Comment choisir les vêtements pour un trek ou une randonnée

Choisir les vêtements pour un trek ou une randonnée est très important car avoir les vêtements adéquats, car on ne sait jamais sur quelles conditions météorologiques et sur quel terrain l’ on va se retrouver. Il faut prendre le temps de bien préparer et d’acheter les bons équipements à l’avance.

Chaussures
Essentiel , si vous commencez à marcher en montagne pour la première fois, il est préférable de choisir le confort plutôt que la durabilité. Vous pouvez ensuite investir dans une paire plus résistante et plus durable une fois que vous savez que vous appréciez u la marche en pente et une fois que vos pieds se sont endurcis.
Les chaussures en tissu offrent un grand confort, sont légères et sont également entièrement imperméables à l’eau, mais ne sont pas aussi durables que les chaussures en cuir traditionnelles. Prenez le temps, d’ aller les essayer dans un magasin spécialisé. Il y a un choix déconcertant de chaussures disponibles avec du personnel expérimenté qui pourra vous guider vers le bon choix en fonction de votre activités de marche. Du point de vue du budget, vos mieux choisir une bonne paire idéale « pour tout faire » Il est conseillé de commencer par de courtes distances, puis d’en augmentant la distance.

Chaussettes
Après, vous être ruiné en achetant des chaussures, cet argent sera gaspillé si vous n’investissez pas dans des chaussettes de bonne qualité. Un éternel débat se poursuit toujours sur l’avantage de porter deux paires (une paire mince « liner » et une paire extérieure plus épaisse) ou juste une paire épaisse.
Une chaussette fine, en théorie, canalisera la transpiration loin de votre pied, le gardant au sec et ajoutera également une autre couche pour absorber la friction. Les deux réduisent le risque de développer des ampoules. De bonnes chaussettes de randonnée offrent un rembourrage dans les « zones d’impact », c’est-à-dire le talon et l’orteil.
Évitez toujours le coton car il absorbe l’humidité et la transpiration, ce qui augmente les risques d’ampoules. L’humidité va favoriser le refroidissement lorsque votre activité physique s’arrêtera, ce qui augmentera les risques de pieds froids ou d’engelures dans des conditions extrêmes. Pour les randonnées par temps pluvieux, investissez dans une paire de guêtres qui empêchera la pluie et la neige de pénétrer dans le haut de la chaussures en protègent également la partie supérieure de chaussures de l’usure. Une paire décente peut être relativement bon marché. Cependant, il vaut la peine d’envisager une paire avec un volet de ventilation pour permettre à la chaleur de s’échapper.

Étagement en couches ( Sous-vêtement thermique/ Tee-shirts / Polaires / Pulls/ Sweat-Shirts)
En général, tous les vêtements d’extérieur (y compris les chaussures) adhèrent au « système de superposition ». Il est souvent considéré comme un système à trois couches, bien qu’il puisse y avoir des exceptions à la règle.
1. La « couche de base ou sous-couche », ou la couche portée à côté de la peau, attire la transpiration. Il est essentiel de laisser la peau sèche. Par temps froid, l’humidité refroidira rapidement une fois que votre activité s’arrêtera, ce qui vous laissera mal à l’aise ou dans des conditions extrêmes à risque d’hypothermie. Cette couche de base capte la transpiration de la peau et la déplace activement dans la prochaine couche de vêtements.
2. La « couche intermédiaire » est portée sur la couche de base et sa fonction principale est l’isolation ou la conservation de l’énergie thermique. Il s’agit le plus souvent d’un vêtement de type « polaire ». Une autre fonction est de permettre à la vapeur de sueur captée par la couche de base de continuer son voyage loin de la peau et finalement à la couche externe où elle s’évapore. Les couches intermédiaires varient en épaisseur et en composition et votre choix de vêtements sera déterminé par le type d’activités que vous ferez. De plus, il peut être plus chaud et plus polyvalent de porter deux couches intermédiaires plus minces plutôt qu’une épaisse.
3. La troisième ou « couche externe » accomplit deux tâches importantes. La base et les couches intermédiaires n’étant pas imperméables, sa fonction essentielle est d’empêcher le contact des éléments avec les autres couches. Deuxièmement, et c’est tout aussi important, la couche extérieure doit permettre à la transpiration transportée par les couches inférieures et intermédiaires de s’échapper dans l’atmosphère et de s’évaporer.
Comme nous l’avons mentionné, l’humidité de la sueur emprisonnée refroidira rapidement une fois que l’activité physique cessera de vous laisser froid inconfortablement ou même à risque d’hypothermie. Bien qu’il soit appelé système « à trois couches », le système de stratification est polyvalent et toutes les couches ne seront pas toujours portées en même temps. S’il ne pleut pas, la couche extérieure imperméable peut être rangée dans un sac ou lors de périodes d’activité physique intense, les couches intermédiaires peuvent être enlevées et transportées.
Que faut-il éviter?
Toujours éviter le coton! Il emmagasine la sueur, ce qui le rend impropre aux activités de plein air.

Vestes
Il est essentiel de choisir une veste imperméable, tout en permettant à la transpiration générée par votre corps de s’échapper.
Gortex est de loin le choix le plus populaire des tissus et est disponible sous différentes formes. Gortex Paclite est extrêmement mince, ce qui crée des vêtements extrêmement légers qui permettent également à la transpiration de s’échapper très efficacement. Les vêtements Paclite sont particulièrement adaptés aux activités où le poids est crucial et où vous transpirez vraiment, par exemple, en course d’aventure, en course d’orientation ou en VTT. Mais n’oubliez pas que pour les activités autres que les promenades d’un jour avec des sacs à dos très légers, la Paclite n’est pas très durable et ne résiste pas aux sacs à dos lourds sur les épaules.
Pour les randonnées pédestres en général, choisissez une veste fabriquée en Gortex standard, Gortex XCR ou autre matériau similaire d’un autre fabricant. Lorsque vous choisissez une veste de randonnée, tenez compte des caractéristiques telles que les épaules renforcées pour éviter l’abrasion des courroies du sac à dos.
Parmi les autres caractéristiques à considérer, mentionnons l’emplacement des poches pour les mains – si vous porterez un harnais pour le brouillage ou l’alpinisme, choisissez une veste avec des poches poitrine qui seront toujours accessibles. Le capuchon est une caractéristique très importante de toute veste et vous devez vous assurer qu’il est facilement ajustable et pourra accueillir un casque d’alpinisme si vous êtes susceptible d’en utiliser un.
Ce sont des fermetures éclair situées sous les aisselles de la veste qui vous permettent d’évacuer la chaleur et la sueur et de réguler votre température.

Pantalon
Lorsque vous choisissez des pantalons imperméables étanches pour la randonnée, il est conseillé de choisir une paire avec des fermetures éclair sur toute la longueur. Ils vous permettent de les enfiler facilement tout en portant des chaussures de marche, des crampons, des raquettes et même des skis.
Pour les randonnées en montagne, ne pas choisir le pantalon Gortex Paclite. Même s’ils sont légers à transporter, ils ne seront pas très durables. Choisissez Gortex ou Gortex XCR ou un pantalon en tissu similaire.
Chapeaux et gants
Portez une attention particulière à la protection de vos extrémités (doigts, nez et oreilles) contre les intempéries. Environ 60 pour cent de la chaleur corporelle est perdue par la tête, alors dans des conditions froides, mettez un chapeau. De plus, n’oubliez pas qu’il est tout aussi important de porter un chapeau pour protéger votre tête du soleil.
Pour les mains, les gants offrent une meilleure isolation et une meilleure chaleur que les gants, mais un mouvement limité. Cependant, certains modèles de moufles sont munis d’un rabat mobile qui permet d’exposer les doigts pour un travail habile. Investissez dans une paire de gants isolants en polaire qui peuvent être protégés par une paire de gants ou de mitaines minces imperméables.

    Visiter les favelas de Rio de Janeiro

    Visiter les favelas de Rio de Janeiro

    Favela à Rio de Janeiro
    Ces dernières années, certaines favelas de Rio de Janeiro ont connu de profondes transformations. Bien que controversé, le programme de pacification – descentes de police contre les trafiquants de drogue et installation d’unités de police pacificatrices (UPP) – a globalement été une réussite. Les investissements publics dans ces quartiers nouvellement pacifiés ont pour objectif de les intégrer au reste de la ville. Après avoir visité les plages de Rio, ses clubs et botecos, découvrez les favelas accompagnés d’un guide.

    Modernisation des transports à Rio

    Des moyens de transport ont été installés dans les favelas. Un téléphérique survole à présent le vaste Complexo do Alemão, des ascenseurs montent jusqu’à Cantagalo et Pavão/Pavãozinho, et un tram grimpe jusqu’en haut de Santa Marta. Le projet d’aménagement du port, (appellé “Porto Maravilha”, Port merveilleux) prévoit aussi l’installation d’un téléphérique pour rejoindre Morro da Providência, la plus ancienne favela de Rio qui, jusque récemment, était l’une des plus touchées par la criminalité.

    L’art au service des favelas de Rio

    Les favelas attirent désormais les artistes. À Santa Marta, les maisons aux couleurs de l’arc-en-ciel de la Praça Cantão révèlent au monde que les favelas ne se résument pas à la pauvreté et au désespoir. Le photographe français JR a également sensibilisé le public au sort des populations marginalisées. À Morro da Providência, ses immenses portraits photographiés, placardés sur les maisons de la favela, cherchent, à travers le visage de ces habitants, à humaniser l’image de la favela ordinairement présentée comme une masse informe impersonnelle.
    Favela Santa Marta, Rio de Janeiro

    Découvrir les favelas

    Favela Tour

    (3322-2727 ; www.favelatour.com.br ; circuits 90 R$). Pionnier des visites dans les favelas, Marcelo Armstrong (qui parle aussi le français) propose des circuits très instructifs. L’excursion de 3 heures englobe Rocinha et Vila Canoas.

    Paulo Amendoim

    (99747-6860 ; www.favelatourrio.com ; circuits 75 R$). Ancien président de l’association des habitants de Rocinha, Paulo Amendoim est un guide vivement recommandé. Il semble connaître tout le monde dans la favela, et organise une visite chaleureuse et personnalisée qui permet d’aller bien au-delà des stéréotypes.

    Be A Local

    (9643-0366 ; www.bealocal.com ; circuits 80 R$). Excursions quotidiennes à Rocinha (montée à moto-taxi, descente à pied), avec arrêts en chemin. Organise aussi une favela funk party (soirée de baile funk) à Castelo das Pedras le dimanche.
    Favela de la Rocinha, Rio de Janeiro

    Séjourner dans une pension de la favela

    Loger dans une favela n’a rien de nouveau – les voyageurs intrépides s’aventurent dans ces dédales urbains depuis plus de dix ans. En revanche, avec leur pacification croissante, auberges de jeunesse et pousadas poussent encore plus vite que les constructions rudimentaires qui font ces quartiers. Nos adresses favorites :

    Maze Inn

    (2558-5547 ; www.jazzrio.com ; Rua Tavares Bastos 414, Casa 66, Catete ; dortoir 90 R$, simple/double à partir de 175/225 R$). Cette adresse de la favela de Tavares Bastos est une étape fantastique pour découvrir Rio autrement. Les chambres sont décorées d’œuvres du talentueux propriétaire anglais, Bob Nadkarni. La terrasse offre une vue imprenable sur la baie et le Pain de Sucre. Soirée jazz le premier vendredi du mois.

    Mirante do Arvrão

    (3114-1868 ; www.mirantedoarvrao.com.br ; Rua Armando de Almeida Lima 8, Vidigal ; dort/s/d à partir de 58/158/400 R$). S Cette perle située à Vidigal propose des chambres joliment aménagées, dont les plus belles donnent sur l’océan. Les deluxe, équipées de baies vitrées et d’un balcon privé, méritent bien quelques reais de plus. L’auberge a été construite avec des matériaux écologiques et les douches sont chauffées à l’énergie solaire.

    Varandas do Vidigal

    (3114-3661 ; www.varandasdovidigal.com.br ; Rua Madre Ana Coimbra, Casa 3, Vidigal ; dort 38-45 R$, d 110-130 R$). Cette auberge conviviale possède des dortoirs carrelés propres et zen, équipés de 4 à 12 excellents lits, ainsi qu’une chambre double. La vue sur la mer est hypnotique, surtout depuis le bar en terrasse décontracté. Le sympathique propriétaire anglophone, originaire de Rio Grande do Sul, est tomé sous le charme de Vidigal et connaît parfaitement la communauté.

    Vidigalbergue

    (3114-8025 ; www.vidigalbergue.com.br ; Av. Niemeyer 314, Casa 2, Vidigal ; dort 45-60 R$). À 15 minutes de marche de Leblon, cette petite auberge au pied de la favela de Vidigal s’est dotée d’une carte touristique permettant de s’orienter. Son principal atout est la vue sensationnelle sur l’océan depuis tous les dortoirs, sans oublier l’hospitalité des deux propriétaires et amis anglophones, Luis et André.

    Babilônia Rio Hostel

    (3873-6826 ; www.babiloniariohostel.com.br ; Ladeira Ary Barroso 50, Leme ; dort 40-50 R$, d 140-170 R$). Surplombant Leme, cette auberge abrite 5 dortoirs et 2 chambres doubles, dont la très demandée Quarto Vidigal, climatisée et donnant sur la mer. Une adresse conviviale au sein d’une accueillante communauté, avec de bons restaurants et bars à proximité. La plage est à 10 minutes à pied – la descente est facile, mais ça grimpe au retour – prenez une moto-taxi pour épargner vos mollets !

    Pousada Favelinha

    (98406-7764 ; www.favelinha.com ; Rua Almirante Alexandrino 2023, Santa Teresa ; dort 50 R$, d 110 R$). Installée dans la favela de Pereirão da Silva, cette pousada dispose de 4 chambres doubles et d’un dortoir de 5 lits, dotés de balcons offrant une superbe vue sur la ville et le Pain de Sucre. Il y a aussi une terrasse et un salon. Les chaleureux propriétaires germano-brésiliens pourront vous fournir des conseils avisés.

    Source Lonely planet

      Que voir en 5 jours à New York

      Que voir en 5 jours à New York?

      La créativité est partout à New York. Capitale de la gastronomie et du shopping, la grosse pomme présente aussi une scène artistique variée et en plein essor. Les chasseurs de nouvelles tendances seront comblés. 

      Statue de la liberté et Ellis island

      Ellis island,  lieu mytique ou les bateaux  du monde entier accostait et on vu passer les milliers d’européens en quête d’une vie meilleure. Ellis island abrite un musée revient sur la grande histoire de l’immigration qui ont peuplé les Etats-Unis d’Amérique de la fin du XIX ème siècle et au début du XX éme siècle .

      Le Queens à New York

      Longtemps éclipsé par Manhattan et Brooklyn, le Queens et ses quartiers métissés sont en plein essor. Ces dernières années, ce vaste borough (le plus grand en superficie) a vu s’ouvrir des microbrasseries, des boutique-hôtels bien conçus (deux fois moins chers qu’à Manhattan), des restaurants locavores et des galeries d’art underground, et ses plages de Far Rockaway sont plus animées que jamais. Si vous n’y êtes encore jamais allé, c’est le moment.

      Vie nocturne du sud de Manhattan

      Malgré un déclin invariablement annoncé depuis des décennies, la vie nocturne de Downtown reste bien vivante. Parmi les récentes ouvertures dignes d’intérêt, le nouveau bar de jazz de West Village, ainsi qu’un club underground rappelant l’East Village tel qu’il était avant le mandat de l’ancien maire Rudolph Giuliani.

      Whitney Museum of American Art

      À l’extrémité sud de la High Line, le Whitney Museum a inauguré son tout nouvel édifice signé Renzo Piano. Les magnifiques galeries baignées de lumière confèrent plus d’espace et d’innovation à ce musée des plus impressionnants de Downtown.
      Whitney Museum of American Art, New York

       One World Trade Center

      Le plus haut gratte-ciel de New York surplombe à présent Lower Manhattan. Sa façade biseautée peut être admirée de très loin, mais la plus belle vue est certainement celle qui se dévoile depuis l’observatoire du 102e étage.
      One World Trade Center et Lower Manhattan, New York

      . Brooklyn Flea et Smorgasburg

      S’agissant de marchés, le Brooklyn Flea et Smorgasburg, hauts lieux du shopping et de la restauration à Brooklyn, ont gagné en taille comme en qualité. Par ailleurs, le Long Island City Flea, dans le Queens, ne cesse de croître.
      Brooklyn Flea, New York

       National Sawdust

      La nouvelle salle de spectacle de Williamsburg accueille concerts et événements artistiques d’avant-garde. Sa salle futuriste offre une acoustique exceptionnelle.

       St Ann’s Warehouse

      Cette compagnie d’avant-garde s’est installée de façon permanente dans un ancien entrepôt de tabac, sous le Brooklyn Bridge. Attendez-vous à une programmation pointue, comme toujours avec St Ann’s.
      St Ann’s Warehouse, New York

       Tous au marché à Manhattan

      Les New-Yorkais ne semblent pas se lasser d’arpenter les étals des marchés de Manhattan, tel l’immense Gansevoort Market. D’autres devraient voir le jour, comme celui du chef Anthony Bourdain qui, à partir de 2017, occupera 14 000 m² d’une jetée de l’Hudson, à l’ouest du Meatpacking District.

       L’élégance du haut de Manhattan

      Le dynamisme du sud de Manhattan s’est enfin propagé au nord de l’île, en particulier l’Upper West Side et l’Upper East Side, qui ont vu s’ouvrir des pubs servant des bières artisanales, des bars à cocktails créatifs et des restaurants écoresponsables.

      Source :Lonely planet




        Partir pour la première fois au Costa Rica

        Préparer son voyage au Costa Rica

        Le Costa Rica possède une faune incroyable

        Pour préparer votre votre premier voyage au Costa Rica, découvrez notre guide express. Hébergement, savoir-vivre, conseils pratiques, voici l’essentiel à savoir avant de partir au Costa Rica.

        Bon à savoir

        Au Costa Rica, tout prend plus de temps que prévu. Prévoyez de vous attarder à table, et apprenez à tirer le meilleur parti des retards de toutes sortes, notamment pour mieux connaître les Costaricains.
        Évitez de conduire de nuit. Les piétons, les animaux et les énormes nids-de-poule sont très difficiles à voir car les routes, dans leur grande majorité, ne sont pas éclairées. Attention également aux conducteurs pressés qui n’hésitent pas à doubler sur les routes à deux voies.
        Si les cartes de crédit sont largement acceptées, dans les zones les plus reculées, on ne peut souvent payer qu’en espèces. Avoir sur soi une réserve de colones ou de dollars est toujours une bonne idée.

        Comment s’habiller

        La chaleur et l’humidité du littoral poussent à se vêtir le plus légèrement possible (shorts et manches courtes). Cependant, il faut prévoir un pull et un blouson léger de type K-Way pour les destinations de haute altitude. Si vous faites l’ascension du Chirripó, emportez suffisamment de vêtements chauds, un bonnet et des gants. Enfin, la randonnée en forêt tropicale donne chaud et fait beaucoup transpirer. Des manches longues et des pantalons légers séchant vite aident à se prémunir contre les insectes.

        Hébergement

        Si vous voyagez en haute saison, mieux vaut réserver bien à l’avance, notamment pour la période de Noël et du Nouvel An, et durant la Semaine sainte (Semana Santa).
        Hôtels
        Il existe toutes sortes d’hôtels (petits établissements familiaux, hôtels de charme ou très grands hôtels), s’adressant à tous les budgets et offrant diverses prestations.
        B&B
        La grande diversité des B&B dans tout le pays reflète aussi bien celle des paysages que celle de leurs propriétaires.
        Auberges de jeunesse
        Le Costa Rica compte d’excellentes auberges de jeunesse dans les lieux les plus touristiques. La plupart proposent un hébergement en dortoirs, l’accès au Wi-Fi, une cuisine commune et des renseignements très utiles sur le voyage.

        Argent

        Les colones costaricains (₡) et les dollars américains ($US) sont acceptés partout, et disponibles dans les distributeurs automatiques (DAB) de tout le pays. Il est possible de n’utiliser que des dollars si l’on est prêt à accepter un taux de change peu avantageux (environ 500 ₡ pour un dollar). Hormis dans les petites villes et les zones rurales, les cartes de crédit sont acceptées (Visa ou Master Card) ; toutefois, des frais d’un montant de 3% à 5% s’appliquent souvent.
        Il est difficile de changer les chèques de voyage ailleurs que dans les banques et les grandes villes.

        Marchandage

        Sur les marchés, et au moment d’organiser un circuit ou un trajet informels (sans passer par une agence), il est d’usage de négocier avant de tomber d’accord sur le prix. Sinon, on paie le prix affiché.

        Pourboire

        Il n’est pas courant de laisser un pourboire, hormis dans les restaurants et hôtels haut de gamme.
        Restaurants
        L’addition comporte en principe une taxe de 13%, à laquelle s’ajoutent 10% pour le service.
        Taxis
        Pourboire optionnel, mais beaucoup de gens arrondissent le prix de la course aux 100 colones supérieurs.
        Guides
        Quand on est content du service, il est d’usage de laisser aux guides quelques dollars par participant.

        Langue

        L’espagnol est la langue officielle du Costa Rica. En avoir quelques notions basiques est non seulement courtois à l’égard des Costaricains, mais aussi essentiel, surtout dans les zones rurales. Ceci dit, les touristes nord-américains visitent le pays depuis si longtemps que l’anglais est pratiquement sa deuxième langue. À l’exception des sodas (gargotes bon marché), des bus locaux et des commerces dont la clientèle est exclusivement costaricaine, vous trouverez à peu près partout des cartes de restaurant, des panneaux et des brochures rédigés dans les deux langues.

        Savoir-vivre

        Les Ticos (Costaricains) attachent une grande importance au fait de se montrer bien educado (poli, bien éduqué).
        Un salut lorsque vous croisez le regard de quelqu’un, ou plus généralement une attitude courtoise accompagnée d’un sourire, vous seront des atouts très précieux.
        En visite dans les villages amérindiens
        Demandez la permission avant de prendre des photos, en particulier des enfants, et optez pour une tenue plus sobre qu’en bord de mer.
        Surf
        Avis aux novices : renseignez-vous sur les règles à suivre dans le line-up (zone où l’on attend la vague pour démarrer). Attention également aux autres surfeurs et aux baigneurs.
        Auto-stop
        En zone rurale, il est courant de prendre des auto-stoppeurs à son bord. Si un habitant vous fait faire un bout de chemin, laissez-lui un petit pourboire.
        Monokini
        Cela ne se fait pas du tout ; il faut donc respecter l’usage local.

        À ne pas oublier…

        • Vérifier la validité de son passeport et se renseigner sur les visas requis auprès de l’ambassade du Costa Rica bien avant le départ
        • Contracter une assurance voyage
        • S’informer sur les restrictions concernant le transport des bagages par avion, y compris pour les vols intérieurs
        • Mettre à jour ses vaccins
        • Emporter son permis de conduire et se renseigner sur l’assurance automobile des touristes en cas de location d’une voiture

        Ce qu’il faut emporter

        • Un maillot de bain
        • Un appareil photo
        • Des tongs et des chaussures de randonnée
        • Des lunettes de soleil
        • De l’écran solaire
        • Une gourde
        • Du répulsif au DEET
        • Une lampe torche
        • Un poncho imperméable
        • Des jumelles
        • Une trousse de premier secours

        La gastronomie et la cuisine au Costa Rica ?

        Plat de poisson frit au Costa Rica
        La cuisine costaricaine traditionnelle met l’accent sur les plats simples et peu épicés. Si le riz et les haricots entrent dans la composition de presque tous les repas, les produits de la mer sont aussi à l’honneur. Dans les cuisines à toit de chaume des campagnes, les femmes mitonnent une comida típica (“nourriture typique”) – des plats locaux simples et nourrissants. Préparez votre voyage et découvrez les spécialités culinaires du Costa Rica !

        Manger comme un Tico !

        Au petit-déjeuner, les Ticos (Costaricains) mangent habituellement du gallo pinto (littéralement “coq tacheté”), composé de restes de riz et de haricots sautés. Les haricots noirs déteignent sur le riz, d’où une apparence mouchetée. Servi avec des œufs, du fromage ou de la natilla (crème aigre), le gallo pinto est généralement bon marché, nourrissant et parfois très savoureux. Il constitue un excellent repas énergétique avant une bonne journée de surf ou de marche. S’il ne vous tente pas, nombre d’hôtels proposent des petits-déjeuners continentaux “tropicalisés”, comprenant généralement toasts, beurre, confiture et fruits frais. Beaucoup de restaurants servent aussi des petits-déjeuners à l’américaine, bien plus gras.
        Casado au Costa Rica
        Dans la plupart des restaurants, il y a toujours au déjeuner et au dîner une formule peu coûteuse appelée casado (“marié”), constituée d’un plat équilibré de riz, haricots et salade, avec parfois des plátanos maduros (bananes plantains caramélisées) ou des patacones (bananes plantains frites), dont la saveur évoque celle des frites.
        La cuisine est peu épicée, exception faite des plats traditionnels caribéens.
        La plupart des restaurants locaux mettent sur les tables une sauce de type Tabasco, de la sauce maison et/ou de la salsa sizano, version tica de la sauce Worcestershire (et ingrédient “secret” du gallo pinto).

        Spécialités du Costa Rica

        Étant donné la longueur du littoral, l’abondance de produits de la mer n’a rien de surprenant et les plats de poisson sont généralement frais et délicieux. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une spécialité tica traditionnelle, le ceviche – généralement de pargo (vivaneau rouge), de dorado (dorade coryphène), de poulpe ou de tilapia – figure sur la plupart des cartes. La chair crue du poisson est marinée dans le jus de citron vert avec des piments, des oignons, des tomates et des herbes. Il est servi très froid et c’est une délicieuse manière de déguster des produits de la mer frais. Attention : s’agissant de poisson cru, ne vous risquez pas à le manger si vous doutez de sa fraîcheur.
        La cuisine caribéenne, la plus typée du Costa Rica, est imprégnée des saveurs criollas (créoles) et afro-caribéennes. Elle change agréablement des éternels casados et comprend des spécialités régionales comme le rondón (un gombo de la mer épicé), le riz aux haricots (haricots rouges, lait de coco, curry) et le patí, version caribéenne de l’empanada (chausson garni d’une farce salée ou sucrée), idéal pour manger sur le pouce, dans le bus et en pique-nique.

        Boissons au Costa Rica

        Le café est probablement la boisson la plus prisée au Costa Rica et vous risquez de vous voir offrir un cafecito où que vous alliez. Également appelé café con leche, il est traditionnellement fort et mêlé de lait chaud. Les puristes peuvent demander un café negro (café noir) ; précisez leche al lado (lait à part) si vous voulez y ajouter vous-même un peu de lait. Beaucoup d’établissements branchés servent des expressos.
        Pour se rafraîchir, rien ne vaut les batidos, ces boissons à base de fruits mixés al agua (avec de l’eau) ou con leche (avec du lait). D’innombrables fruits tropicaux peuvent être transformés en batido, notamment les suivants :
        • mango (mangue)
        • papaya (papaye)
        • piña (ananas)
        • sandía (pastèque)
        • melón (melon)
        • mora (mûre)
        • carambola (carambole)
        • cas (sorte de goyave acide)
        • guanabana (corossol)
        • tamarindo (tamarin)
        Batido au Costa Rica
        Si vous avez des doutes sur la salubrité de l’eau, demandez que votre batido soit préparé avec de l’agua enbotellada (eau en bouteille) et sin hielo (sans glaçon), mais l’eau potable est généralement sûre au Costa Rica.
        Les pipas sont des noix de coco vertes décapitées à la machette dont on boit le jus à l’aide d’une paille – très rafraîchissant sous la chaleur tropicale. Avec un peu de chance, vous dénicherez de l’agua dulce,
        ce jus de canne à sucre au léger goût d’herbe sucrée que l’on obtient en écrasant la canne dans un pressoir à main.
        Sur la côte caraïbe, demandez l’agua de sapo (“eau de crapaud”), délicieuse citronnade au jus de gingembre frais et au tapa de dulce (ou tapa dulce, sucre brun).
        La resbaladera, principalement présente dans l’arrière-pays du Guanacaste, est une boisson lactée sucrée (voisine de la horchata de riz mexicaine) à base de riz, d’orge, de lait et de cannelle.
        Il existe d’autres boissons locales comme la linaza, breuvage à base de graines de lin réputé faciliter la digestion, et le chan, à base de graines de chia (de la famille des sauges) et de citron, de texture plutôt visqueuse.
        La boisson alcoolisée la plus répandue est la cerveza (ou birra, bière), dont il existe plusieurs marques costaricaines. L’Imperial, omniprésente, est la plus consommée. La Pilsen, plus alcoolisée, est célèbre pour ses calendriers coquins où figurent las chicas Pilsen (les filles Pilsen). Bavaria produit aussi de la blonde, ainsi que la Bavaria Negro, une brune corsée, mais cette marque est plus difficile à trouver. De nouvelles bières artisanales viennent actuellement élargir la gamme des bières costaricaines et affiner le goût des palais ticos.
        Après la bière, les préférences vont au guaro, un alcool de canne incolore qu’on avale généralement cul sec mais qu’on peut également commander en cocktail. Il se boit facilement mais provoque une gueule de bois redoutable.
        Comme dans la plupart des pays d’Amérique centrale, le rhum local est bon marché, surtout le Ron Centenario, récemment promu à une célébrité internationale. Au risque d’irriter le patriotisme des Ticos, n’oublions pas de mentionner le rhum nicaraguayen Flor de Caña, plus parfumé. Le cocktail à base de rhum le plus prisé est le cuba libre (rhum, coca), incomparable par une chaude journée moite, surtout lorsqu’il est agrémenté d’un filet de jus de citron vert.
        Cocktail Cuba Libre

        Où manger au Costa Rica ?

        Restaurantes, sodas, et panaderías

        Les endroits les plus populaires sont les sodas, gargotes informelles où l’on sert quotidiennement quelques casados. Parmi les autres établissements bon marché, citons notamment les omniprésentes rôtisseries de poulet.
        Un vrai restaurante est généralement plus cher et plus plaisant en matière de décor. Nombre de restaurantes proposent aussi des casados, et les plus chics appellent almuerzo ejecutivo (littéralement “déjeuner d’affaires”) le menu du jour.
        Pour les petites faims, pastelerías et panaderías vendent des pâtisseries et du pain, et quantité de bars proposent des bocas, plats servis sous forme de ration, comme les tapas.
        Le déjeuner, servi vers midi, est généralement le repas principal.
        Le dîner, identique mais plus léger, se prend vers 19h.

        Cuisine végétarienne

        Si vous aimez le riz et les haricots, le Costa Rica est une destination plutôt agréable pour les végétariens.
        La plupart des restaurants préparent des casados végétariens à la demande, et beaucoup en proposent désormais à la carte. Ces plats comprennent généralement du riz et des haricots, de la salade de chou et un ou deux légumes cuisinés.
        San José et les villes touristiques comptent désormais de nombreuses tables végétariennes ou avec une carte spéciale. Dans les régions isolées, les lodges où séjourner en pension complète peuvent préparer des menus végétariens si vous les prévenez à l’avance.
        Les végétaliens, adeptes du régime macrobiotique ou du régime cru rencontreront plus de difficultés, car rares sont les établissements qui proposent ce type d’alimentation – une situation qui s’améliore lentement. Pour observer ce régime, mieux vaut faire sa cuisine soi-même. S’il y a dans nombre de villes des macrobióticas (magasins d’alimentation bio), l’offre s’avère toutefois inégale. Les légumes frais sont parfois difficiles à trouver dans les régions reculées et souvent onéreux, mais les marchés fermiers se multiplient dans le pays.
        Cake orange-carotte-noix, Costa Rica

        Les bonnes manières à table

        Lorsque vous vous installez dans un restaurant, n’oubliez pas de saluer d’un buenos días (bonjour), buenas tardes (bonjour, l’après-midi) ou buenas noches (bonsoir) le personnel et les convives dont vous partagez éventuellement la table – de fait, il est de bon ton de saluer toutes les personnes présentes. Il est également poli de souhaiter buen provecho (bon appétit) au début du repas.
        Source Lonely Planet




          Dormir chez l’habitant en voyage

           jiraisdormirchezvous

          Dormir chez l’habitant

          L’objectif de l’accueil spontané chez l’habitant ? Se faire accueillir pour la nuit en toute sécurité, de façon spontanée et non organisée. Rien de tel pour vivre une expérience unique et authentique alliant économie, écologie, aventure et humanité ! Mais comment s’y prendre pour dormir chez l’habitant ? Voici nos conseils… 

          L’accueil peut se faire dans une maison ou un appartement bien sûr, mais aussi sur un bateau, dans une caravane, une yourte ou tout autre hébergement assez grand pour vous loger. Il s’agit d’un acte non organisé et gratuit, sauf dans certaines situations où une participation financière peut être envisagée.
          Pour chaque pays, il existe une histoire, des coutumes et des traditions particulières. Lorsqu’on est invité chez des gens, il est important d’en connaître les grandes lignes : c’est une marque de respect très appréciée qui vous évitera de vous retrouver dans des situations délicates.

          Où chercher un hôte en voyage ?

          Comme tout commence par une rencontre, assurez-vous d’abord d’être dans un contexte favorable pour créer un contact avec un habitant. En fonction du moment de la journée et de l’environnement dans lequel vous vous trouvez (ville, campagne, montagne, etc.), voici les trois principaux scénarios pouvant aboutir à une nuit chez l’habitant.

          Durant un trajet

          La manière la plus facile et la plus sûre de rencontrer un hôte est de le faire durant un trajet. Dans le bus ou le train par exemple mais surtout en stop, avec la dernière voiture juste avant que le soleil se couche (“the sunset car”). Comme les personnes à qui vous vous adresserez seront souvent disponibles pour discuter, ces moments-là sont idéaux pour expliquer votre situation et demander l’hébergement pour la nuit.

          En frappant aux portes des habitations

          Plus classique et très efficace, vous pouvez aussi aller frapper directement aux portes. Les habitants de fermes, maisons ou appartements peuvent être sollicités le soir, de préférence avant que la nuit soit tombée (pour ne pas les déranger, les réveiller ou les effrayer). Pour vos premières expériences, préférez les petits quartiers, villes de campagne ou hameaux aux grosses villes.
          Cette démarche peut paraître difficile et stressante au début, mais il suffit de vous lancer pour comprendre que vous ne risquez pas grand chose. Pour vous rassurer, les premières fois, cherchez des signes aux abords des maisons pour vous donner une idée des gens qui y vivent (jardin fleuri, décoration particulière, etc.). Rappelez-vous cependant qu’il y a des gens généreux et extraordinaires partout : à vous de les trouver !

          Dans un lieu public

          Dans les villes ou lorsqu’il commence à se faire tard, il est parfois plus facile de se rendre dans des lieux publics pour faire des rencontres. Rues, places, plages, marinas (voiliers), bars ou discothèques sont des endroits propices où rencontrer des personnes qui accepteront de vous héberger.
          Dîner à la maison

          Comment aborder une personne pour dormir chez elle ?

          Que dire ?

          Dans le cas où vous solliciteriez directement une personne (en frappant à sa porte ou en l’abordant dans un lieu public), il est préférable d’aborder les gens le plus simplement possible, sans passer par des détours complexes et ambigus. C’est la règle d’or, qu’importe ce que vous demandez : présentez-vous de façon rapide en deux ou trois phrases et expliquez ensuite l’objet de votre demande. Par exemple : “Bonjour, je suis français et je voyage dans votre pays à pied depuis trois mois. Est-ce que vous accepteriez de m’héberger pour la nuit ? J’ai un duvet et je n’ai besoin que d’un lieu à l’abri.”
          Si la personne refuse dès les premiers mots, elle aura une opportunité de changer d’opinion après vous avoir écouté. Au contraire, si vous vous perdez en explications, vous n’aurez plus d’arguments si votre interlocuteur refuse. Cette étape nécessite parfois du temps et peut durer plusieurs dizaines de minutes, pour que le voyageur comme l’hôte puissent s’apprivoiser et se mettre en confiance. C’est un processus au cours duquel les peurs se dissolvent et laissent place à de la bienveillance. Cela demande de la clarté, de la douceur et de l’aplomb.
          Dans le cas où la rencontre se ferait plus naturellement, laissez-vous le temps de parler et d’échanger pour “sentir” la personne et lui permettre de vous connaître aussi. Il est essentiel de ne pas vous crisper sur votre projet d’hébergement, cela n’amènera que des tensions dans la discussion. Lorsque le moment vous semble opportun, expliquez à votre interlocuteur que vous cherchez un endroit pour passer la nuit et demandez-lui explicitement s’il ne disposerait pas, à tout hasard, d’un espace pour vous loger.

          Quelle réaction ?

          L’accueil spontané est avant tout un moyen de rencontrer les gens et de vivre une expérience de partage. Vous ne devriez jamais avoir à forcer la main des gens. Veillez donc à ce que tout le monde se sente à l’aise du début à la fin. Si votre interlocuteur n’est pas à l’aise avec ce genre de pratique ou s’il ne souhaite pas vous recevoir chez lui, il vous le fera savoir rapidement. Dans ce cas, n’insistez pas et vous n’aurez qu’à conclure naturellement la discussion ; vous réitérerez votre demande à une autre personne.
          Lorsque vous rencontrerez enfin quelqu’un acceptant de vous héberger, tout s’enchaînera naturellement et vous n’aurez qu’à vous laisser guider en suivant les instructions de votre hôte.

          Le code du voyageur hébergé

          État d’esprit

          En acceptant de vous recevoir, votre hôte fait preuve d’une très grande générosité. En fait, l’accueil spontané pourrait presque se résumer à partir à la recherche de personnes assez extraordinaires pour vous offrir un lit. Lorsque vous poussez la porte d’une maison, les gens qui vous accueillent vous offrent un des plus beaux cadeaux qu’un voyageur puisse recevoir : l’hospitalité. En cela, s’il y a un héros, ce n’est pas le voyageur mais bien celui qui reçoit ! Le minimum est d’être respectueux et de faire preuve de gratitude. Il est absolument primordial de garder cela en tête en honorant cette invitation, par respect pour votre hôte, pour vous et pour les voyageurs à venir.

          Contribution

          Gratuit ne veut pas dire que l’on ne peut pas offrir quelque chose en retour. Au contraire, il est très agréable pour votre hôte de recevoir quelque chose de vous, matériel ou non. De l’aide pour faire à manger ou autre (menu bricolage…), de la nourriture que vous amenez ou un plat que vous cuisinez sur place, des fleurs, une photo, un objet, un cours de langue, un spectacle, une danse, un récit d’histoires ou toute autre idée pouvant vous permettre de donner un peu de vous et d’enrichir la rencontre.
          Préparation du repas
          Lorsque la famille est très pauvre ou que l’offre d’hébergement en ville est inexistante, il n’est pas rare qu’elle vous demande une participation financière en fonction de ses moyens et des vôtres. Dans ce cas-là, si vous acceptez ce principe, essayez de vous mettre d’accord sur les termes de l’échange avant de passer la nuit afin qu’il n’y ait pas de malentendu.

          Départ

          Que vous ayez dormi dans une pièce commune, dans un fauteuil ou dans une chambre privée, portez une attention particulière au rangement et au nettoyage avant votre départ. Une façon simple de respecter votre hôte est de rendre les lieux qui vous ont été prêtés plus propres encore que vous les avez trouvés. En plus de diminuer la charge de travail engendrée par votre passage, vous permettrez à votre hôte de vivre une expérience agréable qu’il aura peut-être envie de renouveler.
          Si vous ne vous sentez pas encore prêt à franchir le cap de l’accueil spontané chez l’habitant, pourquoi ne pas tenter le couchsurfing et le wwoofing ? Deux formes d’hébergement alternatif que l’on apprécie particulièrement.
          Source : Lonely planet




            les lieux incontournables de Marrakech

            Les lieux incontournables de Marrakech marrakech

             

             

             

             

             

             

             

             

             

            Au-delà des palais, des minarets et autres icônes touristiques, le plaisir d’un séjour à Marrakech doit beaucoup à la douceur de la vie au quotidien dans la ville. Une atmosphère unique que l’on découvre en prenant le temps de faire ses courses sur les marchés, de flâner dans les jardins, pour s’imprégner de la ville. Quelques suggestions pour un voyage unique au Maroc…

            Les souks

            Se perdre dans le dédale des marchés de la Médina

            Il n’est pas de visite de Marrakech digne de ce nom sans un passage par ces marchés labyrinthiques. Ralentissez le pas et regardez autour de vous : si les rayons de soleil perçant le toit de palme illuminent le travail d’un luthier, c’est que vous vous trouvez dans le souk Kimakhine (souk des instruments de musique). Vous apercevez des gerbes d’étincelles et des lanternes fabriquées à partir de vieux vélos ? Alors bienvenue dans le souk Haddadine (souk des ferronniers). Le souk Sebbaghine (souk des teinturiers) est certainement le plus spectaculaire, avec ses écheveaux de laine couleur safran et vermillon séchant sur fond de murs roses et de ciel bleu.

            Continuez votre promenade et enfoncez-vous dans le dédale de la kissaria (marché couvert) située entre le souk Smata (souk des babouches) et le souk Semmarine (souk du cuir). Dans de minuscules ateliers, des artisans y façonnent les sacs de la saison prochaine avec un savoir-faire transmis de génération en génération. Du matin au soir, l’endroit vibre au son des outils et des cris des vendeurs interpellant les passants en plusieurs langues. Tout est ici prétexte à attribuer un surnom à ceux qui s’arrêtent. Les clients qui reviennent sont accueillis chaleureusement et se voient souvent offrir un thé.

            N’hésitez jamais à faire une halte si un objet vous plaît, ou simplement pour discuter, car il y a de faibles chances que vous repassiez au même endroit. Même les habitants et les cartographes les mieux équipés se perdent dans les ruelles de la médina. Avec près de 3 000 derbs (ruelles), les souks sont un véritable défi à la planification urbaine et à la cartographie par satellite. Il est possible de louer les services d’un guide, mais beaucoup sont liés à un marchand qui leur reverse une commission. Mieux vaut donc s’y perdre seul afin de goûter aux joies d’un véritable marchandage, sans hésiter à s’avouer vaincu ou à revenir sur ses pas. Et lorsque vous émergerez finalement des souks, ébloui par le soleil sur la place Djemaa el-Fna, offrez-vous un verre de jus d’orange bien mérité après ces âpres transactions.

            Le quartier de Bab Doukkala

            On aime ses ruelles paisibles et son quartier d’habitation.
            Éloignez-vous un peu des souks pour flâner dans les derbs où vivent les Marrakchis, loin de l’agitation des boutiques. Pour cela rien de tel que Bab Doukkala.
            Bab Doukkala, Marrakech

            À la découverte de Bab Debbagh

            On aime les tanneries et les sanctuaires de marabouts.
            Les tanneurs s’affairent dans la partie nord-est de la médina, où des sanctuaires de marabouts (les saints, dans la religion musulmane) continuent de faire l’objet de dévotions. On constate ici que les traditions continuent d’occuper une place majeure dans la vie moderne des Marrakchis.

            Plongée au cœur des souks

            On aime les ateliers d’artisans et les marchés locaux.
            Le quartier marchand de Marrakech ne se résume pas au souk Semmarine et au souk el-Kebir. Baladez-vous dans le souk Haddadine, domaine des ferronniers, sans oublier d’aller jusqu’aux qissariat (marchés couverts), pour découvrir les étals qui vendent autre chose que des souvenirs.
            Souk des ferronniers, Marrakech

            Les galeries d’art de Guéliz

            On aime les galeries d’art et les cafés. 
            Guéliz, dans la ville nouvelle, abrite une vie culturelle totalement différente. Ce quartier foisonnant de galeries d’art et de cafés animés reflète la scène artistique montante.

            Place Djemaa el-Fna

            Profiter du spectacle permanent de la plus célèbre place de Marrakech

            Voici près d’un millénaire que la place Djemaa el-Fna peut se vanter d’offrir en permanence le plus grand spectacle à ciel ouvert qui soit. Les animations et le halqa (théâtre de rue) qui s’y déroulent n’ont en effet jamais cessé depuis l’époque où cette place était utilisée pour les exécutions publiques, ce qui lui valut son nom signifiant « assemblée des morts ».

            Le rideau se lève sur le premier acte vers 9h, lorsque les vendeurs de jus de fruits arrivent avec leurs charrettes chargées d’oranges, que les fabricants de potions et les tatoueurs au henné s’installent sous leur parasol et que commence le ballet des piétons tentant d’esquiver les scooters et les carrioles tirées par des ânes. Les vendeurs d’eau, reconnaissables à leur coiffe frangée, arpentent déjà la place armés de leurs récipients métalliques, posant de bonne grâce pour les photographes en échange de quelques dirhams.

            Le second acte débute dans l’après-midi avec l’arrivée des artistes : les charmeurs de serpents tirent de leur flûte des sons dissonants pour l’oreille humaine mais apparemment irrésistibles pour la gent reptilienne, tandis que des acrobates enchaînent sauts périlleux et pyramides humaines sous l’œil des groupes attablés dans les cafés. Les musiciens gnaouas sont bien souvent les vedettes lorsqu’ils se lancent en faisant tourner les pompons de leur fez (chapeau) dans des chants syncopés au rythme des tambours et des castagnettes.

            Au crépuscule, les conteurs tiennent le public en haleine avec le récit d’anciennes légendes arabes, racontées avec force gestes. Astrologues, guérisseurs et danseuses du ventre s’installent aux abords de la place, alors investie par une centaine d’étals de nourriture dont s’échappent d’odorantes fumées. Le tout offre un spectacle inoubliable qui a valu à la place Djemaa el-Fna d’être inscrite en 2001 au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

            Médersa Ali Ben Youssef

            S’extasier devant le talent des artistes Marocains

            Selon les connaisseurs, la beauté des palais de Marrakech n’est rien comparée aux merveilles édifiées à la gloire d’Allah. Les mosquées et les zaouïas (sanctuaires sacrés) ne sont certes pas accessibles aux non-musulmans, mais la médersa Ali ben Youssef suffit à elle seule à justifier cette affirmation. Fondée au XIVe siècle sous la dynastie des Mérinides, cette école coranique était autrefois la plus vaste d’Afrique du Nord. Dans le couloir d’entrée, levez les yeux pour admirer les coupoles en bois de cèdre richement sculpté et les balcons en moucharabieh (grille en bois ouvragée). Dans la cour, les arcades de style hispano-mauresque sont ornées de splendides zelliges (carreaux émaillés) à cinq couleurs. Remarquez aussi les ornements calligraphiques en stuc, de style coufique irakien, aux lettres très travaillées prenant la forme de feuilles et de nœuds. De quoi rester sans voix ou s’exclamer, comme auraient pu le faire les étudiants de la médersa : Allah akbar (Allah est grand).

            Les 130 chambres de l’école accueillirent jusqu’à 900 étudiants, avec alors une seule salle de sanitaires. À l’étage, une chambre de 3 m2 donnant sur la cour offre un aperçu de la manière dont ils vivaient, avec un matelas, de quoi écrire, un pupitre pour y poser le Coran et une plaque chauffante pour la cuisine. Concurrencée par les écoles coraniques de Fès, la médersa ferma ses portes en 1962.

            Tombeaux saadiens

            Revivre l’âge d’or de Marrakech

            On dit que l’on n’emporte pas ses richesses dans sa tombe. Pourtant, le sultan saadien du XVIe siècle Ahmed el-Mansour el-Dahbi a fait mentir l’adage. Surnommé « le Victorieux », en raison de ses succès militaires contre le Portugal et le Soudan, et « le Doré » pour les richesses qu’il tirait du commerce du sucre, il fit couvrir d’or le plafond de la salle des Douze Colonnes, au somptueux décor de stuc et de marbre, afin que son futur tombeau soit digne de sa gloire.

            Le sultan possédait une nombreuse famille et tenait à ce que ses innombrables femmes, enfants, proches et serviteurs l’entourent même dans la mort, d’où la présence de plus de 170 tombes dans son mausolée. Dans le jardin, les petites sépultures ornées de zelliges sont celles de ses épouses, de ses fidèles conseillers juifs et d’autres relations. Les princes saadiens les plus importants sont enterrés dans la salle des Trois Niches et dans la cour. La mère du sultan possède son propre mausolée, étroitement gardé par des chats errants.

            El-Mansour mourut au milieu de ce faste en 1603. Le sultan alaouite Moulay Ismaïl décida de faire murer les tombeaux afin d’éloigner des esprits le souvenir de ses prédécesseurs. Accessibles par un petit passage depuis la mosquée de la casbah, ils tombèrent dans l’oubli avant d’être redécouverts en 1917.

            Minaret de la Koutoubia

            Écouter le chant mélodieux du muezzin s’élever du sommet de la Mosquée de la Koutoubia

            Cinq fois par jour, une voix s’élève au-dessus du vacarme de la place Djemaa el-Fna : il s’agit de celle du muezzin, lançant depuis le minaret de la Koutoubia son adhan (appel à la prière) vers les quatre points cardinaux afin de rappeler aux fidèles l’heure des salah (prières quotidiennes). Là où d’autres sont moins ponctuels, oublient parfois une sourate (verset coranique) ou s’éclaircissent la gorge, le chant du muezzin de la Koutoubia, récité d’une traite avec une diction et une mélodie parfaites, est un modèle de maîtrise.

            Symbole de Marrakech, le minaret de 70 m de haut édifié au XIIe siècle a servi de modèle architectural à la Giralda de Séville et à la tour Hassan de Rabat. Illustration monumentale du décor mauresque, il se distingue par ses proportions mathématiques, ses arcs festonnés et ses merlons (crénelures) dentelés. À l’origine, le minaret était couvert du plâtre rose typique de Marrakech. Lors de sa restauration en 1990, les spécialistes décidèrent de conserver son aspect authentique et ses pierres apparentes. La mosquée de la Koutoubia est interdite aux non-musulmans, mais il est possible de visiter ses jardins, lieu idéal pour écouter de près l’appel du muezzin.

            Palais de la Bahia

            Admirer les plafonds en bois décorés du palais de « La Belle »

            Voici ce que l’on peut construire en s’attachant les services des meilleurs artisans marocains pendant quatorze ans. Commencée vers 1860 par le grand vizir Si Moussa, puis embellie entre 1894 et 1900 par le vizir Abu Ahmed, la décoration qui a valu son nom à la Bahia (la Belle) couvre l’intégralité de l’édifice : plafonds en bois peint, doré et marqueté, ornements en stuc astucieusement inclinés pour rencontrer le regard,… Certains observateurs pointilleux affirment que les zelliges polychromes auraient pu être ajustés avec plus de précision.

            Seule une partie des huit hectares et des 150 chambres du palais est ouverte au public. Il est toutefois possible de visiter le harem, dépourvu de mobilier mais richement orné, qui abritait jadis les quatre épouses et 24 concubines d’Abu Ahmed, ainsi que la grande cour d’honneur où se pressait la foule implorant la clémence du vizir. De 1908 à 1911, le chef de guerre Madani Glaoui élut domicile à la Bahia jusqu’à ce que le protectorat français réquisitionne les lieux pour y installer ses généraux. L’endroit est toujours utilisé par le souverain actuel, Mohammed VI, pour y recevoir des invités de marque, depuis des chefs de gouvernement jusqu’au rappeur P. Diddy.

            Les Hammams

            Se détendre dans les vapeurs d’un hammam traditionnel

            Chaleur, gommage et argile sont les ingrédients du rituel de beauté marocain traditionnel. Garder une peau souple et douce dans un climat aussi rude nécessite des soins, et les Berbères suivent cette recette quasi inchangée depuis près d’un millénaire. Une fois installé dans la salle chaude du hammam, une tebbaya (masseuse) vous enduit le corps de savon noir, fabriqué à base d’huile de palme et d’olive et enrichi d’huiles essentielles. Ce savon nettoie les pores de la peau de toutes ses impuretés. Après quelques minutes passées dans la salle la plus chaude, le résidu de savon est gommé à l’aide d’un kessa (gant rugueux) exfoliant, qui entraîne avec lui toutes les peaux mortes (les néophytes seront surpris par leur quantité). Vous voilà alors prêt pour un rhassoul (masque d’argile appliqué sur le cuir chevelu et parfois sur le corps) apaisant, avant un rinçage à l’eau de fleur d’oranger et l’application d’une huile d’argan émolliente.

            L’efficacité de ce rituel ne fait plus aucun doute lorsque l’on sait qu’au VIe siècle, les califes omeyyades appréciaient tout particulièrement les femmes berbères pour leur beauté. Ils les enfermèrent d’ailleurs en nombre dans leurs harems royaux.

            Jardin Majorelle

            Déambuler parmi les innombrables cactus du jardin Marocain d’yves Saint Laurent

            Ce splendide jardin fut créé dans les années 1920 par le peintre Jacques Majorelle. Féru de botanique, il y fit planter des centaines d’essences rares et exotiques et édifier une villa Art déco accueillant à la fois ses ateliers et sa résidence privée. En 1980, Yves Saint Laurent et son associé Pierre Bergé rachetèrent le jardin et la villa, qui abrite désormais le musée d’Art islamique.

            Le jardin, bien qu’achevé en 1924, possède un aspect remarquablement moderne grâce à ses touches de couleurs vives savamment disposées. Les bougainvillées fuchsia contrastent avec le jaune éclatant de leurs cache-pots, les cactus verts se détachent telles des sculptures sur le fond bleu outremer des murs de la villa, et les poissons rouges sont autant de petits éclairs zébrant l’eau vert pâle des bassins.

            Pour apprécier au mieux la réussite artistique du lieu, visitez-le à midi ou par une journée d’été éclatante, lorsqu’il ressemble à un mirage dans le désert. Les tons bleus et verts semblent étancher la soif, les buissons de bambous bruissent au moindre souffle de vent et les tortues nonchalamment installées sous les ponts invitent à la paresse.

            Dar Si Saïd

            S’inspirer des décorations intérieures d’un palais converti en musée

            Selon la rumeur, Si Saïd, frère du grand vizir Abu Ahmed, ne brillait guère par son intelligence. Pourtant, à en juger par son palais, il était doté d’un goût très sûr. Tandis qu’Abu Ahmed pressait ses maâlems (maîtres artisans) de terminer au plus vite le palais de la Bahia, Si Saïd laissa aux siens le temps de peaufiner leur travail. Résultat, là où la Bahia brille par une luxueuse exubérance pâtissant parfois de quelques finitions trop hâtives, le Dar Si Saïd est un modèle d’élégance et de maîtrise. Les artisans se sont surpassés dans la salle nuptiale de l’étage, couvrant les murs, les balcons des musiciens et le plafond d’une joyeuse profusion d’ornements aux motifs floraux.

            Le Dar Si Saïd présente aussi une collection bien entretenue d’œuvres du sud du Maroc, groupées par type d’objets. Les visiteurs peuvent ainsi apprécier l’ingéniosité des artisans marocains et les subtiles variations dans la réalisation des flacons de khôl ou des dagues ornées d’incrustations. Les portes sculptées, bien que de style similaire, se distinguent par de minutieux détails qui permettent presque d’imaginer la famille vivant derrière chacune d’elles. Les balançoires et les vieux ustensiles culinaires vous feront revoir vos principes en matière de sécurité.

            Les festins Marocains

            Se régaler des multiples petits plats de la diffa marocaine

            La véritable diffa (festin) marocaine s’ouvre sur une entrée composée de trois à sept salades à base de légumes cuits, aubergines cuites à feu doux ou betteraves sucrées-salées, parfois suivies d’une pastilla (feuilleté au pigeon). Arrivent ensuite les viandes grillées, mijotées et/ou servies dans de délicates sauces au smen (beurre clarifié épicé), puis la semoule aérienne, parfumée au safran et accompagnée de légumes de saison. En dessert, optez pour une simple salade d’oranges à la cannelle ou une copieuse pastilla sucrée (à la crème et aux amandes).

            Selon la tradition familiale, la nourriture est présentée dans des plats collectifs où chacun se sert. Dans les restaurants, lors des mariages ou des grandes fêtes familiales, discussions animées et musiciens viennent régulièrement ponctuer le défilé des plats.

            Attention : certains restaurants-palais tentent parfois de détourner l’attention des clients de leur assiette remplie d’une triste tambouille de cafétéria avec des spectacles laser, des danseuses du ventre fort distrayantes et des décors surchargés tout droit sortis de la lampe d’un génie. Ne vous laissez pas berner par ces pâles imitations et sachez qu’une diffa digne de ce nom doit comprendre trois à cinq plats, tous préparés à la commande et cuits à la perfection, qu’ils soient à la carte ou inclus dans un menu.

            Musée de Marrakech

            Contempler les collections archéologiques et ethnographiques d’un palais Marrakchi

            Si les murs de ce palais du XIXe siècle pouvaient parler, ils nous apprendraient beaucoup sur les intrigues qui se nouèrent ici pendant le règne bref et troublé du sultan Moulay Abdelaziz, de 1894 à 1908. Tandis que son ministre de la Défense, Mehdi Mnebhi, courtisait la noblesse européenne, recevant même une médaille des mains de la reine Victoria, la perfide Albion complotait avec la France pour se partager les richesses nord-africaines. Quand le sultan céda le contrôle du pays à la France et à l’Espagne, Mnebhi dut se retirer précipitamment à Tanger, laissant le pacha anglophile el-Glaoui faire main basse sur son palais. Réquisitionné par l’État après l’Indépendance, il devint en 1965 la première école pour filles de Marrakech.

            Ce palais immaculé, restauré avec goût par la Fondation Omar Benjelloun, est aujourd’hui un havre de sérénité. Les arcades du patio intérieur sont flanquées par des galeries d’art traditionnel, qui accueillent des expositions temporaires (tapis du Haut Atlas et artisanat juif marocain dernièrement). Ne manquez pas le hammam d’origine, composé de plusieurs salles chauffées à différentes températures. En revanche, la charmante douira verte et blanche suscitera davantage de controverses, avec ses expositions temporaires d’art moderne au goût incertain – entre miniatures pop-art pakistanaises et portraits italiens de clowns éminemment kitsch.

            Source Lonely Planet