Pourquoi visiter l’Iran ?

 

Yazd, Iran

L’Iran est un pays qui nous est quasiment inconnu, alors qu’il est accessible en cinq petites heures d’avion. Allons au-delà de la mauvaise image que nous avons de ce pays, car derrière le visage fermé des ayatollahs se cache un peuple d’une extraordinaire hospitalité et une culture millénaire. Voici les bonnes raisons de partir en Iran.

La douceur de vivre persane

Femme priant à Chiraz, Iran

Les Iraniens sont un peuple raffiné. Malgré l’interdiction des mollahs, les grands poètes de l’âge d’or perse sont toujours admirés, et leurs tombeaux font l’objet d’un pèlerinage pour beaucoup d’Iraniens. Il n’est pas rare qu’un taxi ou qu’un commerçant puisse vous réciter un poème de Hafez, Saadi ou Ferdowsi, avec légèreté et profondeur. Lecture de poèmes, promenades dans les jardins persans, dégustation de thés… Cette douceur de vivre à l’iranienne est particulièrement saisissable à Shiraz.

Jardin de Dolat Abad à Yazd, Iran

Jardin de Dolat Abad à Yazd, Iran

Le patrimoine culturel millénaire

L’ancienne Perse abrite sur son sol les vestiges d’une civilisation millénaire. Le pays recense effectivement vingt sites inscrits au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. Le site de Persépolis par exemple fait prendre la mesure de la puissance de ce que pouvait être l’Empire perse sous Darius I (550–486 av. J-C.), à l’époque où son territoire s’étendait de l’Égypte à l’Asie centrale. Les principaux sites sont concentrés à l’ouest du pays et peuvent aisément être visités au cours d’un seul et même voyage.

Persépolis, Iran

Persépolis, Iran

La fenêtre géopolitique favorable… et précaire

Après l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, une grande partie des sanctions économiques internationales ont été levées. Le président Hassan Rohani, considéré comme un modéré, a œuvré pour l’ouverture et le réchauffement des relations avec l’Occident. 2017 s’annonce comme une année charnière. L’équilibre atteint sous les présidences de Barack Obama et de Hassan Rohani peut basculer avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump — ouvertement hostile à l’accord signé — et l’élection du futur président iranien prévue au mois de mai. C’est donc le moment où jamais d’aller visiter l’Iran !

Savalan, volcan en Iran

Savalan, volcan en Iran

L’hospitalité des Iraniens

Celle-ci est légendaire ! Que leur hôte se sente confortable est une priorité pour les Iraniens. Ce n’est pas obséquieux, cela ne se ressent jamais comme un effort. Tout est fait en finesse, les rapports sont fluides et chaleureux même avec le plus parfait inconnu. Beaucoup de voyageurs revenus d’Iran ont rapporté ces témoignages d’hospitalité. Celle-ci est d’autant plus vivace aujourd’hui que les Iraniens souffrent de leur mauvaise réputation à l’international. Dans le contexte politique actuel, qu’un étranger fasse la démarche de venir à leur rencontre, dans leur pays, les touche véritablement.

Cuisine traditionnelle iranienne

Cuisine traditionnelle iranienne

Source Lonely Planet




    Ecotourisme : Ou Voyager ?

     

    Quelle destination pour faire du tourisme durable

    Trek dans la région de Khumbu, Népal

    Année internationale du tourisme durable pour le développement, 2017 est le moment parfait pour s’interroger sur la manière dont nos choix de voyageurs peuvent servir la planète et ses populations.

    Parcs nationaux en France

    Sachant qu’un vol transatlantique a une empreinte carbone équivalant à une année de conduite automobile, plutôt que de partir dans un parc national américain, choisissez-en un près de chez vous. Grâce à leur politique de protection, vous pourrez facilement observer dans les 7 parcs nationaux de métropole des dizaines de mammifères (bouquetins, chamois, marmottes…) et d’oiseaux (vautours, aigles…) dans des paysages dignes des plus grands westerns.

    Marmotte dans le parc national des Écrins, France

    Marmotte dans le parc national des Écrins, France

    Baleine et dauphins dans l’archipel des Açores, Portugal

    Tandis que l’enfermement des cétacés à des fins de divertissement cristallise les critiques, ne vous privez pas d’admirer les baleines et les dauphins dans leur habitat naturel. Avec 27 espèces présentes, la mer des Açores, parfois surnommée “le carrefour mondial des cétacés”, ne risque guère de vous décevoir. Et depuis la France, votre empreinte carbone dépassera à peine celle d’un vol pour la Grèce.

    La Dolphin and Whale Connection est engagée dans le tourisme durable.

    Baleine dans l'archipel des Açores, Portugal

     Suède

    Souvent considérée comme le pays le plus respectueux de l’environnement, la Suède vous donne les moyens de voyager avec une empreinte écologique minime. Au choix, plus de 250 hôtels et auberges de jeunesse labellisés Nordic Swan, des centaines de circuits certifiés Nature’s Best. Sillonnez Göteborg à vélo, explorez le parc national urbain de Stockholm, sans oublier de savourer des produits bio d’origine locale en chemin.

    Tout sur le développement durable en Suède sur sweden.se/nature/sustainable-living.

    Göteborg, Suède

    Göteborg, Suède

     Népal

    Voyager durable, c’est aussi dépenser son argent de façon généreuse. D’une magnitude de 7,8, le séisme qui a frappé le Népal en avril 2015 a dévasté l’industrie touristique du pays. Sachant que la plupart des itinéraires de randonnée ont rouvert et que nombre de communautés locales dépendent des groupes de marcheurs pour subsister, le moment est idéal pour partir.

    Projects abroad propose de participer à la reconstruction de villages.

    Annapurna Himal, Himalaya, Népal

    Annapurna Himal, Himalaya, Népal

     Gansbaai, Afrique du Sud

    De paisible village de pêcheurs Gansbaai, localité sud-africaine du Cap occidental, est devenue l’un des plus importants bastions du tourisme aventurier du pays. Plongée parmi les requins, observation des baleines, kayak et randonnée, tout est certifié Fair Trade Tourism !

    Admirez un grand requin blanc avec Marine Dynamics, très impliqué dans la recherche marine et les projets de conservation d’espèces menacées.

    Plongée parmi les requins à Gansbaai, Afrique du Sud

    Plongée parmi les requins à Gansbaai, Afrique du Sud

    Où dormir ?

    Hôtels Cayuga Collection, Costa Rica

    Parmi les leaders mondiaux en matière d’approche durable, le Costa Rica vise à devenir le premier pays à bilan carbone neutre à l’horizon 2020. Outre les sites et circuits respectueux de l’environnement et de la culture figurent une foule d’hôtels écoresponsables. Nichés dans des recoins de la nature costaricienne, les établissements de la Cayuga Collection méritent tout votre intérêt.

    Guettez les hôtels bénéficiant de la certification pour un tourisme durable (CST), qui s’engagent à respecter la nature, la culture et les populations locales.

    Séjours chez l’habitant

    Loger dans une famille est une excellente façon de découvrir une communauté et de lui faire profiter de l’activité touristique. Le plus difficile est de faire en sorte que son séjour apporte un bénéfice à long terme. Heureusement, de nombreux prestataires spécialisés effectuent pour vous ce travail en amont.

    Responsible Travel dispose d’une offre large.

    Les bons comportements pour voyager responsable

     Respectez les animaux

    Jadis, les balades à dos d’éléphant constituaient un passage obligé pour les touristes en Thaïlande. Aujourd’hui, on considère que ces activités nuisent à la santé des animaux. Heureusement, un nombre croissant de réserves thaïlandaises offre aux visiteurs la chance d’interagir avec ces pachydermes dans un environnement respectueux des deux parties.

    Visitez l’Elephant Nature Park près de Chiang Mai, ou ElephantsWorld près de Kanchanaburi.

    Elephant Nature Park, région de Chiang Mai, Thaïlande

    Elephant Nature Park, région de Chiang Mai, Thaïlande

     Soutenez les restaurants durables

    De la pratique “de la ferme à l’assiette” jusqu’à la réduction du gaspillage alimentaire, les initiatives se multiplient et influent sur la planète à l’échelle locale et internationale. Parmi les villes les plus militantes figurent Seattle, avec l’obligation de recycler les déchets alimentaires et des plantations de légumes sur les trottoirs, et Copenhague, qui recèle des restaurants parmi les plus écologiques au monde.

    De passage à Copenhague ? Réservez au Relae ou au Rub & Stub.

    10. Limitez votre empreinte plastique

    Sur l’île indonésienne de Bali, quelque trois millions de bouteilles plastiques seraient utilisées chaque mois. Privilégiez les bouteilles d’eau réutilisables et les sacs de commissions en tissu, ou encore n’utilisez pas de pailles dans vos boissons.

    Le site www.mescoursespourlaplanete.com vous aidera à adopter tous les bons réflexes lors de vos courses, partout dans le monde.

    Source Lonely planet

     




      Street food indienne

      Street food sur un marché indien

      À toutes les heures de la journée, au détour d’une rue ou d’un temple, les vendeurs de rue proposent aux passants de petits délices à déguster sur place. Parmi les dizaines de leurs spécialités, voici ma petite sélection personnelle :

      Aloo Tikki

      J’ai découvert l’Aloo Tikki lorsque je vivais à Delhi. Il semble que ce snack soit présent en Inde du Nord principalement, je ne l’ai pas retrouvé en Inde du Sud. Le principe est simple : c’est une boulette de purée de pommes de terre épicée frite (Aloo signifie « pomme de terre », Tikki peut se traduire par « croquette »). La boulette dorée est arrosée de sauce à la menthe et d’une sauce de tamarin. Certains l’accompagnent de yaourt, pour adoucir l’acidité du tamarin, et parsèment le tout de graines de grenade. J’appréciais particulièrement ce snack lors de mes petites fringales hivernales.

      Aloo Tikki, snack du nord de l’Inde

      Aloo Tikki, snack du nord de l'Inde

      Bhel puri

      Le bhel puri est LE snack de chowpatti beach à Bombay. C’est au coucher du soleil que les vendeurs de bhel puri se pressent sur le front de mer pour le servir aux familles et aux amoureux venus se promener. Le charme du bhel puri, c’est son croustillant ! L’ingrédient principal étant du riz soufflé, mélangé à du sev (de petits vermicelles fris, servis froids), des morceaux de pommes de terre, d’oignons, de coriandre fraîche et de masala (un mélange d’épices). Le bhel puri est servi dans un papier journal plié en cône ou dans une assiette en carton.

      Bhel puri, street food populaire dans le nord de l’Inde

      Bhel puri, street food populaire dans le nord de l'Inde

      Momos

      Les momos ne sont pas à proprement parler un snack indien, puisque ce sont les Tibétains qui les ont ramenés du Tibet en immigrant vers le sous-continent suite à l’invasion chinoise. Ils sont ainsi venus enrichir la street food indienne avec leurs momos, ou raviolis. Fourrés à la viande, aux légumes ou au fromage, ils sont cuits à la vapeur ou fris. Pour mon palais parfois éprouvé par la puissance des épices indiennes, les momos tibétains étaient un refuge de fraîcheur, sans chili ni épice.

      Momos, plat tibétain

      Momos, plat tibétain

      Kulfi

      Lors des grosses chaleurs des mois d’avril et mai, le kulfi est un régal ! Ce dessert glacé est pourtant très riche d’un point de vue calorique… Il est constitué de crème et de pistaches, auxquelles certains ajoutent des amandes, voire des fruits secs. Mais c’est souvent la version la plus simple que l’on trouve dans les boîtes en métal gelées, portées sur la tête des vendeurs ambulants. Traditionnellement, les moules sont coniques en métal, ce qui donne des glaces vertes en forme de cône, qui fondent délicieusement sous le soleil de plomb.




        Idées de voyages en famille

        Envie de vivre des sensations nouvelles lors de votre prochain voyage ? Sortez votre famille de sa zone de confort avec ces idées d’aventures à partager.

        1. L’Islande avec ses enfants

        Faire du traîneau à chiens, voir des baleines, marcher sur un glacier, admirer des aurores boréales, se baigner dans d’innombrables bassins géothermiques : un séjour en Islande permet tout cela à la fois. Et si ce n’est pas encore suffisant, vous pourrez aussi descendre dans les entrailles d’un volcan en activité.
        Un âge minimal est requis pour certaines activités et d’autres sont dépendantes des conditions climatiques. www.insidethevolcano.com.
        Cratère de Viti, région de Krafla, Islande

        2. Voyage nature en Nouvelle-Zélande

        La beauté de la Nouvelle-Zélande et sa réputation en matière d’activités de plein air en font une destination appréciée des familles. Louer un camping-car est un moyen économique d’explorer le pays en toute liberté tout en profitant de la nature sans devoir monter sa tente chaque soir.
        Ne sous-estimez pas les distances : choisissez entre l’île du Sud et celle du Nord et planifiez vos trajets ; www.newzealand.com donne des infos utiles sur la conduite.
        Camping-car en Nouvelle-Zélande

        3. Au cœur de la médina de Marrakech, Maroc

        L’appel à la prière et les charmeurs de serpents, les ruelles, les boutiques débordant de marchandises, les épices, les tagines et les jus de fruits frais : la visite de la médina de Marrakech est une aventure pour les sens mais aussi une formidable occasion d’acquérir un savoir-faire indispensable en voyage, l’art du marchandage.
        Préparez vos enfants en leur donnant des clés pour comprendre la culture locale et la marche à suivre si vous deviez vous perdre dans le dédale de ruelles !

        4. Observation de la faune en Afrique du Sud

        Pour la plupart des voyageurs, observer des animaux à l’état sauvage est le nec plus ultra en matière de sensations fortes. Le parc national Kruger est parfaitement adapté aux enfants car il y a une forte probabilité de voir des animaux et les distances à parcourir sont relativement faibles dans la partie sud du parc. Des lodges dotés de piscine permettent de se rafraîchir.
        Les enfants apprendront tous les secrets des éléphants au musée de Letaba. Avant de réserver, vérifiez les restrictions d’âge si vous voyagez avec des moins de six ans.
        Lion au parc national Kruger, Afrique du Sud

        5. Activités insolites à Snowdonia, Pays de Galles, Royaume-Uni

        Faire du trampoline dans une grotte, s’envoler sur une balançoire géante, surfer dans un lagon artificiel : le nord-ouest du pays de Galles s’impose logiquement parmi nos destinations aventure. Les enfants adoreront aussi s’initier à l’histoire dans les nombreux châteaux, grimper au sommet du Snowdon et monter à bord d’un train à vapeur.
        Pour d’autres activités insolites, voyez www.surfsnowdonia.co.uk et www.zipworld.co.uk.
        Train à vapeur du Snowdon, Snowdonia, pays de Galles

        6. Explorer Washington en famille, États-Unis

        Explorer une capitale célèbre est une aventure en soi. À Washington, vous pourrez combiner l’apprentissage (de l’art de l’espionnage à l’International Spy Museum), les études (d’histoire au Lincoln Memorial et dans d’excellents musées) et les distractions (monter en ascenseur en haut du Washington Monument, naviguer sur le Tidal Basin).
        Beaucoup de sites sont gratuits mais il faut parfois réserver un créneau horaire.
        Lincoln Memorial, Washington DC, USA

        7. Escapades dans le Sud-Ouest de l’Australie

        Vos enfants ont la tête dans les nuages ? À eux le parcours dans la canopée à 600 m de haut dans la Valley of the Giants. Ils préfèrent les souterrains ? Cap sur les grottes de la région de Margaret River. Ils préfèrent les animaux ? Allez voir les baleines à Geographe Bay. Ou peut-être aiment-ils ramasser des coquillages, faire du vélo, grimper aux arbres ? Ici, tout est possible…
        Les baleines sont visibles de juin à début décembre. Pour des infos sur les activités de plein air, voyez www.margaretriver.com.
        Valley of the Giants, Australie

        8. Le Japon avec des jeunes aventuriers

        Pour les ados amateurs de robots, de jeux vidéo et de technologie, le Japon est un paradis. Ajoutez des occupations plus cérébrales (découverte des mangas et des anime, visite des temples et des sanctuaires) et une escapade dans un parc national ou sur une plage, et vous satisferez même le plus réticent des jeunes aventuriers.
        À Kyoto, voyez le musée international du Manga ; Akihabara, à Tokyo, est le quartier des jeux vidéo.

        9. Aventure familiale au Sri Lanka

        Entre les éléphants, les trains, les temples, les plages, les forts et les parcs naturels, ce petit coin (mais grande île) du sous-continent indien a largement de quoi occuper vos chers petits, sans compter qu’ils seront partout accueillis chaleureusement. Avec un peu d’organisation et le goût de l’aventure, le séjour sera une expérience enrichissante pour tous.
        Le forum des voyageurs de Lonely Planet propose des informations utiles. Emportez de la crème solaire, de l’anti-moustique et des moustiquaires : on en trouve difficilement sur place.
        World's End, parc national de Horton Plains, Sri Lanka

        10. Voyage en famille en Malaisie

        Que vous optiez pour les plages, la jungle ou les villes, la Malaisie constitue pour vos enfants une excellente introduction à l’Asie du Sud-Est. La facilité des déplacements et le niveau de confort équivalent aux standards européens permettent de tempérer le côté exotique (la chaleur et l’humidité, les saveurs inconnues, l’agitation).
        Singapour est un bon point d’accès, avec de fantastiques attractions pour les enfants. Les plus grands apprécieront de partir observer les animaux dans les parcs au cœur de la jungle.

          Travailler depuis le monde entier

          Travailleurs sans frontières

          Ordinateur portable et hamac

          Grâce aux nouvelles technologies de communication et aux espaces de coworking, de plus en plus de travailleurs indépendants gagnent leur pain tout en voyageant. Pour ces “nomades numériques”, le monde – comme le bureau – ne connaît plus de frontières.

           Travailler aux 4 coins du monde

          Le nouveau concept de bleisure − mélange de travail (business) et de loisirs (leisure) – s’applique à cette génération à qui l’essor de “l’économie collaborative” a ouvert les portes d’un monde professionnel itinérant.
          À l’origine, ces nouveaux travailleurs, parfois surnommés “nomades numériques” ou “e-travailleurs”, étaient surtout des créatifs, des universitaires et des informaticiens – graphistes attelés à un projet dans un café d’Amsterdam, développeurs web composant un programme entre deux avions, auteurs tapant leur texte au bord d’une plage en Thaïlande… Aujourd’hui, un nombre croissant d’entreprises a saisi l’intérêt que représente le télétravail.
          Selon Forbes, 34% de la main-d’œuvre des États-Unis est désormais considérée comme indépendante, un chiffre qui devrait atteindre 40% d’ici à 2020. La crise économique de 2008, l’évolution technologique (smartphone, Cloud) et l’influence des réseaux sociaux ont créé les conditions idéales pour la génération freelance.
          Il y a encore 10 ans, il fallait un carnet d’adresses bien rempli pour devenir indépendant. Aujourd’hui, il suffit de rejoindre une plate-forme (Upwork, Fiverr…) permettant aux travailleurs et aux employeurs du monde entier d’entrer directement en contact.
          D’abord prisé de la génération Y et des jeunes ayant compris qu’ils pouvaient faire le tour du monde en travaillant, le télétravail a désormais les faveurs de toutes les classes d’âge. Qu’il s’agisse de semi-retraités entamant une deuxième carrière sous les tropiques, d’étudiants prenant une année sabbatique tout en gagnant leur vie, ou de jeunes familles profitant d’une mission pour s’installer durant une courte durée à l’étranger.
          Si les bénéfices sont évidents, il existe quelques risques : instabilité, problèmes de trésorerie et contrats “zéro heure”… Autre aspect souvent sous-estimé, il est parfois difficile d’apprécier un pays quand on est trop focalisé sur son ordinateur. Il est donc primordial de savoir gérer son temps et de s’accorder des pauses.
          Aujourd’hui, n’importe quel endroit peut se transformer en lieu de travail – hall d’hôtel, café, banc public… Toutefois, l’une des caractéristiques du télétravail est la multiplication des espaces de coworking. Ces derniers permettent aux freelance de disposer des équipements d’un bureau (Wi-Fi, imprimante voire café gratuit) moyennant un forfait à la journée, au mois ou à l’année.
          Les lieux de travail partagés leur permettent aussi de rencontrer d’autres personnes travaillant dans leur domaine. Les réseaux comme Copass ou WeWork se développent à vitesse grand V, avec l’apparition de nouveaux sites dans des villes du monde entier.
          Si les grandes capitales occidentales figurent parmi les hauts lieux du coworking, des destinations plus habituées à voir passer des voyageurs avec leur sac à dos séduisent de plus en plus. Ubud (Bali) et Medellín (Colombie) sont très appréciées pour le coût de la vie intéressant, leurs écoles internationales et leurs communautés d’expatriés. Plus réputée pour ses temples, Chiang Mai, en Thaïlande, connaît également un succès grandissant grâce à son climat tempéré et à ses services tournés vers les Européens. La ville accueillera la Coworking Unconference en février 2017.

          Espaces de coworking au monde

          Voici 10 espaces de coworking parmi les plus tendance de la planète…

          1. Betahaus (Berlin, Allemagne) : espace de coworking et café.
          2. Urban Place (Tel-Aviv, Israël) : au cœur du “pays start-up”, sur le très chic boulevard Rothschild, avec vue sur la Méditerranée.
          3. Punspace (Chiang Mai, Thaïlande) : dispose de deux espaces, à Nimman et Tha Phae Gate, avec en-cas, café et accès 24/7.
          4. Laptop (Paris, France) : espaces douillets et salles de réunion dans un atelier du XIXe siècle réaménagé.
          5. The Farm (New York, États-Unis) : installé à SoHo, ce refuge compte même une maison dans les arbres.
          6. Cowo|360 (Rome, Italie) : un espace de travail lumineux, moderne et aéré dans le nord-est de Rome.
          7. Kindred Studios (Melbourne, Australie) : espace de travail, ateliers d’artistes, bar et… cours de yoga.
          8. Thinking Hut (Amsterdam, Pays-Bas) : installé dans d’anciennes écuries datant de 1912.
          9. Hubud (Ubud, Bali) : dynamique carrefour d’expatriés dans un cadre en bambou, avec vue sur les rizières.
          10. Ondas (Medellín, Colombie) : un lieu combinant café, espace de coworking et école de langue espagnole.

           

            Découverte de l’islande

            Paysages lunaires secoués de geysers fumants, volcans aux lacs d’eau marine, fiers glaciers immaculés, deltas ténébreux aux plages de sable noir ou sources chaudes d’un bleu fluorescent… l’Islande bouleverse et ressource. Une île de flamme et de glaces, la terre des éléments bruts, le pays des extrêmes où vivre 10 expériences hors du commun.

             Plonger au Lagon Bleu

            C’est l’un des lieux les plus populaires de la région. Aménagé dans une coulée de lave, ce complexe thermal (récemment relifté) dévoile une eau laiteuse d’un bleu étincelant, presque fluorescent. Riche en sulfite et d’une température de 36° à 40°, elle est réputée pour ses vertus curatives. On plonge dans ce bain chaud à la couleur surnaturelle et l’on s’enveloppe de boue blanche de silice tout en sirotant un cocktail maison.

            Lagon Bleu, Islande

             Sursauter aux geysers

            La tranquillité des reflets argentés des geysers n’est qu’apparente… À intervalles plus ou moins réguliers, des jets d’eau bouillante sont subitement projetés à 20 mètres de haut (et parfois jusqu’à 80 mètres de hauteur !). Ces extraordinaires crachats terrestres s’observent autour du geyser de Strokkur ou ceux de Geysir, au nord-est de la capitale. Ces derniers ont donné leur nom aux phénomènes de ce genre dans le monde entier.

            Geyser de Strokkur, Islande

             Admirer les glaciers en Islande

            La vallée de Thorsmörk dévoile les trois fiers glaciers Myrdalsjökull, Eyjafjallajökull et Tindfallajökull. Au prix d’un téméraire passage entre les blocs de pierres et les eaux de la Krossá, on accède à ces paysages fabuleux ponctués de spectaculaires coulées de glaces. Plus loin, l’immense calotte glaciaire du Vatnajökull se déploie sur 8300 km2 : le plus grand parc national d’Europe domine un paysage de bout du monde.

             Passer une nuit blanche à Reykjavik

            Avec 200 000 habitants environ, Reykjavik est une petite capitale à taille humaine. Si humaine que son atmosphère joyeuse lui confère la réputation d’une cité dynamique et branchée, à la vie nocturne enfiévrée ! Entourée de quartiers modernes et de parcs verdoyants, la vieille ville déploie des rues bordées de jolies maisons en bois peint et régulièrement ponctuées de bars & discothèques. Dans cette ville dont le nom signifie « baie brumeuse », on combat l’hiver polaire avec gaieté et chaleur humaine !

            Méditer à la faille de l’Almannagja

            Vaste plaine bordée de falaises abruptes, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, Þingvellir est un haut lieu symbolique. Géologiquement d’abord : son incroyable paysage dessine clairement la frontière entre les plaques tectoniques américaine et eurasienne. S’élargissant inexorablement, cette faille laisse place à un immense « no man’s land » continuellement comblé de magma. Historiquement ensuite : les « plaines du Parlement » abritèrent la première assemblée nationale du pays, en l’an 930 – l’une des plus anciennes du monde.

             Faire du scooter des neiges sur les sommets

            Au pays des contrastes, les activités au grand air prennent une tournure magistrale. C’est le cas d’une séance de moto-neige dans le cadre nébuleux du glacier Langjökull, dont les pentes immaculées se prêtent merveilleusement à ce sport de glisse. On profitera de l’occasion pour faire un tour dans l’impressionnant tunnel de glace « Into the Glacier » qui offre 550 mètres de parcours à travers la glace.

             Chasser les aurores boréales en Islande

            Spectaculaires mais imprévisibles, les aurores boréales sont un magnifique phénomène naturel, observé uniquement sur des latitudes septentrionales extrêmes, entre septembre et avril, à certaines conditions climatiques. On part à leur recherche à la manière d’un chercheur d’or : avec passion mais sans garantie. Des guides expérimentés dans la « chasse » aux aurores boréales vous aideront à les apercevoir et vous guideront vers les lieux où les conditions sont optimales. Le centre météorologique fournit aussi des prévisions fiables, calculées sur une échelle de 0 à 9 (plus la probabilité d’observation augmente). Bonne chasse !

            Aurore boréale en Islande

            8. Écouter les légendes elfiques

            Un des aspects les plus envoûtants de l’Islande ne se voit pas. Il faut s’immerger dans cette culture tissée au coeur des éléments pour s’accoutumer à la vision très singulière qu’ont les Islandais de leur terre. Cette dernière est habitée. Par un peuple invisible mais omniprésent : le « peuple caché ». Celui des elfes, des trolls et autres créatures féeriques. L’Islande est un royaume enchanté : chaque route, chaque rue et chaque maison respecte une typologie sacrée, transmise de génération en génération. Aujourd’hui encore, la majorité de la population croit en la possibilité d’une vie elfique et, régulièrement, la vie publique est marquée par des épisodes surnaturels : l’été 2016, par exemple, une entreprise de travaux publics a dû déterrer un rocher pour apaiser la colère des elfes…

            9.  Boucler le « cercle d’or » à Gullfoss

            Après les « plaines du Parlement » à Þingvellir et les geysers de Geysir, le fameux périple appelé « cercle d’or » se poursuit à la magnifique chute de Gullfoss. Signifiant « chute d’or », elle a la particularité d’être souvent couronnée d’un arc-en-ciel entre ses deux rives.

            Gullfoss, Islande

            10. Chevaucher les plaines volcaniques d’Islande

            Juste assez grand pour n’être pas poney, le petit cheval islandais est vif et vigoureux. Entre cratères volcaniques, champs de lave et plaines ondoyantes, il sera un compagnon idéal pour parcourir ces vastes contrées.