Voyager au Myanmar

Conseils pour partir voyager au Myanmar

Bagan, Myanmar
Malgré les changements récents, un voyage au Myanmar ne s’improvise pas. Effectuez bien en amont les démarches pour obtenir visa et permis, réserver vos hébergements et transports et vous procurer des devises.

Obtenir un visa pour le myanmar

Depuis 2012, l’obtention d’un visa touristique a été simplifiée. Malgré tout, gardez en tête les points suivants :
  • Chaque voyageur a besoin d’un visa pour visiter le Myanmar.
  • Commencez vos démarches au moins trois ou quatre semaines avant le départ.
  • S’il n’y a pas d’ambassade ou de consulat du Myanmar près de chez vous, vous pouvez faire une demande de visa en ligne et faire tamponner votre passeport directement à l’aéroport, à votre arrivée.
  • Si vous entrez au Myanmar par une frontière terrestre, vous devrez être muni d’un visa avant votre arrivée.
L’ambassade du Myanmar à Bangkok (66-2233 7250 ; www.myanmarembassybkk.com ; 132 Sathorn Nua Rd ; demandes 9h-12h, retraits 15h30-16h30) délivre des visas de dernière minute dans les 24 heures (1 260 bahts) ou le lendemain (1 035 bahts).

Permis de voyage au Myanmar

Des zones du pays (principalement dans les États chin, kachin, kayah et karen, ainsi que dans les régions de Mandalay et de Tanintharyi) sont dites d’accès restreint (et soumises à l’obtention préalable d’un permis), voire interdites aux étrangers.
Pour vous procurer un permis, vous devez :
  • Disposer de temps – comptez au minimum deux semaines, et plus souvent un mois.
  • Obtenir l’aide d’un agent de voyages expérimenté.
  • Verser un droit à l’agence de voyages gérée par l’État, Myanmar Travel & Tours (MTT).
  • Faire preuve de diplomatie… Répondez courtoisement au MTT au moment des questions sur les raisons de votre voyage
  • dans la région (et avec qui).
Restez informé, car il arrive que des zones, qu’il est possible de visiter avec ou sans permis, deviennent interdites aux étrangers.

Quelques points essentiels

  • Privilégiez le voyage en indépendant ou en petits groupes à un séjour organisé.
  • Soutenez les prestataires indépendants et ceux qui mettent en œuvre des programmes touristiques durables et/ou caritatifs.
  • “Disséminez” votre argent : n’achetez pas tous vos souvenirs à Yangon, répartissez vos achats dans tout le pays par exemple ; faites appel à un guide différent dans chaque site.
  • Parlez aux habitants, mais laissez-les aborder les thèmes de leur choix – ne les mettez pas en difficulté en évoquant la politique ou les droits humains.
  • Contribuez aux projets locaux.
  • Faites des choix écologiques : privilégiez le bus, le train ou le bateau par rapport à l’avion, et évitez d’utiliser la climatisation à l’hôtel.
  • Respectez les coutumes et les comportements locaux ; habillez-vous correctement et comportez-vous avec respect dans les temples et les bourgs ruraux.
  • Documentez-vous sur l’histoire et la culture birmanes, et sur la situation actuelle du pays.
  • Consultez le site Info Birmanie (www.info-birmanie.org/) pour plus de conseils.

Hébergements

Bon à savoir :
  • Une taxe d’au moins 10% est reversée au gouvernement, quel que soit l’hébergement choisi.
  • Il faudra vous contenter d’adresses à petit budget (pensions familiales et hôtels modestes) si vous voulez que l’essentiel de votre argent aille aux habitants et aux entreprises locales.
  • a contrario, les hôtels de la catégorie supérieure emploient parfois une centaine de personnes, ou plus, et financent souvent des projets communautaires.
  • Les réservations sont fortement conseillées durant les vacances, période très demandée, de décembre à février.
  • Mieux vaut séjourner dans un hôtel qui n’utilise pas de produits importés afin de favoriser l’économie locale.
  • Pour loger dans un monastère, sachez que seuls ceux qui organisent des cours de méditation pour étudiants étrangers hébergent des visiteurs.
  • Les sites web internationaux de location de logements, comme Airbnb (www.airbnb.com), comptent quelques adresses à Yangon.

Voir aussi notre rubrique Hébergement au Myanmar.

Transports

Vous pouvez réserver votre vol en ligne, ce qui vous garantira une place pendant la haute saison, très recherchée. Toutefois, n’oubliez pas que, en période de pointe, le trafic aérien à l’intérieur du Myanmar peut être saturé, et que les retards et les changements d’horaires sont fréquents.

Bateau

Rêve de nombreux voyageurs, une croisière sur les fleuves et rivières du Myanmar donne l’occasion de s’imprégner de la splendeur des paysages et du mode de vie préservés du pays. Les principaux inconvénients du bateau sont sa lenteur et le manque de fiabilité des horaires (le départ n’est pas à l’heure près, mais au jour près…). Apporter de quoi vous occuper et/ou soyez suffisamment ouvert pour engager la conversation avec les autres passagers.
Le confort sur les bateaux dépend de votre budget. Le faible coût des ferries de l’IWT et des bateaux privés va de pair avec un confort restreint : ils proposent peu d’options et sont très peu commodes pour les longs trajets. Toutefois, vous ne risquez pas d’avoir faim sur les ferries longue distance, qui ont un chef cuisinier à bord, et sont assaillis à chaque escale par des vendeurs de nourriture et de boissons.
Itinéraires
Le pays compte plus de 8 000 km de voies navigables, la plus importante étant l’Ayeyarwady (Irrawaddy). Même à la saison sèche, les bateaux naviguent du delta (en esquivant les bancs de sable qui affleurent à la surface) jusqu’à Bhamo (au nord), voire jusqu’à Myitkyina durant la mousson.
La possibilité pour le visiteur d’effectuer un tel voyage n’est pas garantie, car certains itinéraires sont fermés aux étrangers.
Croisières de luxe
Pour un voyage plus confortable, la seule solution est d’opter pour une couchette à bord d’un luxueux bateau de croisière. Les tarifs, souvent très élevés, comprennent généralement tous les repas et les excursions depuis le bateau. La plupart des croisières partent de Bagan et de Mandalay, et certaines, plus rares, de Yangon. Vous pouvez aussi prévoir votre croisière depuis l’Europe via des voyagistes spécialisés.

Train

Prendre le train au Myanmar est une aventure (pas toujours agréable !) qui a pourtant ses adeptes.
Myanmar Railways (MR) ne propose pas toujours de réservations en ligne.
Les agences de voyages peuvent s’occuper de vos billets (notamment au départ de Yangon et d’autres grandes villes) mais elles ne pourront probablement le faire que quelques jours avant le voyage.
Pour l’achat d’un billet en gare, les citoyens étrangers doivent payer en dollars US.
Ne prenez pas le train si vous avez peu de temps devant vous : ils sont connus pour leurs longs retards.
Le confort est très restreint, les wagons oscillant sur des rails étroits.

Bus de nuit ou bus de jour ?

Le trajet entre les quatre grands sites du Myanmar (Yangon, Bagan, le lac Inle et Mandalay) n’est pas simple. La plupart des voyageurs partent de Yangon en bus de nuit pour Mandalay, puis continuent jusqu’au lac Inle ou Bagan, ce qui impose plusieurs nuits en bus. Éviter les voyages de nuit exige un peu de préparation et davantage de temps – comptez environ une semaine, pour un total de 43 400 K, si vous prenez les bus/ou les pick-up suivants :
Trajet Durée (heures) Tarif (kyats) 
Yangon-Taungoo 9 4 300-5 000
Taungoo-Meiktila 6 heures 30 4 000
Meiktila-Taunggyi (pour le lac Inle) 6 5 000
Taunggyi-Kalaw 3 2 500
Kalaw-Mandalay 9 7 000-10 000
Mandalay-Nyaung U (pour Bagan) 7-8 7 500-9 000
Bagan-Magwe 8 4 500
Magwe-Pyay 7 4 100
Pyay-Yangon 7 4 500

 

Organiser soi-même son voyage

Si vous êtes habitué à avoir une voiture vous attendant à l’aéroport et des guides qui vous font visiter le pays, ce type de voyage est tout à fait possible ici, de façon privée (sans passer par les agences d’état). Avant votre départ, contactez une agence de voyages basée à Yangon, ou donnez-vous quelques jours à l’arrivée pour ces préparatifs.
Le prestataire vous aidera à trouver guides, moyens de transport et hôtels privés.
Pour vous assurer que votre argent est bien distribué, plutôt que de régler le voyage en une seule fois, demandez à payer sur place et insistez pour louer les services de guides locaux. Exposez votre projet à plus d’un agent et comparez les offres.
Certains agents insisteront pour que vous souscriviez une assurance de voyage couvrant les frais d’un rapatriement médical en cas d’urgence. Ne le prenez pas à la légère, leurs inquiétudes sont fondées : rien ne garantit la qualité des soins au Myanmar.

Agences de voyages

La plupart des visiteurs ont recours à des agences de voyages privées locales pour réserver une visite, louer une voiture ou réserver un vol intérieur. Parmi toutes les “agences de voyages”, seules quelques-unes sont vraiment des voyagistes. La plupart des visiteurs ont recours à des agences de voyages privées locales pour réserver une visite, louer une voiture ou réserver un vol intérieur. Parmi toutes les “agences de voyages”, seules quelques-unes sont vraiment des voyagistes expérimentés, assurant des services complets.

Budget et devises

Une fois vos modes de transport et d’hébergement choisis, vous devrez arrêter le budget de votre voyage.
Au Myanmar, vous paierez quasiment tout en liquide – soit en dollars américains, soit en kyats, la monnaie locale. Parfois, chez un agent de voyages, vous pourrez payer à l’avance certaines de vos dépenses (hôtels, transport), auxquelles s’ajouteront sans doute 5% de frais de traitement.
Seuls les billets neufs – ne remontant pas à plus de 2006 et en parfait état, c’est-à-dire non pliés, sans taches ou marques quelconques (sceau, écritures, taches) – seront acceptés pour le paiement ou changés en kyats. Rangez-les dans un portefeuille plat pendant votre voyage ou dans un sac banane à porter à la taille. Les DAB acceptant les cartes bancaires internationales existent désormais dans le pays, et le paiement par carte est possible dans certains hôtels, restaurants et magasins touristiques. Malgré tout, mieux vaut voyager avec une somme importante d’argent liquide sur soi.

Avant le départ

  • Déposez une demande de visa
  • Réservez les hôtels, les vols et les trajets en bateau
  • Prévoyez les permis nécessaires pour entrer dans les zones d’accès restreint
  • Munissez-vous de dollars américains (demandez des billets neufs)
  • Vérifiez vos rappels de vaccins et planifiez-les éventuellement

N’oubliez pas

  • Un adaptateur multiprise
  • Une lampe électrique
  • Une veste chaude pour les trajets de nuit dans le bus
  • Des photos d’identité en couleur pour les permis des zones d’accès restreint
  • Des tongs ou des sandales
  • Un répulsif contre les insectes
  • Vos médicaments et leur ordonnance

Voyager seul au Myanmar

En voyageant de manière indépendante plutôt que dans le cadre d’un circuit organisé, vous maîtriserez davantage l’affectation de l’argent dépensé. Bien souvent, lorsque l’on traite avec une agence avant d’arriver au Myanmar, une part moins importante de l’argent versé se retrouve au final dans les poches des Birmans. Les voyages organisés offrent en général moins de possibilité de contact avec la population. Si vous préférez malgré tout faire appel à une agence de voyages, dans votre pays ou au Myanmar, posez au prestataire les questions suivantes :
  • Qui détient votre agence ?
  • Ces personnes ont-elles des liens avec le gouvernement birman ?
  • Quelle est votre ligne de conduite concernant le recours aux services de prestataires gouvernementaux ou liés au gouvernement ?
  • Travaillez-vous avec des projets d’aide aux populations locales ?
  • Dans le cadre du voyage, puis-je aider directement un dispensaire, une école, un orphelinat ?
  • Puis-je faire appel à plusieurs guides successifs, plutôt qu’à un seul, pour l’ensemble de mon voyage ?
Mont Popa, région de Mandalay, Birmanie

Choisir ses prestataires et cibler ses achats

Malgré les récents changements positifs dans le pays, les violations des droits humains se poursuivent et les écarts entre riches et pauvres perdurent – une situation imputable en grande partie au pouvoir actuel et à ses prédécesseurs.
Des organisations telles que Tourism Concern (www.tourismconcern.org.uk/ burma.html), Tourism Transparency (www.tourismtransparency.org) et EcoBurma (www.ecoburma.com) incitent les visiteurs à dépenser le moins possible dans des établissements et des services gouvernementaux ou liés au régime. Il est toutefois très difficile de s’y retrouver dans l’écheveau complexe de liens financiers tissant l’économie du Myanmar. Si le gouvernement s’est retiré de certains secteurs, comme la distribution de carburants, il continue de contrôler de larges pans de l’économie, soit directement soit par l’intermédiaire de sociétés aux mains des militaires. Certains amis du régime, comme Tay Za, propriétaire du groupe Htoo, sont aisément repérables, mais il n’en va pas de même pour d’autres sociétés “privées”, gérées discrètement par des responsables ou des sympathisants du pouvoir, ou par leurs proches. Il est parfois difficile d’établir le lien, entre autres du fait de l’absence de nom de famille au Myanmar – chaque membre d’une famille a son propre nom. Par ailleurs, chaque société verse des taxes – taxes officielles et pots-de-vin –, sans lesquelles rien ne se fait. Aucune activité économique ne peut se dérouler à l’écart de transaction financière avec le gouvernement. Lorsque vous achetez des souvenirs, demandez-vous qui les produit ou les fabrique.

Répartir ses dépenses

Les voyageurs indépendants ont tendance à dépenser leur argent dans un nombre restreint d’endroits, car la familiarité rassure – le conducteur de trishaw devenu votre copain ou le restaurant dont vous appréciez la cuisine. Pourtant, en multipliant les lieux de dépense, le voyageur multiplie d’autant le nombre d’habitants susceptibles d’en bénéficier. Quelques éléments à garder en mémoire :
  • Ne vous fournissez pas auprès des mêmes personnes (hébergement, repas, taxi, guide).
  • Sachez que des commissions sont payées en sous-main sur tout ce que vous achetez lorsque vous êtes accompagné d’un chauffeur ou d’un guide. Si tous les voyageurs font comme vous, la présence de touristes ne bénéficie qu’à une poignée de privilégiés.
  • Prévoyez des haltes au cours de vos déplacements, ou planifiez au moins une destination hors des sentiers battus, où les contacts avec les étrangers sont plus rares.
  • Ne prenez pas toujours le taxi ou le trishaw au même endroit, et tâchez de choisir ceux qui n’attendent pas près des zones touristiques.
  • Prenez vos repas dans différents restaurants familiaux ; si vous séjournez à l’hôtel, dînez à l’extérieur le plus souvent possible. À Ngapali Beach, par exemple, les petits restaurants sont juste en face de la plage et des hôtels.
  • Achetez vos souvenirs auprès des artisans au fur et à mesure de votre périple ; si vous séjournez la plupart du temps au même endroit, ne les achetez pas tous dans la même boutique.
Maisons sur pilotis, lac Inle, Birmanie

Mesurer ses paroles

Parler librement n’est pas un acte anodin pour les Birmans, qui sont souvent frustrés de contacts et d’échanges avec les étrangers. En dialoguant avec eux vous témoignerez du fait que le Myanmar n’est pas tombé dans l’oubli. Ceci étant, n’oubliez pas que les gens qui font campagne contre les autorités continuent d’être arrêtés et emprisonnés au Myanmar. Prenez garde à ne mettre personne dans une situation dangereuse. Gardez ces précautions à garder à l’esprit :
  • N’engagez pas de discussion politique dans des situations inappropriées. Laissez les Birmans diriger la conversation.
  • Prudence également dans vos remarques ou questions au téléphone ou par courriel.
  • Méfiez-vous des lieux où les minorités sont traitées comme des curiosités.
  • Réfléchissez bien avant d’accuser quiconque de vol ou d’escroquerie, car cela peut entraîner de lourdes conséquences pour des personnes innocentes. Un chauffeur de bus peut ainsi être importuné si vous portez plainte parce qu’on a volé votre appareil photo à bord de son véhicule.

Aide directe au développement

Les voyageurs peuvent agir concrètement, positivement, durant leur séjour.
  • Demandez aux propriétaires de pensions, agents, enseignants et moines où adresser un don pour contribuer à l’achat de fournitures médicales ou scolaires, par exemple. Arrêtez-vous dans une école de village et voyez de quoi elle a besoin. Souvent, moins de 100 $US (73 €) suffisent à financer un livre, un cahier et un stylo à chacun.
  • Fréquentez les établissements engagés, qui soutiennent des initiatives caritatives.

Certaines ONG préfèrent que les visiteurs s’en tiennent à leur voyage (et à des dons) et les laissent se charger des grands chantiers. Nous avons cependant rencontré des voyageurs retraités qui se comportaient comme des bénévoles actifs. Convaincus que l’aide mettait trop longtemps à parvenir aux populations, ils viennent deux fois par an financer leurs propres projets. L’un d’eux, ayant supervisé la construction d’écoles, témoigne : “Lorsque j’en achève une, je n’ai que 10 minutes de route à faire pour trouver un autre village dans le besoin.”

Cadeaux et dons

Les distributions de bonbons, de stylos ou d’argent aux enfants rencontrés sur les sentiers de randonnée ou à la sortie des sites ont un effet pervers (vous le constaterez en voyant les petits mendiants vous poursuivre autour des pagodes). De nombreux habitants déconseillent de donner aux enfants. Quelques pistes pour faire un don utile :
  • Donnez directement aux écoles, aux centres médicaux ou aux chefs de village. Par exemple, rendez visite à une école de village, demandez à l’enseignant quelles fournitures manquent, achetez-les et distribuez-les aux écoliers.
  • Les articles étrangers (un stylo par exemple) sont considérés comme précieux et finissent souvent sur une étagère. Si vous voulez offrir quelque chose d’utile, achetez-le sur place. Cela injecte de l’argent dans l’économie locale, et les destinataires du cadeau l’utiliseront volontiers !
  • Pour ne pas encourager la mendicité, ne donnez de l’argent qu’aux personnes avec lesquelles vous avez créé un lien personnel.
  • Pour aider une famille sans ressources, accompagnez-la au marché et faites les courses.

Source : Lonely Planet




    Expériences inoubliables à vivre en Asie

    Expériences inoubliables à vivre en Asie

    Faire du trekking dans l'Himalaya, Népal

    Avec des paysages irréels et les plus hautes montagnes du monde, l’Asie attire les aventuriers depuis toujours.

    1. Faire du trekking dans l’Himalaya (Népal)

    Le trekking ne s’est développé au Népal qu’à partir du milieu des années 1960, mais il est rapidement devenu la destination la plus prisée du globe dans ce domaine : la plus haute chaîne de montagnes au monde s’y étire, marbrée de vallées attirant les randonneurs dans l’orbite de monts tels que l’Everest, l’Ama Dablam, le Dhaulagiri, le Cho Oyu ou l’Annapurna. Le camp de base de l’Everest est la destination la plus fréquentée et, dernièrement, les routes ont grignoté le célèbre circuit de l’Annapurna, repoussant les trekkeurs basés à Pokhara vers le sanctuaire de l’Annapurna, voire plus haut dans le Mustang. Parmi les destinations moins traditionnelles, citons la région de Dolpo, immortalisée dans Le Léopard des neiges de Peter Matthiessen, et le camp de base du Makalu.

    La quasi-totalité des compagnies de trekking proposent des itinéraires au Népal. Thamel, l’animé quartier touristique de Katmandou, est plein à craquer d’agences de trekking.

    2. Faire de l’Escalade à Railay (Thaïlande)

    Grimper directement depuis une plage tropicale sur des hauteurs dont le décor rappelle celui qui a vu fanfaronner James Bond dans L’Homme au pistolet d’or ? C’est possible ici. Paillotes entre les palmiers, bars de plage et falaises donnant sur un abrupt arrière-pays, plages de sable blanc : difficile de trouver plus décontracté que Railay. Parmi les innombrables possibilités d’escalade, les débutants apprécieront la face nord de la Diamond Cave et l’ABC Wall. On peut y faire du solo intégral : une fois la falaise escaladée et votre corps couvert de poussière, vous n’aurez qu’à vous jeter dans les eaux profondes de la mer d’Andaman.

    L’accès le plus facile à Railay s’effectue en longtail boat depuis la plage d’Ao Nang. King Climbers (www.railay.com/railay/climbing/climbing_intro.shtml) est le doyen des clubs locaux.

    Faire de l'escalade à Railay, Thaïlande

    3. Faire du river tubing à Vang Vieng (Laos)

    Descendre la rivière Nam Song sur une chambre à air de tracteur : l’activité a l’air tranquille, mais c’est sans compter l’élément festif. L’amusement que procure le river tubing et l’engouement pour ce loisir sont tels qu’il est devenu l’un des rites de passage pour les globe-trotteurs en Asie du Sud-Est. Criblées de tunnels et de grottes, les falaises calcaires de Vang Vieng surplombent la rivière mais désormais, rares sont ceux qui profitent réellement du décor : les bars longent les berges de la rivière, incitant les tubers à ingurgiter force bières locales. Les autorités ont fermé beaucoup de bars à la suite de plusieurs accidents mortels ; la prudence est toujours de mise.

    Des bus relient Vang Vieng à Luang Prabang et Vientiane.

    Faire du river tubing à Vang Vieng (Laos) Creative commons

    4. Randonner sur la Grande Muraille de Chine

    Les terres protégées sont au sud et les hordes de pilleurs, au nord. Du moins était-ce ainsi que les Chinois voyaient les choses lorsqu’ils bâtirent cet incroyable édifice : la Grande Muraille s’étendait jadis sur plus de 8 000 km, et l’on peut aujourd’hui en parcourir 3 000 à 4 000 km si l’on en suit le moindre vestige. Plus facile à dire qu’à faire : la muraille est délabrée en maints endroits, et s’orienter est parfois un défi en soi. La plupart des aspirants randonneurs se contenteront d’une excursion d’une semaine sur la portion de la province du Hebei (près de Pékin), bien conservée.

    Des treks guidés sur la Grande Muraille couvrent généralement les portions aux alentours de Gubeikou (à 140 km de Pékin), de Jinshanling et de Simatei.

    Randonner sur la Grande Muraille de Chine

    5. Faire du kayak dans la baie d’Ha-Long (Vietnam)

    Avec ses eaux ponctuées de milliers de pics et d’îlots calcaires, la baie d’Ha-Long se classe parmi les paysages les plus reconnaissables d’Asie. Si, des années durant, les jonques filant entre les îles en furent le symbole, le site est aujourd’hui un haut lieu pour les kayakistes souhaitant évoluer à proximité de ses rochers. Comme tout paysage karstique, la baie est mouchetée de grottes, d’arcs et de piliers : où que vous pointiez votre kayak, vous découvrirez de nouvelles formations. Des excursions de plusieurs journées se font souvent à bord des fameuses jonques (où vous vous restaurerez et dormirez).

    La baie d’Ha-Long est à environ 3 heures de route d’Hanoi, d’où partent souvent les excursions en kayak.

    Faire du kayak dans la baie d'Ha-Long (Vietnam)

    6. Traverser la jungle de Bornéo (Indonésie)

    La forêt tropicale humide de Bornéo est probablement l’un des endroits les plus vierges de la planète, et la traversée de la troisième plus grande île au monde d’une côte à l’autre est une des aventures les plus fantastiques (et les moins entreprises) d’Asie. Depuis Balikpapan, vous pourrez remonter le fleuve Sungai Mahakam sur diverses embarcations (comptez environ une semaine pour ces 900 km). De l’autre côté de l’île, vous pourrez descendre le Sungai Kapuas, le plus long fleuve insulaire au monde, mais les monts Muller sont un obstacle majeur : 5–7 jours de marche dans un massif connu pour ses gués, ses sangsues et ses pentes escarpées.

    Vous ne pourrez franchir les monts muller sans un guide. Nous conseillons De’Giant Tours (www.borneotourgigant.com) et Kompakh (www.tatunet.ddo.jp/kompakh/en/about_us.php).

    Traverser la jungle de Bornéo (Indonésie) Creative commons

    7. Faire du vélo au Vietnam

    Le vélo est presque l’incarnation du Vietnam, et que ce soit dans les rues coloniales d’Hoi An ou sur les hautes berges des rizières, il est devenu l’un des véhicules privilégiés des visiteurs. Différentes expériences sont possibles. Au sud, le très plat delta du Mékong donne à voir presque autant d’étendues d’eau que de terre (les ponts y sont peut-être plus nombreux que partout ailleurs dans le monde). Au centre, il est possible de combiner cyclisme côtier autour de stations balnéaires comme Danang ou Nha Trang avec des sessions d’escalade sur les hauteurs, où vous pédalerez au milieu de forêts tropicales et de plantations de café.

    Les tour-opérateurs du monde entier proposent des excursions cyclistes à travers le Vietnam.

    Faire du vélo au Vietnam Creative commons

    8. Sauter à l’élastique depuis la tour de Macao (Chine)

    L’ancien comptoir portugais n’est aujourd’hui probablement connu que pour deux choses : les flambeurs de ses casinos et le plus haut saut à l’élastique au monde. Sauter de la tour de Macao revient à tomber du toit d’un immeuble de 76 étages. Il faut 60 secondes en ascenseur rien que pour atteindre la plate-forme mais, bonne ( ?) nouvelle, y chuter à près de 200 km/heure prend le 10e de ce temps. Pour voir Macao sous un angle encore plus unique, sautez de nuit.

    Vous trouverez plus d’informations sur le saut à l’élastique à Macao sur http://macau.ajhackett.com.

    9. Surfer à Bali (Indonésie)

    À l’extrême sud de Bali, la péninsule de Bukit ressemble à une digue en pleine mer arrosée par la houle de l’océan Indien. Les breaks longent toute sa côte est, attirant les surfeurs de tous niveaux du monde entier. Sur la très fréquentée plage de Kuta, de doux beach breaks forment l’environnement idéal pour apprendre, tandis que la longue vague tubulaire de Padang Padang (alias le pipeline de Bali) est légendaire. Juste au sud de Padang Padang, Uluwatu est sans doute le spot de surf le plus pittoresque : on y rame vers les cinq breaks en traversant une grotte.

    Les vols à destination de Bali atterrissent à Denpasar, à l’entrée de la péninsule de Bukit. Vous pourrez louer des planches de surf dans l’animée Kuta. Pour la météo des vagues, consultez le site www.baliwaves.com.

    Surfer à Bali (Indonésie)

     

    10.. Relier les villes de la route de la soie par voie de Terre

    Trois villes phares symbolisent particulièrement le tenace parfum d’exotisme de la route de la Soie : Samarcande, Boukhara et Kachgar ont, des siècles durant, attiré les esprits vers l’immensité de l’Asie centrale. En Ouzbékistan, le Registan, place centrale de Samarcande à l’architecture époustouflante, est probablement le site le plus évocateur de la route de la Soie. Dans la proche Boukhara, le minaret de Kalon impressionna un Gengis Khan saccageur avant de devenir un donjon pour les officiers et espions de l’Empire britannique. En Chine, les bruyants bazars de Kachgar attirent toujours les voyageurs et marchands qui répondent à l’appel de cette fantastique route terrestre.

    Presque équidistante de Boukhara et de Kachgar, Tachkent est la porte d’entrée la plus pratique.

    Source : Lonely Planet




      L’Isan, région méconnu de Thaïlande

       

      Temples khmers du nord de la Thaïlande
      Temples khmers du nord de la Thaïlande

      L’Isan, la plus grande région du royaume de Thaïlande possède une culture bie n à elle qui la différencie du reste du pays. Langue, musique, danse, cuisine, tout y est différent.
      Du site archéologique de Ban Chiang à Udon Thani, aux berges du Mékong en passant par la route des Temples Khmers… On a tous un imaginaire en tête, envie de découvrir et explorer en profondeur des contrées inconnues, telles que l’Isan. Une terre encore très méconnue des occidentaux et donc très préservée, très authentique. La région septentrionale est frontalière du Laos et elle est bordée au nord et à l’est par le fleuve Mékong.  Tout comme le reste du nord-est de la Thaïlande, cette région constitue la partie la plus traditionnelle du pays, qui préserve des traditions ancestrales, des arts populaires et des festivals faisant partie de la vie quotidienne.  C’est également une zone essentiellement rurale, bien que plusieurs villes dont Udon Thani  font figure de centres régionaux.
      La province d’Udon Thani couvre une superficie de 11730 km2, la capitale provinciale étant située à un peu plus de 560 km au nord-est de Bangkok.  C’est également le carrefour des réseaux de transports et le point de départ vers les provinces voisines.

      Bien qu’Udon possède ses propres centres d’intérêt, l’attraction majeure de la région est le site de Ban Chiang classé au Patrimoine mondial ; cet important site archéologique témoigne de la présence d’une civilisation préhistorique.

      Le site archéologique de Ban Chian

      ban-chiang-Le site archéologique de Ban Chiang est un grand monticule préhistorique en terre situé dans une zone agricole dans le district de Nong Han, au nord-est de la Thaïlande, dans le bassin versant du Mékong., il a été inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO en 1992.  Il s’agit d’un monticule de forme ovale, formé par des habitations humaines, de 500 mètres sur 1.350 mètres et de huit mètres de haut. Le site a été découvert en 1966. Il a depuis été largement fouillé et les vestiges étudiés par des chercheurs thaïlandais et internationaux. Depuis 1966, la datation du site a été revue et affinée au fil du temps, cette recherche a révélé que le site date de 1.495 av. J.-C. et contient des traces du début de l’occupation agraire en Asie du Sud-Est, ainsi que des preuves de la culture du riz humide, de complexe technologique associé à des animaux domestiques de ferme, à la fabrication de la céramique et à la technologie de fabrication d’outils en bronze. La superficie totale du bien est de 67.36 ha dont environ 0,09% a été fouillée en 2012.
      Le site archéologique de Ban Chiang est un site préhistorique d’habitation humaine et de sépulture. Il est considéré par les spécialistes comme le plus important habitat préhistorique découvert à ce jour en Asie du sud-est, marquant le début et présentant le développement de la culture du riz humide typique de la région. Le site a été occupé sans interruption de 1.495 à 900 av. J.-C., ce qui en fait le site le plus ancien d’agriculture et d’habitation connu en Asie du sud-est.
      Le complexe culturel Ban Chiang est bien défini et distinct de tout ce qui a précédé. Grâce à lui on peut retracer la propagation et le développement de la société préhistorique et son évolution en civilisations agricoles sédentaires qui ont caractérisé la région tout au long de l’histoire et qui se perpétuent encore de nos jours. Les progrès dans les domaines de l’agriculture, de la domestication des animaux, de la technologie de la céramique et du métal sont tout lisibles dans les traces archéologiques du site. La prospérité économique et la complexité sociale croissantes des communautés qui se sont succédées à Ban Chiang, rendues possibles grâce à leurs pratiques culturelles, comme l’ont révélé  les nombreuses sépultures, les riches objets funéraires en céramique et en métal, découverts sur le site, est aussi évidente.
      Le site archéologique de Ban Chiang est aussi le plus riche en Asie du sud-est pour le nombre et la variété des objets qui y ont été découverts. Le bien a été largement étudié par les chercheurs en tant que «site typique» archéologique des débuts des communautés agricoles sédentaires et de leurs technologies dans la région.

      Le Parc historique de Phimai

      Situé à 60 km au nord de la ville, l’ancien sanctuaire de Phimai fait partie des sites historiques khmers les plus importants de Thaïlande ; c’est l’un des plus beaux sites khmers en dehors des frontières du Cambodge.  Le principal centre d’intérêt du grand parc historique est le sanctuaire central ceint de murailles.
      Phimai était autrefois relié à Angkor par la route. Construit entre la fin du 11ème siècle et le milieu du 12ème siècle, le sanctuaire en grès abrite une tour haute de 28 mètres encadrée, sur trois côtés, par des antichambres et des portiques attenants, tous finement proportionnés et décorés de sculptures de pierre élaborées.

      Parmi les autres vestiges exceptionnels du site, on trouve les Prasat (tours khmères) des sanctuaires adjacents dans la cour intérieure, ainsi que des bassins situés aux quatre coins dans la cour extérieure autrefois utilisés pour les cérémonies.

       

      Plus d’infos : Office de Tourisme de Thaïlande

      ParisIsan est un tour opérateur proposant des circuits dans la région.