Les endroits insolites et secrets à découvrir au Philippines

Les endroits insolites et secrets à découvrir au Philippines

L’archipel des Philippines regroupe plus de 7 000 îles et tout autant (ou presque) d’endroits inconnus des voyageurs. Ce mois-ci, quelques-uns de ces lieux secrets vont être dévoilés. Du nord au sud et d’est en ouest, partons à la découverte de ces endroits inexplorés et encore préservés de tout. Des îles lointaines en passant par les paysages atypiques et les attractions naturelles.

Batanes Terres sauvages

Situées à plus de 160 kilomètres au nord de Luzon et à moins de 200 kilomètres du sud de Taïwan, les îles Batanes sont les plus au nord de l’archipel. Elles sont composées de dix îles dont seules trois sont habitées. La majeure partie de la population vit de la chasse et de la pêche, et le reste des habitants est employé par le gouvernement. La particularité de ces îles réside dans les paysages, qui sont très différents de ceux que l’on peut admirer à Luzon où aux Visayas par exemple. La région est très montagneuse et verdoyante, et il n’est pas rare de croiser des troupeaux d’animaux évoluant en toute liberté.

Port Barton – Island hopping

Situé sur le littoral ouest de l’archipel de Palawan, à mi-chemin entre Puerto Princesa et El Nido, Port Barton est l’endroit idéal pour réaliser une escale et profiter pleinement des plages idylliques et désertes des Philippines. A proximité se trouve une mangrove accessible uniquement en bateau et qui est le domicile de nombreux singes, oiseaux et reptiles. Les voyageurs profiteront également du island hopping, activité très répandue dans la région et qui consiste à passer une journée à voyager d’île en île à bord d’une banca. Afin d’admirer les magnifiques fonds marins, le snorkeling est immanquable. Poissons de toutes les couleurs, coraux, tortues et étoiles de mer seront aux rendez-vous.

Callao cave Au cœur de la Terre

C’est à l’extrême nord de Luzon, dans la province de Cagayan, que l’on peut partir à la découverte de cette formation rocheuse très particulière. Cette grotte calcaire, composée de sept chambres, compte parmi les sites naturels les plus impressionnants de la province. Les rais de lumière s’engouffrent par les nombreuses crevasses et laissent entrevoir certains des recoins les plus obscurs. A la nuit tombée, formes et lumière se mélangent et créent un décor mystique. La première cave étant la plus grande, elle est aussi le lieu choisi par les habitants pour y construire une petite chapelle enterrée, au sein de laquelle ont lieu des rassemblements lors de certaines cérémonies.

Kalanggaman Island Tranquille paradis

Un immense banc de sable blanc noyé au milieu des eaux transparentes et turquoises, des palmiers et des fonds marins inoubliables. Voici comment résumer l’île de Kalanggaman en quelques mots. Ce petit paradis, long d’un kilomètre seulement, est accessible en bateau depuis la ville de Palompon, située à environ une heure de navigation. Au cœur de la province de Leyte, cet endroit est encore totalement préservé du tourisme.  Les voyageurs les plus aguerris pourront profiter de la paisible beauté de l’île en ayant pour impression d’être seuls au monde.

Lake BalananParenthèse enchantée

Au sud de l’île de Negros et entouré d’une végétation abondante, se trouve le Lac Balanan.  Créé suite à un puissant séisme il est aujourd’hui le cœur d’une réserve naturelle. Une jolie promenade longe le lac et permet de s’enfoncer au cœur de la forêt environnante et d’observer la nature ainsi que le mode de vie des locaux. Il est également possible d’emprunter la voie des eaux et d’effectuer la traversée en bateau. Perdus au milieu cette verdure, les promeneurs pourront découvrir une cascade nichée au cœur du parc, elle-même à l’origine d’une vaste piscine naturelle d’eau douce. Un moment privilégié à vivre avec les locaux et leurs animaux. Il n’est pas rare de croiser un buffle en train de se baigner afin de se rafraichir.

Palaui Island – Sanctuaire naturel

Cette petite île d’à peine 40 km² fait partie de la municipalité de Santa Ana. Située au nord de Luzon, l’île principale de l’archipel des Philippines, elle est un véritable sanctuaire naturel. Déclarée réserve marine nationale en août 1994, la faune et la flore y sont très protégées et d’une grande richesse. A l’extrême nord de l’île se trouve le cap Engaño, où trône un majestueux phare érigé lors de la colonisation espagnole et datant des années 1890.  Merveille d’architecture et haut de quatorze mètres, il offre une vue surprenante et imprenable sur l’île voisine de Bauyan ainsi que sur les paysages environnants.

    Voyage aux Philippines, les 5 lieux indispensables à découvrir

     

    Philippines, Chocolate Hills

    1 – Montagnes couleur chocolat

    Situées au cœur de la province de Bohol, les Chocolate Hills représentent une curiosité géologique. Composé de 1268 collines d’environ 1m20 de hauteur, le paysage crée un spectacle saisissant durant les mois de décembre à avril en prenant des teintes marrons, d’où le nom du site. Une légende voudrait que ces reliefs soient des larmes tombées des yeux d’un géant. Sensible à la lumière, ces centaines de petites collines se teintent des couleurs du soleil. Les voyageurs profiteront d’être sur place pour rende visite aux craintifs tarsiers, un des plus petits primates au monde aux yeux démesurément grands.

    2 – Amphithéâtre de rizières en terrasse

    La petite ville de Banaue est située à 1200 mètres d’altitude, au cœur de la province du nord de Luzon. Cette région offre des paysages, une atmosphère et surtout une expérience culturelle uniques. Elle constitue le théâtre de la huitième merveille du monde : les rizières en terrasse de Batad, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, offrant des paysages à couper le souffle et dont les couleurs varient selon les saisons, mais aussi les heures de la journée. Certaines tribus blotties au cœur des vallées vivent toujours de la culture du riz et de la chasse. L’artisanat local reste aussi très riche. Les brumes du soleil levant qui se reflètent dans les rizières viellent de plus de 2000 ans dévalant la montagne, laissent un souvenir inoubliable ainsi qu’un sentiment de quiétude.

    3 – Siargao, le paradis du surf

    Siargao est une île qui saura conquérir le cœur de tous les amoureux de grands espaces et de nature. Des paysages verdoyants extraordinaires, des plages de sable fin et des eaux cristallines idéales pour la pratique du surf. Le Cloud 9 est d’ailleurs un des meilleurs spots d’Asie du sud-est pour la discipline. Les amateurs pourront profiter de plusieurs sites adaptés à tous les niveaux. Pour les autres, de nombreuses grottes ponctuent la région et il est possible de s’enfoncer au cœur de la montagne pour des treks sauvages, ou encore de simplement s’allonger sur les plages désertes de l’île avec pour unique objectif de se laisser bercer par le son des vagues.

    4 – Apo Island, authenticité et fonds marins

    Dans l’archipel des Visayas se situe une toute petite île qui semble insensible aux effets du temps. Ici tout est authentique : les plages de sable blanc et de coraux, les reliefs verdoyants et le village dont les habitants affichent un sourire constant. Les fonds marins sont riches de coraux et des familles entières de tortues y ont élu domicile à moins d’un mètre du rivage. Pas de voitures mais des enfants qui courent jouer sur la plage dès la sortie de l’école et une atmosphère si paisible qu’entre dégustation de poissons fraichement péchés, snorkeling, promenades et couchers de soleil à couper le souffle, il est difficile de repartir d’Apo Island sans en garder un souvenir mémorable de tranquillité et de partage.

    5 – Plage secrète et rivière souterraine

    Situé sur l’île de Palawan et à côté de sa capitale Puerto Princesa, ce parc offre un paysage karstique spectaculaire avec sa rivière souterraine qui se jette dans la mer et subit l’influence des marées. Le site présente des fonds marins exceptionnellement préservés et abrite des forêts parmi les plus significatives d’Asie du sud-est. Le parc et sa rivière souterraine sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO et figurent également dans le classement des sept nouvelles merveilles de la Nature depuis 2011. Cet endroit emblématique dévoile ses nombreuses richesses toutes plus impressionnantes les unes que les autres et saura surprendre les voyageurs grâce à sa beauté naturelle préservée.

      Découvrez l’incroyable parc national de Komodo.

      Des crabes de l’île Christmas ? Les adorables quokkas de Rottnest ? Il n’y a peut-être pas d’endroit au monde aussi synonyme de ses habitants animaux que le parc national indonésien de Komodo.

      Archipel de 603 km2, le parc national de Komodo fait partie des petites îles Sunda, réparties entre les provinces indonésiennes de l’est et de l’ouest de Nusa Tenggara. Ici, le remarquable dragon Komodo – un lézard moniteurs bestiaux mesurant jusqu’à 3 m de long – prospère sur des îles paradisiaques entourées d’une mer d’un bleu étincelant.

      Mais l’observation de ce lézard célèbre n’est qu’une des nombreuses attractions naturelles du parc, les visiteurs peuvent également profiter de la richesse de la vie marine, des sentiers de randonnée en forêt (et réalisables) et des plages de baignade vierges aux sables aux couleurs éclatantes.

      Voici quelques idées afin de vous aider à tirer le meilleur parti de votre visite, pour découvrir la multitude d’attractions fauniques du parc national de Komodo.

      Y aller .

      La petite ville de Labuanbajo sur la grande île de Flores ne fait pas partie du parc mais fonctionne comme la porte d’entrée d’où partent tous les bateaux, ce qui en fait l’un des centres de transport les plus pittoresques du monde ; un village de pêcheurs qui s’éloigne du développement et offre des couchers de soleil épiques de l’Indonésie et une ambiance tropicale à ceux qui passent par là.

      Les points culminants ici incluent manger du homard frais (pour quelques rupiah) au marché de nuit, une sélection de beaux spots de snorkelling et de natation et – si le paysage côtier jaune et lumineux commence à vous faire mal aux yeux – un trek apaisant à travers les villages ruraux et les terres agricoles jusqu’aux piscines bleu pâle de Cunca Waterfall, cachées dans l’intérieur de l’île.

      Plongée sous marine

      Vous ne pouvez entrer dans le parc national de Komodo que lors d’une excursion en bateau organisée à partir de Labuanbajo. Certains circuits vous diront qu’il est possible de tout réaliser en une journée, mais il est beaucoup plus gratifiant, relaxant et responsable de prolonger l’aventure jusqu’à au moins quelques nuits à bord d’un bateau de croisière robuste mais battu par le temps. Un voyage autour de la réserve protégée par l’Unesco avec un équipage local expérimenté donne non seulement un sentiment d’authenticité à l’aventure, mais profite aussi directement à la communauté et à l’économie locales.

      Ce style de randonnée vous donne aussi plus de liberté sur les endroits où vous passez du temps dans l’eau. Le parc porte le nom de ses habitants, mais la faune sous la surface est tout aussi fascinante. Les eaux ici sont rarement beaucoup plus profondes que 3m, donc vous pouvez facilement plonger à travers de grands bancs de poissons colorés qui apparaissent comme des cristaux scintillants à travers les marées translucides.

      Manta Point est à la hauteur de son titre, et les plongeurs sont assurés de voir les raies manta glisser le long du fond de l’océan. Il y a en fait deux spots communément appelés Manta Point, mais ils ont tous les deux des courants doux et une visibilité élevée. Les sites populaires comme Batu Balong et le Chaudron exigent un haut niveau d’expérience pour négocier les eaux tourbillonnantes, mais Castle Rock est une série de corniches plus facile à gérer où vous êtes susceptible d’apercevoir des requins noirs et blancs de récif, des carangues géantes de taille importante et peut-être un dauphin ou deux. Les belles tortues vertes et les tortues à écailles fréquentent aussi ces eaux – attendez-vous à ce qu’au moins quelques-unes dérivent dans votre trajectoire de plongée à un moment donné.

      Il est intéressant de noter que l’eau se déplace beaucoup entre les îles, donc vous devriez être un nageur en eau libre décent avec une certaine expérience de snorkelling pour vous sentir complètement en sécurité. Un bon capitaine se déplacera avec le courant, alors soyez prêt à sauter à rapidement

      Les autres îles

      De nombreux visiteurs du parc ne se rendent pas à l’île de Komodo, surtout si le temps est court, et optent plutôt pour l’île Rinca où il est possible de voir les dragons (ce qui est sans doute plus facile en raison du paysage en grande partie dénudé) tout en faisant des randonnées autour de l’île. Parmi les autres espèces sauvages proposées, on trouve le bison, le cerf du Timor, le cochon sauvage et l’aigle. Mais il peut faire très chaud rapidement, alors venez préparé avec beaucoup d’eau et de protection solaire.

      Padar, une petite île étroite à côté de Komodo, elle est la plus populaire pour les amateurs de trekking. Elle offre une magnifique randonnée de 2 heures jusqu’à un point de vue spectaculaire qui offre l’une des meilleures vues panoramiques de tout le parc. Padar est aussi le foyer de la plage rose qui a, vous l’avez deviné, du sable rose. L’effet est causé par un corail rouge qui se développe juste au large et qui tache le sable blanc par ailleurs brillant.

      Plus petite et moins connue, l’île Kalong abrite l’une des expositions de faune les plus étranges du parc. Autour du coucher du soleil, l’île aux chauves-souris, comme on l’appelle en anglais, est enveloppée de vastes nuages de créatures nocturnes s’élevant au-dessus des mangroves à la recherche de nourriture. C’est une gâterie naturelle spectaculaire qui caractérise l’expérience viscérale de la visite du parc national de Komodo.

      Entrer dans le repaire du dragon

      L’île de Komodo est un atout majeur lorsqu’il s’agit de destinations fauniques. L’île abrite quelque 25 espèces en voie de disparition, plus des milliers d’oiseaux migrateurs qui nichent dans le feuillage dense dispersé sous le mont Satalibo.

      Et puis, bien sûr, il y a les dragons. En repérer un est d’une grande expérience pour les amateurs de faunes sauvages et il y a un certain enthousiasme à voir ces bêtes dans leurs environnement naturels.

        Taïwan met le cap sur l’écotourisme

        Taiwan possède un environnement écologique extrêmement riche – un paradis pour les passionnés d’oiseaux et de papillons. Grâce à sa topographie et ses conditions climatiques uniques, l’île regorge d’espaces naturels protégés avec une faune et une flore variées, sauvages et endémiques exceptionnelles.

        En effet, la protection de l’environnement est aujourd’hui, prise très au sérieux à Taïwan. Les efforts de l’état et des entreprises privées ont permis la création de réserves naturelles et un ensemble de projets ont été réalisés ou sont en cours de réalisation pour accomplir cet engagement.

        Parmi eux, celui des retours des lucioles à Taipei, les recherches écologiques et la préservation des espèces endémiques de l’île, l’amélioration des transports publics, les constructions éco responsables, le style de vie LOHAS, sans oublier le développement de l’agriculture biologique qui est encouragé et favorisé par le gouvernement représentant aujourd’hui 0.7% de la production agricole soit 0.5% de plus que le Japon.

        Le retour des lucioles à Taipei, une mission impossible accomplie !

        La ville de Taipei avait réintroduit des larves de lucioles dans le Parc de Daan situé au sein même de la capitale. Accessible en métro MRT, arrêt « Daan Park » ce petit cocon de verdure offre à ses visiteurs une ambiance magique. A la tombée de la nuit, des milliers de lucioles s’illuminent offrant un ballet féérique.

        Pour permettre aux visiteurs de se promener librement, le parc a été équipé de lampadaires à LED suffisamment lumineux pour indiquer les chemins à suivre tout en respectant la sensibilité des insectes vis-à-vis de la pollution lumineuse. Pour rappel : les visiteurs du parc sont invités à ne pas utiliser leur flash pour prendre des photos ainsi que de rester silencieux afin de ne pas perturber les insectes.

        Les espèces endémiques de l’île

        Séparée par le tropique du Cancer, l’île de Taïwan bénéficie d’un climat subtropical dans la partie Nord et tropical dans la partie Sud. En effet, entouré par la mer et dominé par les montagnes couvertes de forêts, Taïwan possède une faune et une flore diversifiées et impressionnantes.

        L’île compte plus de 4 200 espèces de plantes vasculaires connues, plus de 5 740 espèces de champignons et plus de 19 000 espèces d’animaux sauvages. L’isolement géographique précoce de l’île a entraîné son niveau d’endémisme extrêmement élevé : environs 400 espèces différentes de papillons existent à Taïwan, dont 50 sont endémiques de l’île ; 450 espèces d’oiseaux dont plusieurs endémiques comme la spatule à face noire et la leucoptera Sterna sont également présentes sur les îles de Penghu, à Wulai, au mont Hehuan, à Xitou, à Alishan, dans la Valley du Rift sur la côte Est et dans tous les parcs nationaux de l’île.

        Conscient de l’importance de cet environnement exceptionnel, le gouvernement a ouvert un Institut de recherche sur les espèces endémiques à Taïwan, pour permettre de les conserver et de soutenir l’équilibre à long terme de ses écosystèmes.

        Le développement et l’amélioration des transports publics

        Le gouvernement incite à utiliser les transports en commun en développant les réseaux ferroviaires, de bus, le métro et le youbike – l’équivalent du vélib pour insuffler un mode de vie plus respectueux de l’environnement à ses citoyens.

        Les constructions éco responsable

        Taiwan favorise depuis quelques années la construction d’infrastructures éco-responsable, comme la librairie de Beitou située au nord de Taipei qui est classé 10ème sur le site de voyage “When On Earth”. Localisé dans le parc verdoyant de Beitou, la magnifique structure imaginée par l’architecte Kuo Ying-chao a été le premier bâtiment de Taïwan labélisé Green Building.

        LOHAS “ Lifestyle Of Health And Sustainability ”

        A Taïwan, le bien-être est un art et les habitants ont bien adopté cette tendance mondiale de LOHAS“ Lifestyle Of Health And Sustainability ».

        Adepte de ce style de vie combinant à la fois bien être, santé et développement durable, Taïwan offre une multitude de choix en termes de cuisine, d’activités sportives, de loisirs et de soins traditionnels.

        Régalez vos papilles en découvrant une cuisine saine et savoureuse à la fois, ou pratiquez le yoga, la méditation, les arts martiaux, le Tai Chi, le massage des pieds ou l’acuponcture. Les centaines de sources d’eaux chaudes, sont aussi un excellent moyen pour se détendre et l’une des activités les plus populaires et préférées des Taïwanais. Puis dégustez un thé traditionnel Taïwanais – le Oolong dans l’une des maisons de thé à proximité.

          Pourquoi visiter l’Iran ?

           

          Yazd, Iran

          L’Iran est un pays qui nous est quasiment inconnu, alors qu’il est accessible en cinq petites heures d’avion. Allons au-delà de la mauvaise image que nous avons de ce pays, car derrière le visage fermé des ayatollahs se cache un peuple d’une extraordinaire hospitalité et une culture millénaire. Voici les bonnes raisons de partir en Iran.

          La douceur de vivre persane

          Femme priant à Chiraz, Iran

          Les Iraniens sont un peuple raffiné. Malgré l’interdiction des mollahs, les grands poètes de l’âge d’or perse sont toujours admirés, et leurs tombeaux font l’objet d’un pèlerinage pour beaucoup d’Iraniens. Il n’est pas rare qu’un taxi ou qu’un commerçant puisse vous réciter un poème de Hafez, Saadi ou Ferdowsi, avec légèreté et profondeur. Lecture de poèmes, promenades dans les jardins persans, dégustation de thés… Cette douceur de vivre à l’iranienne est particulièrement saisissable à Shiraz.

          Jardin de Dolat Abad à Yazd, Iran

          Jardin de Dolat Abad à Yazd, Iran

          Le patrimoine culturel millénaire

          L’ancienne Perse abrite sur son sol les vestiges d’une civilisation millénaire. Le pays recense effectivement vingt sites inscrits au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. Le site de Persépolis par exemple fait prendre la mesure de la puissance de ce que pouvait être l’Empire perse sous Darius I (550–486 av. J-C.), à l’époque où son territoire s’étendait de l’Égypte à l’Asie centrale. Les principaux sites sont concentrés à l’ouest du pays et peuvent aisément être visités au cours d’un seul et même voyage.

          Persépolis, Iran

          Persépolis, Iran

          La fenêtre géopolitique favorable… et précaire

          Après l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, une grande partie des sanctions économiques internationales ont été levées. Le président Hassan Rohani, considéré comme un modéré, a œuvré pour l’ouverture et le réchauffement des relations avec l’Occident. 2017 s’annonce comme une année charnière. L’équilibre atteint sous les présidences de Barack Obama et de Hassan Rohani peut basculer avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump — ouvertement hostile à l’accord signé — et l’élection du futur président iranien prévue au mois de mai. C’est donc le moment où jamais d’aller visiter l’Iran !

          Savalan, volcan en Iran

          Savalan, volcan en Iran

          L’hospitalité des Iraniens

          Celle-ci est légendaire ! Que leur hôte se sente confortable est une priorité pour les Iraniens. Ce n’est pas obséquieux, cela ne se ressent jamais comme un effort. Tout est fait en finesse, les rapports sont fluides et chaleureux même avec le plus parfait inconnu. Beaucoup de voyageurs revenus d’Iran ont rapporté ces témoignages d’hospitalité. Celle-ci est d’autant plus vivace aujourd’hui que les Iraniens souffrent de leur mauvaise réputation à l’international. Dans le contexte politique actuel, qu’un étranger fasse la démarche de venir à leur rencontre, dans leur pays, les touche véritablement.

          Cuisine traditionnelle iranienne

          Cuisine traditionnelle iranienne

          Source Lonely Planet




            Ecotourisme : Ou Voyager ?

             

            Quelle destination pour faire du tourisme durable

            Trek dans la région de Khumbu, Népal

            Année internationale du tourisme durable pour le développement, 2017 est le moment parfait pour s’interroger sur la manière dont nos choix de voyageurs peuvent servir la planète et ses populations.

            Parcs nationaux en France

            Sachant qu’un vol transatlantique a une empreinte carbone équivalant à une année de conduite automobile, plutôt que de partir dans un parc national américain, choisissez-en un près de chez vous. Grâce à leur politique de protection, vous pourrez facilement observer dans les 7 parcs nationaux de métropole des dizaines de mammifères (bouquetins, chamois, marmottes…) et d’oiseaux (vautours, aigles…) dans des paysages dignes des plus grands westerns.

            Marmotte dans le parc national des Écrins, France

            Marmotte dans le parc national des Écrins, France

            Baleine et dauphins dans l’archipel des Açores, Portugal

            Tandis que l’enfermement des cétacés à des fins de divertissement cristallise les critiques, ne vous privez pas d’admirer les baleines et les dauphins dans leur habitat naturel. Avec 27 espèces présentes, la mer des Açores, parfois surnommée “le carrefour mondial des cétacés”, ne risque guère de vous décevoir. Et depuis la France, votre empreinte carbone dépassera à peine celle d’un vol pour la Grèce.

            La Dolphin and Whale Connection est engagée dans le tourisme durable.

            Baleine dans l'archipel des Açores, Portugal

             Suède

            Souvent considérée comme le pays le plus respectueux de l’environnement, la Suède vous donne les moyens de voyager avec une empreinte écologique minime. Au choix, plus de 250 hôtels et auberges de jeunesse labellisés Nordic Swan, des centaines de circuits certifiés Nature’s Best. Sillonnez Göteborg à vélo, explorez le parc national urbain de Stockholm, sans oublier de savourer des produits bio d’origine locale en chemin.

            Tout sur le développement durable en Suède sur sweden.se/nature/sustainable-living.

            Göteborg, Suède

            Göteborg, Suède

             Népal

            Voyager durable, c’est aussi dépenser son argent de façon généreuse. D’une magnitude de 7,8, le séisme qui a frappé le Népal en avril 2015 a dévasté l’industrie touristique du pays. Sachant que la plupart des itinéraires de randonnée ont rouvert et que nombre de communautés locales dépendent des groupes de marcheurs pour subsister, le moment est idéal pour partir.

            Projects abroad propose de participer à la reconstruction de villages.

            Annapurna Himal, Himalaya, Népal

            Annapurna Himal, Himalaya, Népal

             Gansbaai, Afrique du Sud

            De paisible village de pêcheurs Gansbaai, localité sud-africaine du Cap occidental, est devenue l’un des plus importants bastions du tourisme aventurier du pays. Plongée parmi les requins, observation des baleines, kayak et randonnée, tout est certifié Fair Trade Tourism !

            Admirez un grand requin blanc avec Marine Dynamics, très impliqué dans la recherche marine et les projets de conservation d’espèces menacées.

            Plongée parmi les requins à Gansbaai, Afrique du Sud

            Plongée parmi les requins à Gansbaai, Afrique du Sud

            Où dormir ?

            Hôtels Cayuga Collection, Costa Rica

            Parmi les leaders mondiaux en matière d’approche durable, le Costa Rica vise à devenir le premier pays à bilan carbone neutre à l’horizon 2020. Outre les sites et circuits respectueux de l’environnement et de la culture figurent une foule d’hôtels écoresponsables. Nichés dans des recoins de la nature costaricienne, les établissements de la Cayuga Collection méritent tout votre intérêt.

            Guettez les hôtels bénéficiant de la certification pour un tourisme durable (CST), qui s’engagent à respecter la nature, la culture et les populations locales.

            Séjours chez l’habitant

            Loger dans une famille est une excellente façon de découvrir une communauté et de lui faire profiter de l’activité touristique. Le plus difficile est de faire en sorte que son séjour apporte un bénéfice à long terme. Heureusement, de nombreux prestataires spécialisés effectuent pour vous ce travail en amont.

            Responsible Travel dispose d’une offre large.

            Les bons comportements pour voyager responsable

             Respectez les animaux

            Jadis, les balades à dos d’éléphant constituaient un passage obligé pour les touristes en Thaïlande. Aujourd’hui, on considère que ces activités nuisent à la santé des animaux. Heureusement, un nombre croissant de réserves thaïlandaises offre aux visiteurs la chance d’interagir avec ces pachydermes dans un environnement respectueux des deux parties.

            Visitez l’Elephant Nature Park près de Chiang Mai, ou ElephantsWorld près de Kanchanaburi.

            Elephant Nature Park, région de Chiang Mai, Thaïlande

            Elephant Nature Park, région de Chiang Mai, Thaïlande

             Soutenez les restaurants durables

            De la pratique “de la ferme à l’assiette” jusqu’à la réduction du gaspillage alimentaire, les initiatives se multiplient et influent sur la planète à l’échelle locale et internationale. Parmi les villes les plus militantes figurent Seattle, avec l’obligation de recycler les déchets alimentaires et des plantations de légumes sur les trottoirs, et Copenhague, qui recèle des restaurants parmi les plus écologiques au monde.

            De passage à Copenhague ? Réservez au Relae ou au Rub & Stub.

            10. Limitez votre empreinte plastique

            Sur l’île indonésienne de Bali, quelque trois millions de bouteilles plastiques seraient utilisées chaque mois. Privilégiez les bouteilles d’eau réutilisables et les sacs de commissions en tissu, ou encore n’utilisez pas de pailles dans vos boissons.

            Le site www.mescoursespourlaplanete.com vous aidera à adopter tous les bons réflexes lors de vos courses, partout dans le monde.

            Source Lonely planet

             




              Street food indienne

              Street food sur un marché indien

              À toutes les heures de la journée, au détour d’une rue ou d’un temple, les vendeurs de rue proposent aux passants de petits délices à déguster sur place. Parmi les dizaines de leurs spécialités, voici ma petite sélection personnelle :

              Aloo Tikki

              J’ai découvert l’Aloo Tikki lorsque je vivais à Delhi. Il semble que ce snack soit présent en Inde du Nord principalement, je ne l’ai pas retrouvé en Inde du Sud. Le principe est simple : c’est une boulette de purée de pommes de terre épicée frite (Aloo signifie « pomme de terre », Tikki peut se traduire par « croquette »). La boulette dorée est arrosée de sauce à la menthe et d’une sauce de tamarin. Certains l’accompagnent de yaourt, pour adoucir l’acidité du tamarin, et parsèment le tout de graines de grenade. J’appréciais particulièrement ce snack lors de mes petites fringales hivernales.

              Aloo Tikki, snack du nord de l’Inde

              Aloo Tikki, snack du nord de l'Inde

              Bhel puri

              Le bhel puri est LE snack de chowpatti beach à Bombay. C’est au coucher du soleil que les vendeurs de bhel puri se pressent sur le front de mer pour le servir aux familles et aux amoureux venus se promener. Le charme du bhel puri, c’est son croustillant ! L’ingrédient principal étant du riz soufflé, mélangé à du sev (de petits vermicelles fris, servis froids), des morceaux de pommes de terre, d’oignons, de coriandre fraîche et de masala (un mélange d’épices). Le bhel puri est servi dans un papier journal plié en cône ou dans une assiette en carton.

              Bhel puri, street food populaire dans le nord de l’Inde

              Bhel puri, street food populaire dans le nord de l'Inde

              Momos

              Les momos ne sont pas à proprement parler un snack indien, puisque ce sont les Tibétains qui les ont ramenés du Tibet en immigrant vers le sous-continent suite à l’invasion chinoise. Ils sont ainsi venus enrichir la street food indienne avec leurs momos, ou raviolis. Fourrés à la viande, aux légumes ou au fromage, ils sont cuits à la vapeur ou fris. Pour mon palais parfois éprouvé par la puissance des épices indiennes, les momos tibétains étaient un refuge de fraîcheur, sans chili ni épice.

              Momos, plat tibétain

              Momos, plat tibétain

              Kulfi

              Lors des grosses chaleurs des mois d’avril et mai, le kulfi est un régal ! Ce dessert glacé est pourtant très riche d’un point de vue calorique… Il est constitué de crème et de pistaches, auxquelles certains ajoutent des amandes, voire des fruits secs. Mais c’est souvent la version la plus simple que l’on trouve dans les boîtes en métal gelées, portées sur la tête des vendeurs ambulants. Traditionnellement, les moules sont coniques en métal, ce qui donne des glaces vertes en forme de cône, qui fondent délicieusement sous le soleil de plomb.




                Découvrir les Philippines

                 

                Vaste contrée composée de plus de 7 000 îles, les Philippines offrent un choix presque infini d’itinéraires. Plages paradisiaques, montagnes aux rizières millénaires, jungle luxuriante, capitale bouillonnante et diversité culturelle étonnante… Embarquement pour 10 expériences inoubliables !

                C’est une exception en Asie : les Philippines sont le seul pays du continent à majorité chrétienne (80% de catholiques). Colonisé pendant plus de 300 ans par les Espagnols, il révèle un étonnant brassage multiculturel à dominante asiatique et latine. Fiestas, églises baroques ou coutumes religieuses traduisent un métissage unique au monde.

                S’émerveiller de rizières millénaires

                S’alignant par centaines sur les flancs verdoyants des montagnes intérieures de l’île de Luzon, les rizières de Batad et de Banaue sont un spectacle magique. Surnommées la « huitième merveille du monde » et classées au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, elles révèlent l’incroyable ingéniosité dont les hommes ont fait preuve pour bâtir, à plus de 1 200 mètres d’altitude et sur des pentes vertigineuses, une civilisation florissante. Faites de pierres à Batad ou de terre à Banaue, elles auraient commencé à être bâties il y a 2 000 ans par les ancêtres des tribus Ifugaos. D’une longueur totale de 20 000 kilomètres (l’équivalent de la moitié du globe terrestre !), elles forment un système complexe où les eaux en provenance des sommets montagneux sont captées de façon à irriguer chacune des terrasses cultivées.

                S’isoler à El Nido

                Au nord de l’île de Palawan, El Nido regroupe une quarantaine d’îles et d’îlots composés de formations karstiques sculpturales. Ce paysage envoûtant vaut au lieu le surnom de « mini baie d’Ha Long ». Aux creux de sombres falaises rocheuses aux formes incroyables, une végétation luxuriante tombe en cascade sur des criques de sable fin… On savoure cet eldorado à la beauté sauvage dans une atmosphère paisible et authentique.

                Arpenter le quartier colonial d’Intramuros

                À Manille, le quartier Intramuros est l’un des plus saisissants témoignages architecturaux du passé colonial du pays. Construite en 1571 par Legaspi, un conquistador espagnol, cette forteresse est une véritable petite ville traditionnelle. Elle recèle patios, maisons anciennes (dont la superbe Casa Manilla) et quatre églises baroques, classées au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

                Cathédrale de Manille Intramuros, Philippines

                 Admirer les jardins coralliens des Visayas

                Réputées dans le monde entier pour la beauté de leurs fonds marins, les Philippines regorgent de « spots » de plongée. Les eaux cristallines des îles Visayas en sont l’un des plus extraordinaires : elles dévoilent des jardins coralliens aux mille couleurs, où naviguent poisson-papillons semi-masqués, murènes ruban bleues ou hippocampes nains…

                Hippocampe et étoile de mer aux Philippines

                 Partir à la rencontre des peuples des montagnes

                Le long de la cordillère centrale de l’île de Luzon s’étend une province habitée par les peuples des montagnes. Réputés pour avoir tenu une farouche résistance lors de la colonisation espagnole, ils ont préservé leurs coutumes et leur rythme de vie traditionnelle. Arrivés aux Philippines il y a plus de 3000 ans, la tribu des Igorots, par exemple, compte plusieurs peuples dont celui des Ifugaos. Leur nom serait le dérivé de « Ipugo » : « mangeurs de riz ». Les dieux leur auraient fait cadeau du riz et, en remerciement, ils auraient construit les rizières. Ces anciens coupeurs de têtes, à la réputation de guerriers, ont transmis leur savoir-faire de génération en génération et ont préservé leur savante maîtrise de la culture en rizière. Aujourd’hui encore, ils ont gardé intact leur mode de vie ancestral.

                Voguer d’île en île en bancas

                Sortes de petits trimarans en bois peint, les bancas sont les embarcations traditionnelles des Philippins. Véritables taxis des mers, elles permettent de se promener d’île en île en toute tranquillité. Embarquez sur ces bateaux colorés pour partir à la découverte de l’archipel : grottes, lagons, plages, fonds marins… Les possibilités sont diverses !

                 Faire la fête à Boracay

                Tous les Philippins le savent, Boracay est une île où il fait bon vivre et faire la fête. Avec des kilomètres de plages de sable fin et une ambiance festive, la détente se prolonge jusque tard dans la soirée, en bord de mer, dans les nombreux bars aux couleurs locales.

                Grimper dans une jeepney

                Partout, vous croiserez ces véhicules étonnamment bariolés et enguirlandés… N’hésitez pas à grimper dans l’un de ces jeepney pour une joyeuse promenade chaotique à travers des routes pittoresques !

                Méditer sur les « hanging coffins »

                La région septentrionale de Sagada dévoile de singulières traditions funéraires. À flanc de rocher ou à l’entrée des grottes, à une hauteur vertigineuse, sont suspendus les cercueils des défunts, les fameux « hanging coffins ». La plupart du temps, les défunts auront choisi l’emplacement du temps de leur vivant… Mais cette tradition est rarement pratiquée de nos jours !




                  Les plus belles mosquées du monde

                  Les  plus belles mosquées du monde

                  La mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, Israël

                  Quelles sont les plus belles mosquées du monde ? Chaussez vos sandales de pèlerin et habillez-vous de modestie pour partir à la découverte de ces hauts lieux de la spiritualité.

                  1. La mosquée Al-Aqsa à Jérusalem (Israël)

                  Troisième lieu le plus sacré de l’islam derrière La Mecque et Médine, Haram ash-Sharif (le Mont-du-Temple) accueille la mosquée « la plus lointaine ». Construite au VIIIe siècle en référence au voyage que Mahomet aurait accompli avant d’arriver au paradis pour recevoir des instructions d’Allah, elle fit les frais de nombreux séismes : il ne subsiste aujourd’hui aucun vestige de la construction d’origine. L’édifice actuel est le résultat de plusieurs restaurations, avec des colonnes financées par Benito Mussolini, ainsi que des plafonds peints offerts par le roi Farouk d’Égypte. Le mihrab (niche indiquant la direction de La Mecque pour la prière), très travaillé, date de l’époque de Saladin (XIIe siècle).

                  2. Mosquée Lala Mustafa Pacha à Chypre

                  Chypre est écartelée entre deux héritages : grec et turc, chrétien et musulman, et cette mosquée peut s’enorgueillir d’un suberbe style gothique ! Il s’agit de l’ancienne cathédrale Saint-Nicolas (1328), située dans la partie turque de Chypre, à Famagouste (appelée localement Gazimağusa). Construite lorsque l’île était sous la domination d’une famille d’origine française, les Lusignan, elle fut convertie en mosquée en 1571, quand la Sublime Porte s’empara de Chypre. Les hautes tours de la façade ouest disparurent alors, supplantées par un minaret. Parmi les éléments décoratifs d’origine subsistent les belles dentelles de pierre du porche et un vitrail, sur la façade principale.

                  3. Mosquée du Sultan à Singapour

                  Sir Raffles, fondateur de Singapour pour la Couronne britannique, finança la construction de cette mosquée en allouant la somme de 3 000 $S en 1824 à Hussein Shah, sultan de Johore. La communauté musulmane devenant plus nombreuse sur l’île, la mosquée fut agrandie un siècle plus tard. Reflétant la diversité culturelle de l’île, les nouveaux plans associaient des styles mauresque, turc et perse, ainsi qu’un dôme doré, coiffant la salle de prière de 5 000 places.

                  Mosquée du Sultan à Singapour

                  4. Mosquée d’Al-Azhar au Caire (Égypte)

                  Fondée en 970 et pièce maîtresse de la toute nouvelle cité fatimide, cette mosquée est l’une des premières de la ville. Son cheikh est la plus haute autorité religieuse des musulmans égyptiens. Une madrasa y fut établie en 988, transformée plus tard en université, le second centre d’enseignement le plus ancien au monde encore en activité après l’université Karaouine de Fès, au Maroc. Les fréquents agrandissements intervenus au cours du dernier millénaire apportent à la mosquée un harmonieux mélange de styles architecturaux. La cour centrale est la partie la plus ancienne ; du sud au nord, ses trois minarets datent des XIVe, XVe et XVIe siècles. Le dernier, orné d’un double faîte, fut ajouté par le sultan Al-Ghouri, dont la mosquée et le mausolée se dressent à proximité.

                  Mosquée d'Al-Azhar au Caire, Égypte

                  5. Mosquée de Djenné au Mali

                  Sous l’éclat du soleil, l’élégance de cet édifice recouvert de banco, où les briques d’argile s’appuient sur un important maillage de poutres porteuses en bois, est indéniable : la grande mosquée de Djenné, ville baignée par les eaux du Niger, est typique de l’art sahélien. Cette merveille architecturale en ferait presque oublier que l’édifice actuel a été construit en 1907, sur le modèle de la mosquée qui se dressait là depuis 1280 et tombait en ruine. Ville étape du commerce transsaharien, Djenné a aussi été un grand centre spirituel au fort rayonnement culturel aux XVe et XVIe siècles.

                  Mosquée de Djenné au Mali

                  6. La Mosquée Sainte-Sophie en Turquie

                  Cette ancienne mosquée d’İstanbul, appelée Ayasofya en turc, fait référence à la sagesse divine (sophos signifiant « sagesse » en grec). Sainte-Sophie fut d’abord une basilique, érigée sur l’ordre de l’empereur Justinien en 532–537, dans le plus pur style byzantin. Son immense coupole (plus de 30 m de diamètre), qui semble flotter en apesanteur à 50 m du sol, s’appuie sur des piliers cachés. Convertie en mosquée par les Turcs, elle se vit adjoindre quatre minarets aux lignes fuselées. Sainte-Sophie est aujourd’hui un musée. Pourtant, quand le soleil darde ses rayons sur les mosaïques dorées de sa coupole, la spiritualité du lieu est encore bien concrète.

                  Mosquée Sainte-Sophie en Turquie

                   

                  7. Mosquée Shah Faisal au Pakistan

                  À Islamabad, cette mosquée reprend la forme très stylisée d’une tente bédouine, flanquée à chaque angle d’un minaret fuselé qui s’élance vers le ciel à 90 m de hauteur. Par son architecture contemporaine (1986), la plus grande mosquée du Pakistan (elle peut accueillir 250 000 personnes) a un fort magnétisme, en particulier lorsqu’elle est illuminée, la nuit ou lors de grandes fêtes comme l’aïd. L’intérieur (marbre blanc, mosaïques et lustre sophistiqué de facture turque) en impose également.

                  Mosquée Shah Faisal à Islamabad au Pakistan

                   

                  8. Mosquée de l’Imam en Iran

                  À Ispahan, près de la place Naghsh-e Jahan, cette mosquée, édifiée au XVIIe siècle par Shah Abbas, de la dynastie perse des Safavides, est une pure merveille. Sa beauté tient beaucoup à son décor – des carreaux de céramique bleus, verts ou jaunes qui la recouvrent totalement. Le dôme principal, haut de 54 m, est orné d’une mosaïque stylisée, tandis que le portail est un bel exemple de l’architecture safavide, lorsque Ispahan était la capitale de l’Empire perse. La mosquée fait un angle à 45 degrés avec la place pour faire face à La Mecque.

                  Mosquée de l'Imam en Iran

                   

                  9. Grande Mosquée de Xi’An en Chine

                  La route de la Soie donna bien plus à la Chine que des espèces sonnantes et trébuchantes. Au VIIe siècle, les marchands perses et afghans apportèrent l’islam dans leurs bagages et ceux qui se sédentarisèrent devinrent les pères de la communauté musulmane du pays. Érigée en 742, sous la dynastie des Tang, la mosquée de Xi’an est aussi intéressante que la célèbre armée de soldats en terre cuite de la ville. Ce lieu saint musulman n’en a cependant pas l’architecture. Pergolas à arcades, jardins paysagers verdoyants et absence de minaret : on pardonnera à l’œil peu averti de le confondre avec un temple chinois traditionnel.

                  10. Mosquée Al-Haram en Arabie Saoudite

                  Chaque année, des millions de musulmans font le déplacement pour venir prier dans la plus vénérée des mosquées, à La Mecque. En raison de l’importance du hadj, le pèlerinage que tous les musulmans doivent effectuer une fois dans leur vie s’ils le peuvent, la mosquée Al-Haram est à nulle autre pareille. Extrêmement vaste, l’édifice, qui peut accueillir 800 000 fidèles en temps normal et jusqu’à 4 millions durant le hadj, signifie tout simplement « mosquée sacrée ». Au centre se dresse la Kaaba, édifice qui abrite la Pierre noire, vers laquelle les musulmans se tournent pour prier.

                  Source Lonely Planet

                   

                    Tentez l’expérience de voyages mythiques

                    Tentez l’expérience de voyages mythiques

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                    Quel voyageur n’a jamais rêver de traverser l’Antarctique en ski , de réaliser un road-trip en Australie ou de faire l’ascesion de l’Éverest ou  parcourir la route de la Soie…

                    1. Parcourir la route de la soie (Asie centrale)

                    Aucun panneau, aucune carte de référence, aucun GPS avec la voix de Marco Polo pour prendre à gauche au prochain caravansérail. Ce réseau tentaculaire d’antiques routes commerciales reliant la Méditerranée à l’Orient compte en fait plusieurs routes de la Soie. Au départ d’Istanbul, choisissez votre propre chemin vers l’est. Parmi les sites phares : les grandes villes d’Ouzbékistan, le marché du dimanche de Kachgar, la route du Karakoram (Pakistan) et les innombrables pays en -stan, hors du temps. Pour éviter certains maillons de la chaîne (comme l’Irak ou l’Afghanistan), il vous suffira de suivre un parcours alternatif.

                    Mieux vaut voyager d’ouest en est car plusieurs pays de la partie occidentale délivrent des visas pour des dates d’entrée précises.

                    2. Naviguer sur l’Amazone (Brésil, Amérique du Sud)

                    « Si l’on ne risquait pas sa vie, ce serait hilarant » selon Ed Stafford, premier homme à avoir descendu à pied le cours de l’Amazone en 2010 : 6 400 km en 860 jours, depuis sa source dans les Andes péruviennes jusqu’à son embouchure dans l’Atlantique au Brésil. Serpentant à travers la plus grande forêt équatoriale au monde, ce gigantesque fleuve est un endroit inhospitalier où l’on peut rencontrer serpents, insectes, maladies et habitants potentiellement hostiles. Mais c’est également le lieu d’une biodiversité inestimable, de tribus fascinantes et de véritables aventures à la Indiana Jones. Pour les vivre, il suffira de sauter dans un bateau (ferry, yacht de croisière ou pirogue).

                    Les plus grandes villes sur l’Amazone sont rarement accessibles par la route, mais en avion ou en bateau. Manaus, Iquitos et Belém sont des points stratégiques.

                    Amazone, Brésil

                    3. Road-trip en l’Australie en van

                    Plus que des vacances, il s’agit d’un rite de passage. La longueur et la grandeur de l’Australie poussent les voyageurs à prendre la route dans des camping-cars vintage. Vers le nord depuis Sydney, vers l’ouest depuis Adélaïde ou englobant le continent dans son intégralité (environ 16 000 km, pour information), votre périple présentera certaines constantes : vous manquerez de renverser un wallaby, vous vous affolerez de votre niveau d’essence au diable vauvert, vous développerez une obsession pour ces Big Things (sculptures géantes) kitsch jalonnant les routes, et vous passerez le moment le plus extraordinaire de votre vie. De quoi vivre des expériences hors du commun en Australie.

                    Il vous sera utile d’emporter des roues de secours, quantité de nourriture et d’eau ainsi qu’un portable ou téléphone par satellite chargé. Évitez de conduire la nuit.

                    Sur la route, Australie

                    4. Admirer l’Iditarod, Alaska (États-Unis)

                    Inspirée de l’époque des chercheurs d’or et des traditions sur le déclin, l’Iditarod est surnommée Last Great Race (« dernière grande course sur terre »). Cette gigantesque course de chiens de traîneau d’Anchorage à Nome s’est tenue pour la première fois en 1973 pour promouvoir cet héritage alaskien (et faire un pied de nez aux motoneiges dernier cri), et suit la route qu’empruntaient jadis les pionniers de la ruée vers l’or. Aujourd’hui, cette quête de 1 600 km est d’une incroyable rudesse. Les meneurs guident leurs chiens à travers une toundra impitoyable, en haut de cols de montagne, et sous des blizzards et des températures de −70°C. Laissez-la aux experts ; assistez à la cérémonie de départ à Anchorage, à la reprise à Wasilia (à 65 km au nord), ou louez une motoneige pour essayer de les suivre.

                    La course débute à Anchorage le 1er samedi de mars ; les compétiteurs la terminent généralement en 9 à 15 jours.

                    5. Rejoindre le pôle sud en skis (Antarctique)

                    Voyager vers les rives de l’Antarctique est à inscrire sur sa liste de choses à faire avant de mourir, mais atteindre le pôle Sud géographique lui-même (niché au redoutable cœur du Continent Blanc) est une aventure unique. L’entreprise ressemble plus à une expédition à la Scott et Amundsen, stalactites sur la barbe et panneau impossible à trouver inclus. Heureusement, un siècle après ces pionniers du pôle Sud, on peut atteindre les 89° de latitude Sud en avion puis glisser à skis sur les derniers 110 km jusqu’à destination. Ou alors, on peut prendre un itinéraire plus long : partir de l’Anse d’Hercule, à l’extrémité du continent, et parcourir les 1 170 km éreintants jusqu’à ce réjouissant repère polaire.

                    Adventure Network International propose 5 jours de ski vers le pôle Sud via l’excursion “Ski Last Degree” ; comptez 60 jours pour le voyage au départ de l’Anse d’Hercule.

                    Scène de la vie à Port Lockroy, Antarctique.

                    6. Plonger au fond de la mer (Pacifique)

                    Des milliers d’alpinistes ont foulé le sommet de l’Everest, le mont culminant de la planète. Mais depuis 2012, seulement 3 personnes ont plongé dans le Challenger Deep, son point le plus bas. Dans ces profondeurs de la fosse des Mariannes, à 320 km au sud-ouest de Guam et à 11 km au-dessous du niveau de la mer, la vie est désolée, noire, froide et dure. On y accède grâce à un sous-marin hautement spécialisé appareillé par une onéreuse mission scientifique. Mais peut-être est-il plus réaliste de prévoir un plongeon vers le Titanic : quelques excursions touristiques (et coûteuses) ont permis à des voyageurs de voir l’« insubmersible », à 3 720 m sous l’Atlantique Nord.

                    Tenez vous informé sur l’expédition concernant la fosse des Mariannes.

                    7. Partir pour un road-trip sur la route 66 (États-Unis)

                    La Route 66 reste un mythe. S’étirant sur 4 000 km entre Chicago et la Californie, elle traverse le Kansas, le Texas et l’Arizona. Un périple à vivre au volant d’une vieille Pontiac ou d’une Chevrolet, comme à la grande époque. Vous ne couperez pas aux hamburgers-frites, aux parts de tarte et aux sodas servis dans des gobelets en carton. Main Street USA ou Mother Road, comme on la surnomme affectueusement, a beau être remplacée, portion après portion, par des autoroutes flambant neuves, sa légende n’est pas près de s’éteindre.

                    Environ 85% de la route d’origine existent encore aujourd’hui.

                    Road trip sur la Route 66 Creative commons

                    8. Naviguer autour du monde

                    Naviguer autour du globe comme un capitaine Cook ou un Magellan des temps modernes est un défi envoûtant pour un voyageur. Vous pourrez aller n’importe où et partout au gré du vent et des conseils de sécurité pour éviter les pirates… et vous n’aurez peut-être même pas besoin d’un bateau. Si les milliardaires se prélassent sur leur yacht luxueux, des possibilités existent pour les plus désargentés : avec votre permis bateau, vous n’aurez qu’à vous inscrire pour un tour du monde en navire. À vous Tahiti, les Caraïbes ou le cap Horn.

                    Grâce à des organisations comme la Bourse aux équipiers, volontaires et navigateurs chevronnés peuvent intégrer l’équipage de nombreux bateaux.

                    9. Gravir l’Everest (Népal)

                    Un nombre croissant d’alpinistes s’attaque chaque année à l’Everest. Bien qu’aucun autre sommet au monde ne dépasse ses 8 850 m, et en dépit de ses champs de glace traîtres et de sa « zone de la mort » (dans ce royaume au-dessus de 8 000 m, le corps manque d’oxygène), l’Everest n’est pas le mont le plus difficile à dompter. Certes, l’ascension est très, très dure et très, très chère (environ 50 000 USD), mais avec de l’argent, de la persévérance et bien sûr un entraînement harassant, vous pourrez vous tenir debout sur le Toit du monde.

                    Les expéditions sur l’Everest partent de Lukla (accessible en avion depuis Katmandou) et durent environ 70 jours. La saison de l’ascension s’étend de mars à mai.

                    Camp de base de l'Everest.Creative commons

                    10. Parcourir l’Afrique du caire au cap à vélo (Afrique)

                    Déserts torrides, jungle moite et savane où maraudent d’énormes créatures : sillonner l’Afrique en camion s’avère épique. Maintenant… imaginez de le faire à vélo : 12 000 km à pédaler, à la merci des éléments, sur des routes en nids-de-poule, ou qui n’existent pas, ou encore avec des éléphants qui ont la priorité. Cette vulnérabilité ne vous rendra toutefois pas moins acteur de votre voyage : aucune barrière ne vous sépare des gens, des sites, des sons et des senteurs. Voyager à grande échelle, lentement et avec intensité : voilà comment s’imprégner de l’Afrique.

                    Prévoyez environ 4 mois et au moins 10 000 € pour l’intégralité de l’itinéraire.