de Wied il-Għasri cernée par les falaises. C’est un lieu hautement pittoresque, où il fait bon nager et faire du snorkeling lorsque la mer est calme, mais à éviter par mauvais temps quand de grosses vagues viennent s’engouffrer dans la gorge étroite où se glisse la mer.

     Les plages aux plus beaux paysages

    Mġarr ix-Xini

    L’étroite crique bordée de falaises de Mġarr ix-Xini (“port des galères”) était à Gozo le grand port des chevaliers de Saint-Jean, gardé par des tours dont une est conservée, la Torri ta’ Mġarr ix-Xini. Il y a une minuscule plage de galets au fond de la crique. C’est un cadre magnifique pour nager et faire du snorkeling, idéal en semaine bien sûr.
    Mġarr ix-Xini, Malte

    SAN BLAS BAY

    Minuscule baie parsemée de rochers avec des poches de gros sable couleur rouille, San Blas est adossée à des champs en terrasses avec des haies de figuiers de Barbarie. Une piste très étroite et pentue y mène à pied (aller ou retour en Jeep 2,50 €/pers) au départ d’un tout petit parking en hauteur.

    Malte : manger et boire à la Maltaise

    Soupe de poisson maltaise

    Tout comme sa langue, la cuisine de l’archipel maltais est un surprenant mélange de saveurs. L’influence de ses occupants successifs – Italiens, Français, Britanniques et Arabes en particulier – se manifeste encore aujourd’hui. Mais si les habitants mangent local au quotidien, les restaurants servent les plats les plus divers, du hamburger gastronomique aux recettes exotiques ou fusion.

    Spécialités locales maltaises

    Pastizzi, pains et fromages

    Typique de Malte, le pastizz est un feuilleté fourré de ricotta ou de purée de petits pois, généralement servi chaud. Deux pastizzi font un solide et savoureux petit-déjeuner ou goûter. Comptez environ 0,30 € pièce. On les trouve dans la plupart des bars et dans de minuscules échoppes appelées pastizzeriji.
    Les boulangeries vendent le délicieux pain traditionnel, le ħobż. Élaboré comme du pain au levain, il utilise un reste de pâton de la veille pour faire lever les miches du jour. Vous le verrez sur les menus en tant que ħobż biż-żejt, soit des tranches de pain frottées de tomates mûres et d’huile d’olive jusqu’à devenir roses et parfumées, puis surmontées d’un mélange de thon, oignon, câpres, olives, ail, poivre noir et sel.
    Le ftira est un autre pain maltais traditionnel cuit sous forme de disque plat, avec lequel on confectionne de savoureux sandwichs garnis d’un mélange de tomates, olives, câpres, anchois, romarin et autres ingrédients.
    Gozo est réputée pour ses fromages, en particulier le ġbejniet, petit fromage dur et blanc traditionnellement fait avec du lait de brebis ou de chèvre cru. Il est souvent mariné dans de l’huile d’olive avec du sel et du poivre noir. Le meilleur est celui de Żebbuġ. Vous pourrez composer vos propres sandwichs avec du fromage et du ħobż ou du ftira.

    Soupes et pâtes

    Les soupes ont toujours eu une place de choix dans la cuisine maltaise, la cuisson de certains plats de viande se faisant traditionnellement dans un bouillon, consommé ensuite en entrée. Cette pratique s’est popularisée à une époque où nombre de foyers étaient dépourvus de four.
    L’aljotta, délicieuse soupe de poisson à base de tomates, de riz et de beaucoup d’ail, est celle qui figure le plus couramment à la carte. Au printemps, vous aurez peut-être l’occasion de goûter le kusksu, composé de fèves et de petites pâtes, qu’on sert souvent avec du ġbejniet (fromage de brebis), de la ricotta et un œuf au milieu.
    La soppa tal-armla signifie “soupe du veuf” (sans doute parce qu’elle est bon marché). Les ingrédients doivent être verts ou blancs : un goûteux mélange de choux-fleurs, d’épinards, d’endives et de petits pois, les protéines étant fournies par un œuf poché, un ġbejniet et un peu de ricotta.
    La minestra, une épaisse soupe de tomates, haricots, pâtes et légumes, ressemble à certaines versions du minestrone italien, en plus dense et plus orangée car elle contient du potiron.
    Autres plats d’influence italienne : les ravjul/ravjuletti, des raviolis fourrés de ricotta, parmesan et persil, et la timpana, une tourte de macaronis d’origine sicilienne (et apparentée au pastitsio grec) contenant fromage, œuf, bœuf haché, tomate, ail et oignon. Généralement préparée pour les grandes occasions, elle paraît parfois sur la carte des restaurants.

    Viandes maltaises

    Les Maltais affectionnent les plats de résistance roboratifs, tels que tourtes carnées, rosbif, agneau, porc, cailles et canard rôtis.
    La viande la plus typique reste toutefois le lapin (fenek). L’animal, introduit par les Normands, était un symbole de la répression féodale, car les chevaliers interdisaient aux paysans de les manger pour s’en réserver l’apanage. Comble d’injustice, les lapins ne se gênaient pas pour attaquer les cultures. Les Maltais ont eu l’occasion de se venger, car c’est devenu le mets le plus apprécié des insulaires, qu’il soit frit à l’huile d’olive, rôti, en ragoût, servi avec des spaghettis ou en tourte. Le fenek bit-tewm u l-inbid est un plat de lapin cuit à l’ail et au vin ; le fenek moqli, du lapin frit ; et le stuffat tal-fenek, du lapin en ragoût.
    Véritable festin, la fenkata commence habituellement par des spaghettis accommodés d’une sauce au lapin, suivis de morceaux de lapin frits. Il s’agit d’un plat de fête, consommé en particulier lors de L-Imnarja (29 juin), qui célèbre les saints Pierre et Paul. À cette occasion, les habitants pique-niquent dans les jardins de Buskett et le vin coule à flots (autrefois, les contrats de mariage stipulaient que le mari devait amener son épouse au L-Imnarja). Certains restaurants, tels le Ta’Marija à Mosta, proposent couramment de la fenkata.
    Les braġioli (paupiettes) sont de fines tranches de bœuf enveloppant une farce de viande, bacon, œuf dur, ail et persil, le tout revenu dans une sauce à la tomate et au vin rouge. La tigieja est un poulet rôti farci de bœuf, porc, jambon, œufs, persil et basilic. Le stuffat tal-Laham (ragoût de bœuf) mijote avec champignons, oignons, carottes et pommes de terre.
    Les savoureuses saucisses maltaises (zalzetta tal-malti), présentées sèches ou fraîches (et plus aillée), dénotent une influence britannique et portugaise.

    Fruits de mer

    Comme ailleurs en Méditerranée, les produits de la mer occupent une place importante dans la cuisine. Le lampuka (dorade coryphène) a la faveur des Maltais, notamment sous forme de tourte (torta tal-lampuki ou lampuki pie). On le prépare d’ordinaire avec tomates, oignons, olives noires, épinards, raisins secs et noix – mais il existe des recettes alternatives. Ċerna (mérou), pagru (dorade), dentiċi (dentex), spnotta (bar) et saint-pierre comptent aussi parmi les poissons fréquents sur les cartes des restaurants. Il n’y a pas de cabillaud en Méditerranée, les recettes maltaises utilisent donc souvent le bakkaljaw (morue). Poulpe et seiche agrémentent également les menus.

    Douceurs maltaises

    D’origine sicilienne, les kannoli ont été largement adoptés à Malte. Ces tubes de pâte frite farcis de ricotta, à laquelle on ajoute parfois des pépites de chocolat ou des fruits confits, sont meilleurs frais, car la pâte se détrempe avec le temps. Le mqaret est une pâtisserie frite, en forme d’amande, fourrée de dattes hachées parfumées d’épices – un régal avec de la glace à la vanille !
    Délicieusement tendre, le nougat maltais (qubbajt), aux amandes ou aux noisettes, est traditionnellement vendu les jours de festa (fête). Les qagħaq tal-għasel, anneaux de pâte légère au miel ou à la mélasse, sont servis avec le café.
    Qaghaq tal-Ghasel, spécialité maltaise

    Boissons à Malte

    Alcools locaux

    On trouve de tout dans les bars maltais, de la bière anglaise à la liqueur Galliano. L’archipel possède une longue tradition de brasserie, introduite par les Britanniques. La Cisk Lager et l’Hopleaf Ale sont de bonnes bières locales (à base de houblon importé), moins chères que les bières d’importation. La brasserie Lord Chambray, ouverte à Gozo en 2014, fabrique les bières artisanales San Blas (pale ale), Golden Bay (golden ale), Blue Lagoon (blanche belge) et Fungus Rock (brune).
    Les principaux acteurs de la scène viticole maltaise sont Camilleri Wines, Emmanuel Delicata, Marsovin, Meridiana et Maria Rosa Winery. Tous produisent des vins à base de cépages locaux, ainsi que quelques vins de “réserve spéciale” plus onéreux (merlot, cabernet sauvignon, chardonnay et sauvignon blanc) à base de raisin importé d’Italie. La qualité de ses crus, parfois excellents, est en constante progression. Les vignobles organisent des visites et des dégustations intéressantes ; consultez leur site Internet.
    Les liqueurs maltaises font de bons cadeaux. Celles de Zeppi sont à base de miel maltais, d’anis ou de figue de Barbarie. Le délicieux limunċell produit à Gozo (variante du limoncello italien, au citron) existe aussi à l’orange et à la mandarine.

    Boissons non alcoolisées

    Bien que potable, l’eau du robinet a un goût désagréable en raison d’un taux élevé de chlorure et de sodium.
    Tous les cafés servent de bons expressos à l’italienne et du thé à l’anglaise.
    On trouve partout des boissons fraîches sucrées. Kinnie, le soda maltais par excellence, dont les panneaux publicitaires sont omniprésents à Malte, se compose d’oranges amères et de plantes. On le consomme seul ou mélangé à de l’alcool.

    Se restaurer et prendre un verre à Malte

    Quand se restaurer

    Le petit-déjeuner comprend habituellement du café ou du thé accompagné de biscuits, d’un croissant ou de céréales. Certains Maltais sautent toutefois cette collation matinale et prennent un thé et un pastizz à l’extérieur. Les plus âgés gardent souvent une préférence pour le ħobż (pain) traditionnel.
    Le déjeuner, pris entre 13h et 15h, constituait autrefois le repas le plus consistant de la journée. Peu de gens ayant aujourd’hui l’occasion de rentrer chez eux, beaucoup se contentent d’un sandwich ou de pastizzi sur le pouce (même si un nombre croissant de personnes se soucient de leur alimentation). Le dîner est donc devenu le repas principal. Les restaurants se remplissent à partir de 20h.
    Contrairement aux autres jours, le dimanche donne lieu à des déjeuners copieux. L’été, les Maltais passent la journée à la plage où ils pique-niquent au déjeuner et font des barbecues le soir.

    Où manger et prendre un verre à Malte ?

    Restaurants maltais

    Il y a à Malte des restaurants en tout genre, du plus simple au plus sélect. Beaucoup de tables haut de gamme n’ouvrent que le soir et n’acceptent pas les jeunes enfants afin de préserver la tranquillité des convives. Le Definitive(ly) Good Guide to Restaurants in Malta & Gozo (www.restaurantsmalta.com ; 8 €), disponible en ligne et dans les librairies locales, vous aidera à choisir.
    Les portions ont tendance à être énormes. Les pâtes servies en entrée constituent souvent un repas à elles seules et un plat de résistance peut suffire pour deux. Pensez à garder de la place pour les desserts, excellents.
    Plat de fruits de mer dans un restaurant à Malte

    Kiosques

    Ces petits établissements avec quelques tables dehors sont situés au bord des routes ou sur le littoral. Il en existe notamment sur les promenades de Qawra, de Sliema et de Ta’Xbiex, ainsi que dans les jardins Barrakka du haut à La Valette. Ce sont en général des lieux corrects, où se restaurer de plats sans prétention et bon marché, tels que côtes de porc ou fish and chips. Parfait pour manger en famille.

    Pastizzeriji

    La plupart des villes abritent au moins deux ou trois de ces échoppes de pastizzi et autres pâtisseries.

    Cafés à Malte

    Les cafés maltais, à l’ambiance décontractée, sont généralement ouverts toute la journée. Certains, comme le Café Jubilee, à Victoria, se transforment en bars le soir ; ils ferment très tard et servent cocktails, vin et en-cas.
    Source : Lonely Planet

      Costa Rica : Une faune sauvage exceptionnelle

      Costa Rica : Une faune sauvage exceptionnelle

      Capucin à tête blanche, Costa Rica
      Nul ne l’ignore : le Costa Rica est un véritable jardin d’Éden. En témoigne sa faune d’une grande richesse, avec en tête l’emblématique morpho bleu, quatre espèces de singes et cinq de tortues marines, des aras rouges et des aras de Buffon, des paresseux à deux et à trois doigts, une myriade de dendrobates, des tapirs et des coatis. Et ce n’est qu’un aperçu de l’extraordinaire vie sauvage de ce pays. Découvrez le Costa Rica à travers notre sélection des espèces animales les plus typiques du pays…

      1. Les Oiseaux colorés du Costa Rica

      Toucan

      Le Costa Rica compte six espèces de cet oiseau typique des forêts tropicales. Parmi les plus courantes, impossible de manquer le toucan de Swainson et le toucan à carène, reconnaissables à leur énorme bec et à leur plumage chatoyant.

      Ara rouge

      Des 16 espèces de perroquets répertoriées dans le pays, l’ara rouge, ou ara macao, est le plus spectaculaire. Reconnaissable à sa grande taille et à son corps rouge vif, il vit notamment dans le Parque Nacional Carara et sur la Península de Osa. Les aras entretiennent de longues relations monogames et peuvent vivre 50 ans.

      Quetzal resplendissant

      L’oiseau le plus éblouissant d’Amérique centrale avait un rôle symbolique très fort dans les cultures aztèque et maya. Vous le reconnaîtrez à son corps d’un vert iridescent, à sa poitrine rouge et à sa longue queue verte, dans les zones de haute altitude et aux alentours du Parque Nacional Los Quetzales.
      Quetzal resplendissant au Costa Rica

      Spatule rosée

      Cet échassier à tête blanche est pourvu d’un long bec en forme de spatule, qui se referme au contact d’une proie tandis qu’il fouit les eaux peu profondes. Il est présent sur la Península de Nicoya et dans les plaines du Pacifique. Côté caribéen, on peut en voir dans le Refugio Nacional de Vida Silvestre Caño Negro.

      Tangara

      On dénombre 42 espèces de cette famille de passereaux dans le pays, toutes de couleurs vives. On peut en voir partout, sauf à haute altitude. Ils sont appelés viuda (veuve) au Costa Rica.

      Colibri

      Plus de 50 espèces de colibris ont été recensées dans le pays et la plupart vivent en altitude. Le plus grand des colibris, le campyloptère violet, possède une tête et un corps violet vif qui contrastent avec ses ailes vert sombre.

      2. Reptiles et amphibiens

      Rainette aux yeux rouges

      Symbole officieux du Costa Rica, la grenouille aux yeux rouges a un corps vert avec des raies bleu et jaune sur les côtés et des pattes orange. Malgré ses couleurs vives, elle se camoufle parfaitement dans la forêt tropicale. Elle est présente partout sauf sur la Península de Nicoya, dont le climat est trop sec. Vous augmenterez vos chances d’en apercevoir en vous rendant à l’Estación Biológica La Selva.
      Rainette aux yeux rouges du Costa Rica

      Dendrobate

      Parmi les diverses espèces de dendrobates du Costa Rica, la plus courante est le dendrobate fraise, présent de l’Arenal jusqu’à la côte caraïbe. Les sécrétions toxiques de ces grenouilles aux motifs très colorés étaient utilisées par les Indiens pour empoisonner la pointe de leurs flèches.

      IGUANE VERT

      L’iguane vert, au corps trapu et long de 2 m, s’observe couramment allongé sur une branche. L’iguane est végétarien, avec une préférence pour les jeunes pousses et feuilles. Il est présent partout dans le pays, et vous en croiserez sans doute, en train de paresser au soleil ou traversant tranquillement la chaussée.

      Crocodile

      On peut voir d’impressionnants spécimens depuis le pont des Crocodiles, sur la côte pacifique centrale, ou bien dans un environnement plus naturel à l’occasion d’une balade en bateau sur les canaux de Tortuguero.
      Alligator à Corcovado, Costa Rica

      Vipère

      Prenez garde à la vipère fer-de-lance, qui vit dans les régions agricoles des côtes pacifique et caraïbe, et à la vipère de Schlegel, présente dans la forêt tropicale de basse altitude. Afin d’éviter les morsures graves, voire fatales, faites attention où vous marchez et lorsque vous repousser les lianes devant vous lors d’une randonnée en forêt.
      Vipère au Costa Rica

      3. Animaux marins au Costa Rica

      Tortue olivâtre

      C’est la plus petite des tortues marines du Costa Rica. Entre septembre et octobre, elles arrivent en grand nombre pour pondre sur la Playa Ostional du Refugio Nacional de Fauna Silvestre Ostional, dans la province de Guanacaste.

      Tortue luth

      Pouvant atteindre 360 kg, l’imposante tortue luth se distingue par une carapace douce et tannée à 7 carènes. Elle pond ses œufs sur les plages du Pacifique des péninsules d’Osa et de Nicoya.

      Baleine

      Parmi les mammifères marins qui migrent des hémisphères Nord et Sud figurent des orques, des baleines bleues, des cachalots et plusieurs espèces de baleines à bec. Des excursions en bateau le long de la côte pacifique permettent souvent de voir des baleines à bosse.
      Baleine à bosse au Costa Rica

      Dauphin à gros nez

      Ces sympathiques et intelligents cétacés résident toute l’année dans les eaux du Costa Rica. Gardez l’œil ouvert pendant la traversée jusqu’à Bahía Drake.

      Requin-baleine

      Les plongeurs croiseront sûrement ce gentil géant dans les eaux de la Reserva Biológica Isla del Caño, du Golfo Dulce ou de l’Isla del Coco. Plus gros poisson du monde, il peut mesurer jusqu’à 6 m de long et peser plus de 2 tonnes.

      Raie manta

      D’une envergure pouvant atteindre 7 m, l’élégante raie manta peuple les eaux chaudes du Pacifique, en particulier au large du Guanacaste et des Islas Murciélagos et Catalinas.

      Requin-marteau

      L’impressionnant requin-marteau possède deux lobes céphaliques qui lui permettent de manœuvrer avec une vitesse et une précision incroyables. Les plongeurs en verront d’énormes bancs au large de l’Isla del Coco, une île reculée.

      4. Mammifères terrestres des forêts

      Paresseux

      On rencontre au Costa Rica le paresseux à trois doigts (ou tridactyle) ainsi que l’unau d’Hoffmann (à deux doigts). Ils se meuvent si lentement qu’on les croirait suspendus aux branches dans une parfaite immobilité. Vous pouvez les apercevoir dans le Parque Nacional Manuel Antonio.

      Singe hurleur

      Les cris du singe hurleur à manteau peuvent porter à plus de 1 km, même dans l’épaisse forêt tropicale. On les entend dans de nombreux parcs nationaux.

      Capucin à tête blanche

      Ce petit singe inquisiteur a une queue préhensile dont il enroule habituellement l’extrémité. Vous vous ferez peut-être voler votre pique-nique par l’un d’entre eux vers le Volcán Arenal ou au Parque Nacional Manuel Antonio.

      Singe-écureuil

      Le minuscule singe-écureuil se déplace en groupes de tailles diverses durant la journée en quête d’insectes et de fruits. Il vit le long du Pacifique et est assez commun dans le Parque Nacional Manuel Antonio et dans la Península de Nicoya.

      Jaguar

      Cet animal extrêmement rare et farouche est maître dans l’art du camouflage. Les chances de l’apercevoir sont minimes, mais elles augmentent si vous parcourez le Parque Nacional Corcovado.

      Coati à nez blanc

      Fréquemment aperçu, le coati à nez blanc appartient à la famille des ratons laveurs. Il se caractérise par un long museau clair et une queue rayée.

      Tapir de Baird

      Grand mammifère fouisseur, le tapir a une trompe préhensile et habite les profondeurs de la forêt tropicale, de la Península de Osa au Parque Nacional Santa Rosa.

      5. Insectes et arachnides tropicaux

      Morpho bleu

      Ce splendide papillon volette le long des rivières tropicales et dans les clairières. Quand il se pose, ses ailes bleu électrique se ferment pour ne laisser apparaître, en guise de camouflage, que leur revers brun moucheté.

      Fourmi coupe-feuilles

      De longues processions d’industrieuses fourmis coupe-feuilles sillonnent les sols des forêts et les sentiers du Costa Rica. Ces fourmis champignonnistes transportent dans leur fourmilière les morceaux de feuilles récoltés. Mastiqués, ceux-ci sont régurgités sous forme de pulpe favorisant la pousse des champignons dont se nourrissent les fourmis.

      Mygale

      Facilement reconnaissable à sa taille démesurée et à ses appendices velus, la mygale est une araignée impressionnante, capable de tuer une souris, mais complètement inoffensive pour les humains. Elle est particulièrement active la nuit, lorsqu’elle sort pour chercher de quoi manger et s’accoupler.

      Dynaste Hercule

      Allumez votre lampe torche en visitant l’une des forêts anciennes du pays, et vous distinguerez peut-être le dynaste Hercule, l’un des plus gros insectes au monde. Ce scarabée-rhinocéros à l’aspect impressionnant (et pourtant tout à fait inoffensif) peut atteindre la taille d’un plat à tarte. Et il est capable de porter plus de cent fois son poids !




        Partir pour la première fois au Costa Rica

        Préparer son voyage au Costa Rica

        Le Costa Rica possède une faune incroyable

        Pour préparer votre votre premier voyage au Costa Rica, découvrez notre guide express. Hébergement, savoir-vivre, conseils pratiques, voici l’essentiel à savoir avant de partir au Costa Rica.

        Bon à savoir

        Au Costa Rica, tout prend plus de temps que prévu. Prévoyez de vous attarder à table, et apprenez à tirer le meilleur parti des retards de toutes sortes, notamment pour mieux connaître les Costaricains.
        Évitez de conduire de nuit. Les piétons, les animaux et les énormes nids-de-poule sont très difficiles à voir car les routes, dans leur grande majorité, ne sont pas éclairées. Attention également aux conducteurs pressés qui n’hésitent pas à doubler sur les routes à deux voies.
        Si les cartes de crédit sont largement acceptées, dans les zones les plus reculées, on ne peut souvent payer qu’en espèces. Avoir sur soi une réserve de colones ou de dollars est toujours une bonne idée.

        Comment s’habiller

        La chaleur et l’humidité du littoral poussent à se vêtir le plus légèrement possible (shorts et manches courtes). Cependant, il faut prévoir un pull et un blouson léger de type K-Way pour les destinations de haute altitude. Si vous faites l’ascension du Chirripó, emportez suffisamment de vêtements chauds, un bonnet et des gants. Enfin, la randonnée en forêt tropicale donne chaud et fait beaucoup transpirer. Des manches longues et des pantalons légers séchant vite aident à se prémunir contre les insectes.

        Hébergement

        Si vous voyagez en haute saison, mieux vaut réserver bien à l’avance, notamment pour la période de Noël et du Nouvel An, et durant la Semaine sainte (Semana Santa).
        Hôtels
        Il existe toutes sortes d’hôtels (petits établissements familiaux, hôtels de charme ou très grands hôtels), s’adressant à tous les budgets et offrant diverses prestations.
        B&B
        La grande diversité des B&B dans tout le pays reflète aussi bien celle des paysages que celle de leurs propriétaires.
        Auberges de jeunesse
        Le Costa Rica compte d’excellentes auberges de jeunesse dans les lieux les plus touristiques. La plupart proposent un hébergement en dortoirs, l’accès au Wi-Fi, une cuisine commune et des renseignements très utiles sur le voyage.

        Argent

        Les colones costaricains (₡) et les dollars américains ($US) sont acceptés partout, et disponibles dans les distributeurs automatiques (DAB) de tout le pays. Il est possible de n’utiliser que des dollars si l’on est prêt à accepter un taux de change peu avantageux (environ 500 ₡ pour un dollar). Hormis dans les petites villes et les zones rurales, les cartes de crédit sont acceptées (Visa ou Master Card) ; toutefois, des frais d’un montant de 3% à 5% s’appliquent souvent.
        Il est difficile de changer les chèques de voyage ailleurs que dans les banques et les grandes villes.

        Marchandage

        Sur les marchés, et au moment d’organiser un circuit ou un trajet informels (sans passer par une agence), il est d’usage de négocier avant de tomber d’accord sur le prix. Sinon, on paie le prix affiché.

        Pourboire

        Il n’est pas courant de laisser un pourboire, hormis dans les restaurants et hôtels haut de gamme.
        Restaurants
        L’addition comporte en principe une taxe de 13%, à laquelle s’ajoutent 10% pour le service.
        Taxis
        Pourboire optionnel, mais beaucoup de gens arrondissent le prix de la course aux 100 colones supérieurs.
        Guides
        Quand on est content du service, il est d’usage de laisser aux guides quelques dollars par participant.

        Langue

        L’espagnol est la langue officielle du Costa Rica. En avoir quelques notions basiques est non seulement courtois à l’égard des Costaricains, mais aussi essentiel, surtout dans les zones rurales. Ceci dit, les touristes nord-américains visitent le pays depuis si longtemps que l’anglais est pratiquement sa deuxième langue. À l’exception des sodas (gargotes bon marché), des bus locaux et des commerces dont la clientèle est exclusivement costaricaine, vous trouverez à peu près partout des cartes de restaurant, des panneaux et des brochures rédigés dans les deux langues.

        Savoir-vivre

        Les Ticos (Costaricains) attachent une grande importance au fait de se montrer bien educado (poli, bien éduqué).
        Un salut lorsque vous croisez le regard de quelqu’un, ou plus généralement une attitude courtoise accompagnée d’un sourire, vous seront des atouts très précieux.
        En visite dans les villages amérindiens
        Demandez la permission avant de prendre des photos, en particulier des enfants, et optez pour une tenue plus sobre qu’en bord de mer.
        Surf
        Avis aux novices : renseignez-vous sur les règles à suivre dans le line-up (zone où l’on attend la vague pour démarrer). Attention également aux autres surfeurs et aux baigneurs.
        Auto-stop
        En zone rurale, il est courant de prendre des auto-stoppeurs à son bord. Si un habitant vous fait faire un bout de chemin, laissez-lui un petit pourboire.
        Monokini
        Cela ne se fait pas du tout ; il faut donc respecter l’usage local.

        À ne pas oublier…

        • Vérifier la validité de son passeport et se renseigner sur les visas requis auprès de l’ambassade du Costa Rica bien avant le départ
        • Contracter une assurance voyage
        • S’informer sur les restrictions concernant le transport des bagages par avion, y compris pour les vols intérieurs
        • Mettre à jour ses vaccins
        • Emporter son permis de conduire et se renseigner sur l’assurance automobile des touristes en cas de location d’une voiture

        Ce qu’il faut emporter

        • Un maillot de bain
        • Un appareil photo
        • Des tongs et des chaussures de randonnée
        • Des lunettes de soleil
        • De l’écran solaire
        • Une gourde
        • Du répulsif au DEET
        • Une lampe torche
        • Un poncho imperméable
        • Des jumelles
        • Une trousse de premier secours

        La gastronomie et la cuisine au Costa Rica ?

        Plat de poisson frit au Costa Rica
        La cuisine costaricaine traditionnelle met l’accent sur les plats simples et peu épicés. Si le riz et les haricots entrent dans la composition de presque tous les repas, les produits de la mer sont aussi à l’honneur. Dans les cuisines à toit de chaume des campagnes, les femmes mitonnent une comida típica (“nourriture typique”) – des plats locaux simples et nourrissants. Préparez votre voyage et découvrez les spécialités culinaires du Costa Rica !

        Manger comme un Tico !

        Au petit-déjeuner, les Ticos (Costaricains) mangent habituellement du gallo pinto (littéralement “coq tacheté”), composé de restes de riz et de haricots sautés. Les haricots noirs déteignent sur le riz, d’où une apparence mouchetée. Servi avec des œufs, du fromage ou de la natilla (crème aigre), le gallo pinto est généralement bon marché, nourrissant et parfois très savoureux. Il constitue un excellent repas énergétique avant une bonne journée de surf ou de marche. S’il ne vous tente pas, nombre d’hôtels proposent des petits-déjeuners continentaux “tropicalisés”, comprenant généralement toasts, beurre, confiture et fruits frais. Beaucoup de restaurants servent aussi des petits-déjeuners à l’américaine, bien plus gras.
        Casado au Costa Rica
        Dans la plupart des restaurants, il y a toujours au déjeuner et au dîner une formule peu coûteuse appelée casado (“marié”), constituée d’un plat équilibré de riz, haricots et salade, avec parfois des plátanos maduros (bananes plantains caramélisées) ou des patacones (bananes plantains frites), dont la saveur évoque celle des frites.
        La cuisine est peu épicée, exception faite des plats traditionnels caribéens.
        La plupart des restaurants locaux mettent sur les tables une sauce de type Tabasco, de la sauce maison et/ou de la salsa sizano, version tica de la sauce Worcestershire (et ingrédient “secret” du gallo pinto).

        Spécialités du Costa Rica

        Étant donné la longueur du littoral, l’abondance de produits de la mer n’a rien de surprenant et les plats de poisson sont généralement frais et délicieux. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une spécialité tica traditionnelle, le ceviche – généralement de pargo (vivaneau rouge), de dorado (dorade coryphène), de poulpe ou de tilapia – figure sur la plupart des cartes. La chair crue du poisson est marinée dans le jus de citron vert avec des piments, des oignons, des tomates et des herbes. Il est servi très froid et c’est une délicieuse manière de déguster des produits de la mer frais. Attention : s’agissant de poisson cru, ne vous risquez pas à le manger si vous doutez de sa fraîcheur.
        La cuisine caribéenne, la plus typée du Costa Rica, est imprégnée des saveurs criollas (créoles) et afro-caribéennes. Elle change agréablement des éternels casados et comprend des spécialités régionales comme le rondón (un gombo de la mer épicé), le riz aux haricots (haricots rouges, lait de coco, curry) et le patí, version caribéenne de l’empanada (chausson garni d’une farce salée ou sucrée), idéal pour manger sur le pouce, dans le bus et en pique-nique.

        Boissons au Costa Rica

        Le café est probablement la boisson la plus prisée au Costa Rica et vous risquez de vous voir offrir un cafecito où que vous alliez. Également appelé café con leche, il est traditionnellement fort et mêlé de lait chaud. Les puristes peuvent demander un café negro (café noir) ; précisez leche al lado (lait à part) si vous voulez y ajouter vous-même un peu de lait. Beaucoup d’établissements branchés servent des expressos.
        Pour se rafraîchir, rien ne vaut les batidos, ces boissons à base de fruits mixés al agua (avec de l’eau) ou con leche (avec du lait). D’innombrables fruits tropicaux peuvent être transformés en batido, notamment les suivants :
        • mango (mangue)
        • papaya (papaye)
        • piña (ananas)
        • sandía (pastèque)
        • melón (melon)
        • mora (mûre)
        • carambola (carambole)
        • cas (sorte de goyave acide)
        • guanabana (corossol)
        • tamarindo (tamarin)
        Batido au Costa Rica
        Si vous avez des doutes sur la salubrité de l’eau, demandez que votre batido soit préparé avec de l’agua enbotellada (eau en bouteille) et sin hielo (sans glaçon), mais l’eau potable est généralement sûre au Costa Rica.
        Les pipas sont des noix de coco vertes décapitées à la machette dont on boit le jus à l’aide d’une paille – très rafraîchissant sous la chaleur tropicale. Avec un peu de chance, vous dénicherez de l’agua dulce,
        ce jus de canne à sucre au léger goût d’herbe sucrée que l’on obtient en écrasant la canne dans un pressoir à main.
        Sur la côte caraïbe, demandez l’agua de sapo (“eau de crapaud”), délicieuse citronnade au jus de gingembre frais et au tapa de dulce (ou tapa dulce, sucre brun).
        La resbaladera, principalement présente dans l’arrière-pays du Guanacaste, est une boisson lactée sucrée (voisine de la horchata de riz mexicaine) à base de riz, d’orge, de lait et de cannelle.
        Il existe d’autres boissons locales comme la linaza, breuvage à base de graines de lin réputé faciliter la digestion, et le chan, à base de graines de chia (de la famille des sauges) et de citron, de texture plutôt visqueuse.
        La boisson alcoolisée la plus répandue est la cerveza (ou birra, bière), dont il existe plusieurs marques costaricaines. L’Imperial, omniprésente, est la plus consommée. La Pilsen, plus alcoolisée, est célèbre pour ses calendriers coquins où figurent las chicas Pilsen (les filles Pilsen). Bavaria produit aussi de la blonde, ainsi que la Bavaria Negro, une brune corsée, mais cette marque est plus difficile à trouver. De nouvelles bières artisanales viennent actuellement élargir la gamme des bières costaricaines et affiner le goût des palais ticos.
        Après la bière, les préférences vont au guaro, un alcool de canne incolore qu’on avale généralement cul sec mais qu’on peut également commander en cocktail. Il se boit facilement mais provoque une gueule de bois redoutable.
        Comme dans la plupart des pays d’Amérique centrale, le rhum local est bon marché, surtout le Ron Centenario, récemment promu à une célébrité internationale. Au risque d’irriter le patriotisme des Ticos, n’oublions pas de mentionner le rhum nicaraguayen Flor de Caña, plus parfumé. Le cocktail à base de rhum le plus prisé est le cuba libre (rhum, coca), incomparable par une chaude journée moite, surtout lorsqu’il est agrémenté d’un filet de jus de citron vert.
        Cocktail Cuba Libre

        Où manger au Costa Rica ?

        Restaurantes, sodas, et panaderías

        Les endroits les plus populaires sont les sodas, gargotes informelles où l’on sert quotidiennement quelques casados. Parmi les autres établissements bon marché, citons notamment les omniprésentes rôtisseries de poulet.
        Un vrai restaurante est généralement plus cher et plus plaisant en matière de décor. Nombre de restaurantes proposent aussi des casados, et les plus chics appellent almuerzo ejecutivo (littéralement “déjeuner d’affaires”) le menu du jour.
        Pour les petites faims, pastelerías et panaderías vendent des pâtisseries et du pain, et quantité de bars proposent des bocas, plats servis sous forme de ration, comme les tapas.
        Le déjeuner, servi vers midi, est généralement le repas principal.
        Le dîner, identique mais plus léger, se prend vers 19h.

        Cuisine végétarienne

        Si vous aimez le riz et les haricots, le Costa Rica est une destination plutôt agréable pour les végétariens.
        La plupart des restaurants préparent des casados végétariens à la demande, et beaucoup en proposent désormais à la carte. Ces plats comprennent généralement du riz et des haricots, de la salade de chou et un ou deux légumes cuisinés.
        San José et les villes touristiques comptent désormais de nombreuses tables végétariennes ou avec une carte spéciale. Dans les régions isolées, les lodges où séjourner en pension complète peuvent préparer des menus végétariens si vous les prévenez à l’avance.
        Les végétaliens, adeptes du régime macrobiotique ou du régime cru rencontreront plus de difficultés, car rares sont les établissements qui proposent ce type d’alimentation – une situation qui s’améliore lentement. Pour observer ce régime, mieux vaut faire sa cuisine soi-même. S’il y a dans nombre de villes des macrobióticas (magasins d’alimentation bio), l’offre s’avère toutefois inégale. Les légumes frais sont parfois difficiles à trouver dans les régions reculées et souvent onéreux, mais les marchés fermiers se multiplient dans le pays.
        Cake orange-carotte-noix, Costa Rica

        Les bonnes manières à table

        Lorsque vous vous installez dans un restaurant, n’oubliez pas de saluer d’un buenos días (bonjour), buenas tardes (bonjour, l’après-midi) ou buenas noches (bonsoir) le personnel et les convives dont vous partagez éventuellement la table – de fait, il est de bon ton de saluer toutes les personnes présentes. Il est également poli de souhaiter buen provecho (bon appétit) au début du repas.
        Source Lonely Planet




          Tentez l’expérience de voyages mythiques

          Tentez l’expérience de voyages mythiques

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          Quel voyageur n’a jamais rêver de traverser l’Antarctique en ski , de réaliser un road-trip en Australie ou de faire l’ascesion de l’Éverest ou  parcourir la route de la Soie…

          1. Parcourir la route de la soie (Asie centrale)

          Aucun panneau, aucune carte de référence, aucun GPS avec la voix de Marco Polo pour prendre à gauche au prochain caravansérail. Ce réseau tentaculaire d’antiques routes commerciales reliant la Méditerranée à l’Orient compte en fait plusieurs routes de la Soie. Au départ d’Istanbul, choisissez votre propre chemin vers l’est. Parmi les sites phares : les grandes villes d’Ouzbékistan, le marché du dimanche de Kachgar, la route du Karakoram (Pakistan) et les innombrables pays en -stan, hors du temps. Pour éviter certains maillons de la chaîne (comme l’Irak ou l’Afghanistan), il vous suffira de suivre un parcours alternatif.

          Mieux vaut voyager d’ouest en est car plusieurs pays de la partie occidentale délivrent des visas pour des dates d’entrée précises.

          2. Naviguer sur l’Amazone (Brésil, Amérique du Sud)

          « Si l’on ne risquait pas sa vie, ce serait hilarant » selon Ed Stafford, premier homme à avoir descendu à pied le cours de l’Amazone en 2010 : 6 400 km en 860 jours, depuis sa source dans les Andes péruviennes jusqu’à son embouchure dans l’Atlantique au Brésil. Serpentant à travers la plus grande forêt équatoriale au monde, ce gigantesque fleuve est un endroit inhospitalier où l’on peut rencontrer serpents, insectes, maladies et habitants potentiellement hostiles. Mais c’est également le lieu d’une biodiversité inestimable, de tribus fascinantes et de véritables aventures à la Indiana Jones. Pour les vivre, il suffira de sauter dans un bateau (ferry, yacht de croisière ou pirogue).

          Les plus grandes villes sur l’Amazone sont rarement accessibles par la route, mais en avion ou en bateau. Manaus, Iquitos et Belém sont des points stratégiques.

          Amazone, Brésil

          3. Road-trip en l’Australie en van

          Plus que des vacances, il s’agit d’un rite de passage. La longueur et la grandeur de l’Australie poussent les voyageurs à prendre la route dans des camping-cars vintage. Vers le nord depuis Sydney, vers l’ouest depuis Adélaïde ou englobant le continent dans son intégralité (environ 16 000 km, pour information), votre périple présentera certaines constantes : vous manquerez de renverser un wallaby, vous vous affolerez de votre niveau d’essence au diable vauvert, vous développerez une obsession pour ces Big Things (sculptures géantes) kitsch jalonnant les routes, et vous passerez le moment le plus extraordinaire de votre vie. De quoi vivre des expériences hors du commun en Australie.

          Il vous sera utile d’emporter des roues de secours, quantité de nourriture et d’eau ainsi qu’un portable ou téléphone par satellite chargé. Évitez de conduire la nuit.

          Sur la route, Australie

          4. Admirer l’Iditarod, Alaska (États-Unis)

          Inspirée de l’époque des chercheurs d’or et des traditions sur le déclin, l’Iditarod est surnommée Last Great Race (« dernière grande course sur terre »). Cette gigantesque course de chiens de traîneau d’Anchorage à Nome s’est tenue pour la première fois en 1973 pour promouvoir cet héritage alaskien (et faire un pied de nez aux motoneiges dernier cri), et suit la route qu’empruntaient jadis les pionniers de la ruée vers l’or. Aujourd’hui, cette quête de 1 600 km est d’une incroyable rudesse. Les meneurs guident leurs chiens à travers une toundra impitoyable, en haut de cols de montagne, et sous des blizzards et des températures de −70°C. Laissez-la aux experts ; assistez à la cérémonie de départ à Anchorage, à la reprise à Wasilia (à 65 km au nord), ou louez une motoneige pour essayer de les suivre.

          La course débute à Anchorage le 1er samedi de mars ; les compétiteurs la terminent généralement en 9 à 15 jours.

          5. Rejoindre le pôle sud en skis (Antarctique)

          Voyager vers les rives de l’Antarctique est à inscrire sur sa liste de choses à faire avant de mourir, mais atteindre le pôle Sud géographique lui-même (niché au redoutable cœur du Continent Blanc) est une aventure unique. L’entreprise ressemble plus à une expédition à la Scott et Amundsen, stalactites sur la barbe et panneau impossible à trouver inclus. Heureusement, un siècle après ces pionniers du pôle Sud, on peut atteindre les 89° de latitude Sud en avion puis glisser à skis sur les derniers 110 km jusqu’à destination. Ou alors, on peut prendre un itinéraire plus long : partir de l’Anse d’Hercule, à l’extrémité du continent, et parcourir les 1 170 km éreintants jusqu’à ce réjouissant repère polaire.

          Adventure Network International propose 5 jours de ski vers le pôle Sud via l’excursion “Ski Last Degree” ; comptez 60 jours pour le voyage au départ de l’Anse d’Hercule.

          Scène de la vie à Port Lockroy, Antarctique.

          6. Plonger au fond de la mer (Pacifique)

          Des milliers d’alpinistes ont foulé le sommet de l’Everest, le mont culminant de la planète. Mais depuis 2012, seulement 3 personnes ont plongé dans le Challenger Deep, son point le plus bas. Dans ces profondeurs de la fosse des Mariannes, à 320 km au sud-ouest de Guam et à 11 km au-dessous du niveau de la mer, la vie est désolée, noire, froide et dure. On y accède grâce à un sous-marin hautement spécialisé appareillé par une onéreuse mission scientifique. Mais peut-être est-il plus réaliste de prévoir un plongeon vers le Titanic : quelques excursions touristiques (et coûteuses) ont permis à des voyageurs de voir l’« insubmersible », à 3 720 m sous l’Atlantique Nord.

          Tenez vous informé sur l’expédition concernant la fosse des Mariannes.

          7. Partir pour un road-trip sur la route 66 (États-Unis)

          La Route 66 reste un mythe. S’étirant sur 4 000 km entre Chicago et la Californie, elle traverse le Kansas, le Texas et l’Arizona. Un périple à vivre au volant d’une vieille Pontiac ou d’une Chevrolet, comme à la grande époque. Vous ne couperez pas aux hamburgers-frites, aux parts de tarte et aux sodas servis dans des gobelets en carton. Main Street USA ou Mother Road, comme on la surnomme affectueusement, a beau être remplacée, portion après portion, par des autoroutes flambant neuves, sa légende n’est pas près de s’éteindre.

          Environ 85% de la route d’origine existent encore aujourd’hui.

          Road trip sur la Route 66 Creative commons

          8. Naviguer autour du monde

          Naviguer autour du globe comme un capitaine Cook ou un Magellan des temps modernes est un défi envoûtant pour un voyageur. Vous pourrez aller n’importe où et partout au gré du vent et des conseils de sécurité pour éviter les pirates… et vous n’aurez peut-être même pas besoin d’un bateau. Si les milliardaires se prélassent sur leur yacht luxueux, des possibilités existent pour les plus désargentés : avec votre permis bateau, vous n’aurez qu’à vous inscrire pour un tour du monde en navire. À vous Tahiti, les Caraïbes ou le cap Horn.

          Grâce à des organisations comme la Bourse aux équipiers, volontaires et navigateurs chevronnés peuvent intégrer l’équipage de nombreux bateaux.

          9. Gravir l’Everest (Népal)

          Un nombre croissant d’alpinistes s’attaque chaque année à l’Everest. Bien qu’aucun autre sommet au monde ne dépasse ses 8 850 m, et en dépit de ses champs de glace traîtres et de sa « zone de la mort » (dans ce royaume au-dessus de 8 000 m, le corps manque d’oxygène), l’Everest n’est pas le mont le plus difficile à dompter. Certes, l’ascension est très, très dure et très, très chère (environ 50 000 USD), mais avec de l’argent, de la persévérance et bien sûr un entraînement harassant, vous pourrez vous tenir debout sur le Toit du monde.

          Les expéditions sur l’Everest partent de Lukla (accessible en avion depuis Katmandou) et durent environ 70 jours. La saison de l’ascension s’étend de mars à mai.

          Camp de base de l'Everest.Creative commons

          10. Parcourir l’Afrique du caire au cap à vélo (Afrique)

          Déserts torrides, jungle moite et savane où maraudent d’énormes créatures : sillonner l’Afrique en camion s’avère épique. Maintenant… imaginez de le faire à vélo : 12 000 km à pédaler, à la merci des éléments, sur des routes en nids-de-poule, ou qui n’existent pas, ou encore avec des éléphants qui ont la priorité. Cette vulnérabilité ne vous rendra toutefois pas moins acteur de votre voyage : aucune barrière ne vous sépare des gens, des sites, des sons et des senteurs. Voyager à grande échelle, lentement et avec intensité : voilà comment s’imprégner de l’Afrique.

          Prévoyez environ 4 mois et au moins 10 000 € pour l’intégralité de l’itinéraire.




            Dormir chez l’habitant en voyage

             jiraisdormirchezvous

            Dormir chez l’habitant

            L’objectif de l’accueil spontané chez l’habitant ? Se faire accueillir pour la nuit en toute sécurité, de façon spontanée et non organisée. Rien de tel pour vivre une expérience unique et authentique alliant économie, écologie, aventure et humanité ! Mais comment s’y prendre pour dormir chez l’habitant ? Voici nos conseils… 

            L’accueil peut se faire dans une maison ou un appartement bien sûr, mais aussi sur un bateau, dans une caravane, une yourte ou tout autre hébergement assez grand pour vous loger. Il s’agit d’un acte non organisé et gratuit, sauf dans certaines situations où une participation financière peut être envisagée.
            Pour chaque pays, il existe une histoire, des coutumes et des traditions particulières. Lorsqu’on est invité chez des gens, il est important d’en connaître les grandes lignes : c’est une marque de respect très appréciée qui vous évitera de vous retrouver dans des situations délicates.

            Où chercher un hôte en voyage ?

            Comme tout commence par une rencontre, assurez-vous d’abord d’être dans un contexte favorable pour créer un contact avec un habitant. En fonction du moment de la journée et de l’environnement dans lequel vous vous trouvez (ville, campagne, montagne, etc.), voici les trois principaux scénarios pouvant aboutir à une nuit chez l’habitant.

            Durant un trajet

            La manière la plus facile et la plus sûre de rencontrer un hôte est de le faire durant un trajet. Dans le bus ou le train par exemple mais surtout en stop, avec la dernière voiture juste avant que le soleil se couche (“the sunset car”). Comme les personnes à qui vous vous adresserez seront souvent disponibles pour discuter, ces moments-là sont idéaux pour expliquer votre situation et demander l’hébergement pour la nuit.

            En frappant aux portes des habitations

            Plus classique et très efficace, vous pouvez aussi aller frapper directement aux portes. Les habitants de fermes, maisons ou appartements peuvent être sollicités le soir, de préférence avant que la nuit soit tombée (pour ne pas les déranger, les réveiller ou les effrayer). Pour vos premières expériences, préférez les petits quartiers, villes de campagne ou hameaux aux grosses villes.
            Cette démarche peut paraître difficile et stressante au début, mais il suffit de vous lancer pour comprendre que vous ne risquez pas grand chose. Pour vous rassurer, les premières fois, cherchez des signes aux abords des maisons pour vous donner une idée des gens qui y vivent (jardin fleuri, décoration particulière, etc.). Rappelez-vous cependant qu’il y a des gens généreux et extraordinaires partout : à vous de les trouver !

            Dans un lieu public

            Dans les villes ou lorsqu’il commence à se faire tard, il est parfois plus facile de se rendre dans des lieux publics pour faire des rencontres. Rues, places, plages, marinas (voiliers), bars ou discothèques sont des endroits propices où rencontrer des personnes qui accepteront de vous héberger.
            Dîner à la maison

            Comment aborder une personne pour dormir chez elle ?

            Que dire ?

            Dans le cas où vous solliciteriez directement une personne (en frappant à sa porte ou en l’abordant dans un lieu public), il est préférable d’aborder les gens le plus simplement possible, sans passer par des détours complexes et ambigus. C’est la règle d’or, qu’importe ce que vous demandez : présentez-vous de façon rapide en deux ou trois phrases et expliquez ensuite l’objet de votre demande. Par exemple : “Bonjour, je suis français et je voyage dans votre pays à pied depuis trois mois. Est-ce que vous accepteriez de m’héberger pour la nuit ? J’ai un duvet et je n’ai besoin que d’un lieu à l’abri.”
            Si la personne refuse dès les premiers mots, elle aura une opportunité de changer d’opinion après vous avoir écouté. Au contraire, si vous vous perdez en explications, vous n’aurez plus d’arguments si votre interlocuteur refuse. Cette étape nécessite parfois du temps et peut durer plusieurs dizaines de minutes, pour que le voyageur comme l’hôte puissent s’apprivoiser et se mettre en confiance. C’est un processus au cours duquel les peurs se dissolvent et laissent place à de la bienveillance. Cela demande de la clarté, de la douceur et de l’aplomb.
            Dans le cas où la rencontre se ferait plus naturellement, laissez-vous le temps de parler et d’échanger pour “sentir” la personne et lui permettre de vous connaître aussi. Il est essentiel de ne pas vous crisper sur votre projet d’hébergement, cela n’amènera que des tensions dans la discussion. Lorsque le moment vous semble opportun, expliquez à votre interlocuteur que vous cherchez un endroit pour passer la nuit et demandez-lui explicitement s’il ne disposerait pas, à tout hasard, d’un espace pour vous loger.

            Quelle réaction ?

            L’accueil spontané est avant tout un moyen de rencontrer les gens et de vivre une expérience de partage. Vous ne devriez jamais avoir à forcer la main des gens. Veillez donc à ce que tout le monde se sente à l’aise du début à la fin. Si votre interlocuteur n’est pas à l’aise avec ce genre de pratique ou s’il ne souhaite pas vous recevoir chez lui, il vous le fera savoir rapidement. Dans ce cas, n’insistez pas et vous n’aurez qu’à conclure naturellement la discussion ; vous réitérerez votre demande à une autre personne.
            Lorsque vous rencontrerez enfin quelqu’un acceptant de vous héberger, tout s’enchaînera naturellement et vous n’aurez qu’à vous laisser guider en suivant les instructions de votre hôte.

            Le code du voyageur hébergé

            État d’esprit

            En acceptant de vous recevoir, votre hôte fait preuve d’une très grande générosité. En fait, l’accueil spontané pourrait presque se résumer à partir à la recherche de personnes assez extraordinaires pour vous offrir un lit. Lorsque vous poussez la porte d’une maison, les gens qui vous accueillent vous offrent un des plus beaux cadeaux qu’un voyageur puisse recevoir : l’hospitalité. En cela, s’il y a un héros, ce n’est pas le voyageur mais bien celui qui reçoit ! Le minimum est d’être respectueux et de faire preuve de gratitude. Il est absolument primordial de garder cela en tête en honorant cette invitation, par respect pour votre hôte, pour vous et pour les voyageurs à venir.

            Contribution

            Gratuit ne veut pas dire que l’on ne peut pas offrir quelque chose en retour. Au contraire, il est très agréable pour votre hôte de recevoir quelque chose de vous, matériel ou non. De l’aide pour faire à manger ou autre (menu bricolage…), de la nourriture que vous amenez ou un plat que vous cuisinez sur place, des fleurs, une photo, un objet, un cours de langue, un spectacle, une danse, un récit d’histoires ou toute autre idée pouvant vous permettre de donner un peu de vous et d’enrichir la rencontre.
            Préparation du repas
            Lorsque la famille est très pauvre ou que l’offre d’hébergement en ville est inexistante, il n’est pas rare qu’elle vous demande une participation financière en fonction de ses moyens et des vôtres. Dans ce cas-là, si vous acceptez ce principe, essayez de vous mettre d’accord sur les termes de l’échange avant de passer la nuit afin qu’il n’y ait pas de malentendu.

            Départ

            Que vous ayez dormi dans une pièce commune, dans un fauteuil ou dans une chambre privée, portez une attention particulière au rangement et au nettoyage avant votre départ. Une façon simple de respecter votre hôte est de rendre les lieux qui vous ont été prêtés plus propres encore que vous les avez trouvés. En plus de diminuer la charge de travail engendrée par votre passage, vous permettrez à votre hôte de vivre une expérience agréable qu’il aura peut-être envie de renouveler.
            Si vous ne vous sentez pas encore prêt à franchir le cap de l’accueil spontané chez l’habitant, pourquoi ne pas tenter le couchsurfing et le wwoofing ? Deux formes d’hébergement alternatif que l’on apprécie particulièrement.
            Source : Lonely planet




              Voyager au Myanmar

              Conseils pour partir voyager au Myanmar

              Bagan, Myanmar
              Malgré les changements récents, un voyage au Myanmar ne s’improvise pas. Effectuez bien en amont les démarches pour obtenir visa et permis, réserver vos hébergements et transports et vous procurer des devises.

              Obtenir un visa pour le myanmar

              Depuis 2012, l’obtention d’un visa touristique a été simplifiée. Malgré tout, gardez en tête les points suivants :
              • Chaque voyageur a besoin d’un visa pour visiter le Myanmar.
              • Commencez vos démarches au moins trois ou quatre semaines avant le départ.
              • S’il n’y a pas d’ambassade ou de consulat du Myanmar près de chez vous, vous pouvez faire une demande de visa en ligne et faire tamponner votre passeport directement à l’aéroport, à votre arrivée.
              • Si vous entrez au Myanmar par une frontière terrestre, vous devrez être muni d’un visa avant votre arrivée.
              L’ambassade du Myanmar à Bangkok (66-2233 7250 ; www.myanmarembassybkk.com ; 132 Sathorn Nua Rd ; demandes 9h-12h, retraits 15h30-16h30) délivre des visas de dernière minute dans les 24 heures (1 260 bahts) ou le lendemain (1 035 bahts).

              Permis de voyage au Myanmar

              Des zones du pays (principalement dans les États chin, kachin, kayah et karen, ainsi que dans les régions de Mandalay et de Tanintharyi) sont dites d’accès restreint (et soumises à l’obtention préalable d’un permis), voire interdites aux étrangers.
              Pour vous procurer un permis, vous devez :
              • Disposer de temps – comptez au minimum deux semaines, et plus souvent un mois.
              • Obtenir l’aide d’un agent de voyages expérimenté.
              • Verser un droit à l’agence de voyages gérée par l’État, Myanmar Travel & Tours (MTT).
              • Faire preuve de diplomatie… Répondez courtoisement au MTT au moment des questions sur les raisons de votre voyage
              • dans la région (et avec qui).
              Restez informé, car il arrive que des zones, qu’il est possible de visiter avec ou sans permis, deviennent interdites aux étrangers.

              Quelques points essentiels

              • Privilégiez le voyage en indépendant ou en petits groupes à un séjour organisé.
              • Soutenez les prestataires indépendants et ceux qui mettent en œuvre des programmes touristiques durables et/ou caritatifs.
              • “Disséminez” votre argent : n’achetez pas tous vos souvenirs à Yangon, répartissez vos achats dans tout le pays par exemple ; faites appel à un guide différent dans chaque site.
              • Parlez aux habitants, mais laissez-les aborder les thèmes de leur choix – ne les mettez pas en difficulté en évoquant la politique ou les droits humains.
              • Contribuez aux projets locaux.
              • Faites des choix écologiques : privilégiez le bus, le train ou le bateau par rapport à l’avion, et évitez d’utiliser la climatisation à l’hôtel.
              • Respectez les coutumes et les comportements locaux ; habillez-vous correctement et comportez-vous avec respect dans les temples et les bourgs ruraux.
              • Documentez-vous sur l’histoire et la culture birmanes, et sur la situation actuelle du pays.
              • Consultez le site Info Birmanie (www.info-birmanie.org/) pour plus de conseils.

              Hébergements

              Bon à savoir :
              • Une taxe d’au moins 10% est reversée au gouvernement, quel que soit l’hébergement choisi.
              • Il faudra vous contenter d’adresses à petit budget (pensions familiales et hôtels modestes) si vous voulez que l’essentiel de votre argent aille aux habitants et aux entreprises locales.
              • a contrario, les hôtels de la catégorie supérieure emploient parfois une centaine de personnes, ou plus, et financent souvent des projets communautaires.
              • Les réservations sont fortement conseillées durant les vacances, période très demandée, de décembre à février.
              • Mieux vaut séjourner dans un hôtel qui n’utilise pas de produits importés afin de favoriser l’économie locale.
              • Pour loger dans un monastère, sachez que seuls ceux qui organisent des cours de méditation pour étudiants étrangers hébergent des visiteurs.
              • Les sites web internationaux de location de logements, comme Airbnb (www.airbnb.com), comptent quelques adresses à Yangon.

              Voir aussi notre rubrique Hébergement au Myanmar.

              Transports

              Vous pouvez réserver votre vol en ligne, ce qui vous garantira une place pendant la haute saison, très recherchée. Toutefois, n’oubliez pas que, en période de pointe, le trafic aérien à l’intérieur du Myanmar peut être saturé, et que les retards et les changements d’horaires sont fréquents.

              Bateau

              Rêve de nombreux voyageurs, une croisière sur les fleuves et rivières du Myanmar donne l’occasion de s’imprégner de la splendeur des paysages et du mode de vie préservés du pays. Les principaux inconvénients du bateau sont sa lenteur et le manque de fiabilité des horaires (le départ n’est pas à l’heure près, mais au jour près…). Apporter de quoi vous occuper et/ou soyez suffisamment ouvert pour engager la conversation avec les autres passagers.
              Le confort sur les bateaux dépend de votre budget. Le faible coût des ferries de l’IWT et des bateaux privés va de pair avec un confort restreint : ils proposent peu d’options et sont très peu commodes pour les longs trajets. Toutefois, vous ne risquez pas d’avoir faim sur les ferries longue distance, qui ont un chef cuisinier à bord, et sont assaillis à chaque escale par des vendeurs de nourriture et de boissons.
              Itinéraires
              Le pays compte plus de 8 000 km de voies navigables, la plus importante étant l’Ayeyarwady (Irrawaddy). Même à la saison sèche, les bateaux naviguent du delta (en esquivant les bancs de sable qui affleurent à la surface) jusqu’à Bhamo (au nord), voire jusqu’à Myitkyina durant la mousson.
              La possibilité pour le visiteur d’effectuer un tel voyage n’est pas garantie, car certains itinéraires sont fermés aux étrangers.
              Croisières de luxe
              Pour un voyage plus confortable, la seule solution est d’opter pour une couchette à bord d’un luxueux bateau de croisière. Les tarifs, souvent très élevés, comprennent généralement tous les repas et les excursions depuis le bateau. La plupart des croisières partent de Bagan et de Mandalay, et certaines, plus rares, de Yangon. Vous pouvez aussi prévoir votre croisière depuis l’Europe via des voyagistes spécialisés.

              Train

              Prendre le train au Myanmar est une aventure (pas toujours agréable !) qui a pourtant ses adeptes.
              Myanmar Railways (MR) ne propose pas toujours de réservations en ligne.
              Les agences de voyages peuvent s’occuper de vos billets (notamment au départ de Yangon et d’autres grandes villes) mais elles ne pourront probablement le faire que quelques jours avant le voyage.
              Pour l’achat d’un billet en gare, les citoyens étrangers doivent payer en dollars US.
              Ne prenez pas le train si vous avez peu de temps devant vous : ils sont connus pour leurs longs retards.
              Le confort est très restreint, les wagons oscillant sur des rails étroits.

              Bus de nuit ou bus de jour ?

              Le trajet entre les quatre grands sites du Myanmar (Yangon, Bagan, le lac Inle et Mandalay) n’est pas simple. La plupart des voyageurs partent de Yangon en bus de nuit pour Mandalay, puis continuent jusqu’au lac Inle ou Bagan, ce qui impose plusieurs nuits en bus. Éviter les voyages de nuit exige un peu de préparation et davantage de temps – comptez environ une semaine, pour un total de 43 400 K, si vous prenez les bus/ou les pick-up suivants :
              Trajet Durée (heures) Tarif (kyats) 
              Yangon-Taungoo 9 4 300-5 000
              Taungoo-Meiktila 6 heures 30 4 000
              Meiktila-Taunggyi (pour le lac Inle) 6 5 000
              Taunggyi-Kalaw 3 2 500
              Kalaw-Mandalay 9 7 000-10 000
              Mandalay-Nyaung U (pour Bagan) 7-8 7 500-9 000
              Bagan-Magwe 8 4 500
              Magwe-Pyay 7 4 100
              Pyay-Yangon 7 4 500

               

              Organiser soi-même son voyage

              Si vous êtes habitué à avoir une voiture vous attendant à l’aéroport et des guides qui vous font visiter le pays, ce type de voyage est tout à fait possible ici, de façon privée (sans passer par les agences d’état). Avant votre départ, contactez une agence de voyages basée à Yangon, ou donnez-vous quelques jours à l’arrivée pour ces préparatifs.
              Le prestataire vous aidera à trouver guides, moyens de transport et hôtels privés.
              Pour vous assurer que votre argent est bien distribué, plutôt que de régler le voyage en une seule fois, demandez à payer sur place et insistez pour louer les services de guides locaux. Exposez votre projet à plus d’un agent et comparez les offres.
              Certains agents insisteront pour que vous souscriviez une assurance de voyage couvrant les frais d’un rapatriement médical en cas d’urgence. Ne le prenez pas à la légère, leurs inquiétudes sont fondées : rien ne garantit la qualité des soins au Myanmar.

              Agences de voyages

              La plupart des visiteurs ont recours à des agences de voyages privées locales pour réserver une visite, louer une voiture ou réserver un vol intérieur. Parmi toutes les “agences de voyages”, seules quelques-unes sont vraiment des voyagistes. La plupart des visiteurs ont recours à des agences de voyages privées locales pour réserver une visite, louer une voiture ou réserver un vol intérieur. Parmi toutes les “agences de voyages”, seules quelques-unes sont vraiment des voyagistes expérimentés, assurant des services complets.

              Budget et devises

              Une fois vos modes de transport et d’hébergement choisis, vous devrez arrêter le budget de votre voyage.
              Au Myanmar, vous paierez quasiment tout en liquide – soit en dollars américains, soit en kyats, la monnaie locale. Parfois, chez un agent de voyages, vous pourrez payer à l’avance certaines de vos dépenses (hôtels, transport), auxquelles s’ajouteront sans doute 5% de frais de traitement.
              Seuls les billets neufs – ne remontant pas à plus de 2006 et en parfait état, c’est-à-dire non pliés, sans taches ou marques quelconques (sceau, écritures, taches) – seront acceptés pour le paiement ou changés en kyats. Rangez-les dans un portefeuille plat pendant votre voyage ou dans un sac banane à porter à la taille. Les DAB acceptant les cartes bancaires internationales existent désormais dans le pays, et le paiement par carte est possible dans certains hôtels, restaurants et magasins touristiques. Malgré tout, mieux vaut voyager avec une somme importante d’argent liquide sur soi.

              Avant le départ

              • Déposez une demande de visa
              • Réservez les hôtels, les vols et les trajets en bateau
              • Prévoyez les permis nécessaires pour entrer dans les zones d’accès restreint
              • Munissez-vous de dollars américains (demandez des billets neufs)
              • Vérifiez vos rappels de vaccins et planifiez-les éventuellement

              N’oubliez pas

              • Un adaptateur multiprise
              • Une lampe électrique
              • Une veste chaude pour les trajets de nuit dans le bus
              • Des photos d’identité en couleur pour les permis des zones d’accès restreint
              • Des tongs ou des sandales
              • Un répulsif contre les insectes
              • Vos médicaments et leur ordonnance

              Voyager seul au Myanmar

              En voyageant de manière indépendante plutôt que dans le cadre d’un circuit organisé, vous maîtriserez davantage l’affectation de l’argent dépensé. Bien souvent, lorsque l’on traite avec une agence avant d’arriver au Myanmar, une part moins importante de l’argent versé se retrouve au final dans les poches des Birmans. Les voyages organisés offrent en général moins de possibilité de contact avec la population. Si vous préférez malgré tout faire appel à une agence de voyages, dans votre pays ou au Myanmar, posez au prestataire les questions suivantes :
              • Qui détient votre agence ?
              • Ces personnes ont-elles des liens avec le gouvernement birman ?
              • Quelle est votre ligne de conduite concernant le recours aux services de prestataires gouvernementaux ou liés au gouvernement ?
              • Travaillez-vous avec des projets d’aide aux populations locales ?
              • Dans le cadre du voyage, puis-je aider directement un dispensaire, une école, un orphelinat ?
              • Puis-je faire appel à plusieurs guides successifs, plutôt qu’à un seul, pour l’ensemble de mon voyage ?
              Mont Popa, région de Mandalay, Birmanie

              Choisir ses prestataires et cibler ses achats

              Malgré les récents changements positifs dans le pays, les violations des droits humains se poursuivent et les écarts entre riches et pauvres perdurent – une situation imputable en grande partie au pouvoir actuel et à ses prédécesseurs.
              Des organisations telles que Tourism Concern (www.tourismconcern.org.uk/ burma.html), Tourism Transparency (www.tourismtransparency.org) et EcoBurma (www.ecoburma.com) incitent les visiteurs à dépenser le moins possible dans des établissements et des services gouvernementaux ou liés au régime. Il est toutefois très difficile de s’y retrouver dans l’écheveau complexe de liens financiers tissant l’économie du Myanmar. Si le gouvernement s’est retiré de certains secteurs, comme la distribution de carburants, il continue de contrôler de larges pans de l’économie, soit directement soit par l’intermédiaire de sociétés aux mains des militaires. Certains amis du régime, comme Tay Za, propriétaire du groupe Htoo, sont aisément repérables, mais il n’en va pas de même pour d’autres sociétés “privées”, gérées discrètement par des responsables ou des sympathisants du pouvoir, ou par leurs proches. Il est parfois difficile d’établir le lien, entre autres du fait de l’absence de nom de famille au Myanmar – chaque membre d’une famille a son propre nom. Par ailleurs, chaque société verse des taxes – taxes officielles et pots-de-vin –, sans lesquelles rien ne se fait. Aucune activité économique ne peut se dérouler à l’écart de transaction financière avec le gouvernement. Lorsque vous achetez des souvenirs, demandez-vous qui les produit ou les fabrique.

              Répartir ses dépenses

              Les voyageurs indépendants ont tendance à dépenser leur argent dans un nombre restreint d’endroits, car la familiarité rassure – le conducteur de trishaw devenu votre copain ou le restaurant dont vous appréciez la cuisine. Pourtant, en multipliant les lieux de dépense, le voyageur multiplie d’autant le nombre d’habitants susceptibles d’en bénéficier. Quelques éléments à garder en mémoire :
              • Ne vous fournissez pas auprès des mêmes personnes (hébergement, repas, taxi, guide).
              • Sachez que des commissions sont payées en sous-main sur tout ce que vous achetez lorsque vous êtes accompagné d’un chauffeur ou d’un guide. Si tous les voyageurs font comme vous, la présence de touristes ne bénéficie qu’à une poignée de privilégiés.
              • Prévoyez des haltes au cours de vos déplacements, ou planifiez au moins une destination hors des sentiers battus, où les contacts avec les étrangers sont plus rares.
              • Ne prenez pas toujours le taxi ou le trishaw au même endroit, et tâchez de choisir ceux qui n’attendent pas près des zones touristiques.
              • Prenez vos repas dans différents restaurants familiaux ; si vous séjournez à l’hôtel, dînez à l’extérieur le plus souvent possible. À Ngapali Beach, par exemple, les petits restaurants sont juste en face de la plage et des hôtels.
              • Achetez vos souvenirs auprès des artisans au fur et à mesure de votre périple ; si vous séjournez la plupart du temps au même endroit, ne les achetez pas tous dans la même boutique.
              Maisons sur pilotis, lac Inle, Birmanie

              Mesurer ses paroles

              Parler librement n’est pas un acte anodin pour les Birmans, qui sont souvent frustrés de contacts et d’échanges avec les étrangers. En dialoguant avec eux vous témoignerez du fait que le Myanmar n’est pas tombé dans l’oubli. Ceci étant, n’oubliez pas que les gens qui font campagne contre les autorités continuent d’être arrêtés et emprisonnés au Myanmar. Prenez garde à ne mettre personne dans une situation dangereuse. Gardez ces précautions à garder à l’esprit :
              • N’engagez pas de discussion politique dans des situations inappropriées. Laissez les Birmans diriger la conversation.
              • Prudence également dans vos remarques ou questions au téléphone ou par courriel.
              • Méfiez-vous des lieux où les minorités sont traitées comme des curiosités.
              • Réfléchissez bien avant d’accuser quiconque de vol ou d’escroquerie, car cela peut entraîner de lourdes conséquences pour des personnes innocentes. Un chauffeur de bus peut ainsi être importuné si vous portez plainte parce qu’on a volé votre appareil photo à bord de son véhicule.

              Aide directe au développement

              Les voyageurs peuvent agir concrètement, positivement, durant leur séjour.
              • Demandez aux propriétaires de pensions, agents, enseignants et moines où adresser un don pour contribuer à l’achat de fournitures médicales ou scolaires, par exemple. Arrêtez-vous dans une école de village et voyez de quoi elle a besoin. Souvent, moins de 100 $US (73 €) suffisent à financer un livre, un cahier et un stylo à chacun.
              • Fréquentez les établissements engagés, qui soutiennent des initiatives caritatives.

              Certaines ONG préfèrent que les visiteurs s’en tiennent à leur voyage (et à des dons) et les laissent se charger des grands chantiers. Nous avons cependant rencontré des voyageurs retraités qui se comportaient comme des bénévoles actifs. Convaincus que l’aide mettait trop longtemps à parvenir aux populations, ils viennent deux fois par an financer leurs propres projets. L’un d’eux, ayant supervisé la construction d’écoles, témoigne : “Lorsque j’en achève une, je n’ai que 10 minutes de route à faire pour trouver un autre village dans le besoin.”

              Cadeaux et dons

              Les distributions de bonbons, de stylos ou d’argent aux enfants rencontrés sur les sentiers de randonnée ou à la sortie des sites ont un effet pervers (vous le constaterez en voyant les petits mendiants vous poursuivre autour des pagodes). De nombreux habitants déconseillent de donner aux enfants. Quelques pistes pour faire un don utile :
              • Donnez directement aux écoles, aux centres médicaux ou aux chefs de village. Par exemple, rendez visite à une école de village, demandez à l’enseignant quelles fournitures manquent, achetez-les et distribuez-les aux écoliers.
              • Les articles étrangers (un stylo par exemple) sont considérés comme précieux et finissent souvent sur une étagère. Si vous voulez offrir quelque chose d’utile, achetez-le sur place. Cela injecte de l’argent dans l’économie locale, et les destinataires du cadeau l’utiliseront volontiers !
              • Pour ne pas encourager la mendicité, ne donnez de l’argent qu’aux personnes avec lesquelles vous avez créé un lien personnel.
              • Pour aider une famille sans ressources, accompagnez-la au marché et faites les courses.

              Source : Lonely Planet




                Expériences inoubliables à vivre en Asie

                Expériences inoubliables à vivre en Asie

                Faire du trekking dans l'Himalaya, Népal

                Avec des paysages irréels et les plus hautes montagnes du monde, l’Asie attire les aventuriers depuis toujours.

                1. Faire du trekking dans l’Himalaya (Népal)

                Le trekking ne s’est développé au Népal qu’à partir du milieu des années 1960, mais il est rapidement devenu la destination la plus prisée du globe dans ce domaine : la plus haute chaîne de montagnes au monde s’y étire, marbrée de vallées attirant les randonneurs dans l’orbite de monts tels que l’Everest, l’Ama Dablam, le Dhaulagiri, le Cho Oyu ou l’Annapurna. Le camp de base de l’Everest est la destination la plus fréquentée et, dernièrement, les routes ont grignoté le célèbre circuit de l’Annapurna, repoussant les trekkeurs basés à Pokhara vers le sanctuaire de l’Annapurna, voire plus haut dans le Mustang. Parmi les destinations moins traditionnelles, citons la région de Dolpo, immortalisée dans Le Léopard des neiges de Peter Matthiessen, et le camp de base du Makalu.

                La quasi-totalité des compagnies de trekking proposent des itinéraires au Népal. Thamel, l’animé quartier touristique de Katmandou, est plein à craquer d’agences de trekking.

                2. Faire de l’Escalade à Railay (Thaïlande)

                Grimper directement depuis une plage tropicale sur des hauteurs dont le décor rappelle celui qui a vu fanfaronner James Bond dans L’Homme au pistolet d’or ? C’est possible ici. Paillotes entre les palmiers, bars de plage et falaises donnant sur un abrupt arrière-pays, plages de sable blanc : difficile de trouver plus décontracté que Railay. Parmi les innombrables possibilités d’escalade, les débutants apprécieront la face nord de la Diamond Cave et l’ABC Wall. On peut y faire du solo intégral : une fois la falaise escaladée et votre corps couvert de poussière, vous n’aurez qu’à vous jeter dans les eaux profondes de la mer d’Andaman.

                L’accès le plus facile à Railay s’effectue en longtail boat depuis la plage d’Ao Nang. King Climbers (www.railay.com/railay/climbing/climbing_intro.shtml) est le doyen des clubs locaux.

                Faire de l'escalade à Railay, Thaïlande

                3. Faire du river tubing à Vang Vieng (Laos)

                Descendre la rivière Nam Song sur une chambre à air de tracteur : l’activité a l’air tranquille, mais c’est sans compter l’élément festif. L’amusement que procure le river tubing et l’engouement pour ce loisir sont tels qu’il est devenu l’un des rites de passage pour les globe-trotteurs en Asie du Sud-Est. Criblées de tunnels et de grottes, les falaises calcaires de Vang Vieng surplombent la rivière mais désormais, rares sont ceux qui profitent réellement du décor : les bars longent les berges de la rivière, incitant les tubers à ingurgiter force bières locales. Les autorités ont fermé beaucoup de bars à la suite de plusieurs accidents mortels ; la prudence est toujours de mise.

                Des bus relient Vang Vieng à Luang Prabang et Vientiane.

                Faire du river tubing à Vang Vieng (Laos) Creative commons

                4. Randonner sur la Grande Muraille de Chine

                Les terres protégées sont au sud et les hordes de pilleurs, au nord. Du moins était-ce ainsi que les Chinois voyaient les choses lorsqu’ils bâtirent cet incroyable édifice : la Grande Muraille s’étendait jadis sur plus de 8 000 km, et l’on peut aujourd’hui en parcourir 3 000 à 4 000 km si l’on en suit le moindre vestige. Plus facile à dire qu’à faire : la muraille est délabrée en maints endroits, et s’orienter est parfois un défi en soi. La plupart des aspirants randonneurs se contenteront d’une excursion d’une semaine sur la portion de la province du Hebei (près de Pékin), bien conservée.

                Des treks guidés sur la Grande Muraille couvrent généralement les portions aux alentours de Gubeikou (à 140 km de Pékin), de Jinshanling et de Simatei.

                Randonner sur la Grande Muraille de Chine

                5. Faire du kayak dans la baie d’Ha-Long (Vietnam)

                Avec ses eaux ponctuées de milliers de pics et d’îlots calcaires, la baie d’Ha-Long se classe parmi les paysages les plus reconnaissables d’Asie. Si, des années durant, les jonques filant entre les îles en furent le symbole, le site est aujourd’hui un haut lieu pour les kayakistes souhaitant évoluer à proximité de ses rochers. Comme tout paysage karstique, la baie est mouchetée de grottes, d’arcs et de piliers : où que vous pointiez votre kayak, vous découvrirez de nouvelles formations. Des excursions de plusieurs journées se font souvent à bord des fameuses jonques (où vous vous restaurerez et dormirez).

                La baie d’Ha-Long est à environ 3 heures de route d’Hanoi, d’où partent souvent les excursions en kayak.

                Faire du kayak dans la baie d'Ha-Long (Vietnam)

                6. Traverser la jungle de Bornéo (Indonésie)

                La forêt tropicale humide de Bornéo est probablement l’un des endroits les plus vierges de la planète, et la traversée de la troisième plus grande île au monde d’une côte à l’autre est une des aventures les plus fantastiques (et les moins entreprises) d’Asie. Depuis Balikpapan, vous pourrez remonter le fleuve Sungai Mahakam sur diverses embarcations (comptez environ une semaine pour ces 900 km). De l’autre côté de l’île, vous pourrez descendre le Sungai Kapuas, le plus long fleuve insulaire au monde, mais les monts Muller sont un obstacle majeur : 5–7 jours de marche dans un massif connu pour ses gués, ses sangsues et ses pentes escarpées.

                Vous ne pourrez franchir les monts muller sans un guide. Nous conseillons De’Giant Tours (www.borneotourgigant.com) et Kompakh (www.tatunet.ddo.jp/kompakh/en/about_us.php).

                Traverser la jungle de Bornéo (Indonésie) Creative commons

                7. Faire du vélo au Vietnam

                Le vélo est presque l’incarnation du Vietnam, et que ce soit dans les rues coloniales d’Hoi An ou sur les hautes berges des rizières, il est devenu l’un des véhicules privilégiés des visiteurs. Différentes expériences sont possibles. Au sud, le très plat delta du Mékong donne à voir presque autant d’étendues d’eau que de terre (les ponts y sont peut-être plus nombreux que partout ailleurs dans le monde). Au centre, il est possible de combiner cyclisme côtier autour de stations balnéaires comme Danang ou Nha Trang avec des sessions d’escalade sur les hauteurs, où vous pédalerez au milieu de forêts tropicales et de plantations de café.

                Les tour-opérateurs du monde entier proposent des excursions cyclistes à travers le Vietnam.

                Faire du vélo au Vietnam Creative commons

                8. Sauter à l’élastique depuis la tour de Macao (Chine)

                L’ancien comptoir portugais n’est aujourd’hui probablement connu que pour deux choses : les flambeurs de ses casinos et le plus haut saut à l’élastique au monde. Sauter de la tour de Macao revient à tomber du toit d’un immeuble de 76 étages. Il faut 60 secondes en ascenseur rien que pour atteindre la plate-forme mais, bonne ( ?) nouvelle, y chuter à près de 200 km/heure prend le 10e de ce temps. Pour voir Macao sous un angle encore plus unique, sautez de nuit.

                Vous trouverez plus d’informations sur le saut à l’élastique à Macao sur http://macau.ajhackett.com.

                9. Surfer à Bali (Indonésie)

                À l’extrême sud de Bali, la péninsule de Bukit ressemble à une digue en pleine mer arrosée par la houle de l’océan Indien. Les breaks longent toute sa côte est, attirant les surfeurs de tous niveaux du monde entier. Sur la très fréquentée plage de Kuta, de doux beach breaks forment l’environnement idéal pour apprendre, tandis que la longue vague tubulaire de Padang Padang (alias le pipeline de Bali) est légendaire. Juste au sud de Padang Padang, Uluwatu est sans doute le spot de surf le plus pittoresque : on y rame vers les cinq breaks en traversant une grotte.

                Les vols à destination de Bali atterrissent à Denpasar, à l’entrée de la péninsule de Bukit. Vous pourrez louer des planches de surf dans l’animée Kuta. Pour la météo des vagues, consultez le site www.baliwaves.com.

                Surfer à Bali (Indonésie)

                 

                10.. Relier les villes de la route de la soie par voie de Terre

                Trois villes phares symbolisent particulièrement le tenace parfum d’exotisme de la route de la Soie : Samarcande, Boukhara et Kachgar ont, des siècles durant, attiré les esprits vers l’immensité de l’Asie centrale. En Ouzbékistan, le Registan, place centrale de Samarcande à l’architecture époustouflante, est probablement le site le plus évocateur de la route de la Soie. Dans la proche Boukhara, le minaret de Kalon impressionna un Gengis Khan saccageur avant de devenir un donjon pour les officiers et espions de l’Empire britannique. En Chine, les bruyants bazars de Kachgar attirent toujours les voyageurs et marchands qui répondent à l’appel de cette fantastique route terrestre.

                Presque équidistante de Boukhara et de Kachgar, Tachkent est la porte d’entrée la plus pratique.

                Source : Lonely Planet