Partir pour la première fois au Costa Rica

Préparer son voyage au Costa Rica

Le Costa Rica possède une faune incroyable

Pour préparer votre votre premier voyage au Costa Rica, découvrez notre guide express. Hébergement, savoir-vivre, conseils pratiques, voici l’essentiel à savoir avant de partir au Costa Rica.

Bon à savoir

Au Costa Rica, tout prend plus de temps que prévu. Prévoyez de vous attarder à table, et apprenez à tirer le meilleur parti des retards de toutes sortes, notamment pour mieux connaître les Costaricains.
Évitez de conduire de nuit. Les piétons, les animaux et les énormes nids-de-poule sont très difficiles à voir car les routes, dans leur grande majorité, ne sont pas éclairées. Attention également aux conducteurs pressés qui n’hésitent pas à doubler sur les routes à deux voies.
Si les cartes de crédit sont largement acceptées, dans les zones les plus reculées, on ne peut souvent payer qu’en espèces. Avoir sur soi une réserve de colones ou de dollars est toujours une bonne idée.

Comment s’habiller

La chaleur et l’humidité du littoral poussent à se vêtir le plus légèrement possible (shorts et manches courtes). Cependant, il faut prévoir un pull et un blouson léger de type K-Way pour les destinations de haute altitude. Si vous faites l’ascension du Chirripó, emportez suffisamment de vêtements chauds, un bonnet et des gants. Enfin, la randonnée en forêt tropicale donne chaud et fait beaucoup transpirer. Des manches longues et des pantalons légers séchant vite aident à se prémunir contre les insectes.

Hébergement

Si vous voyagez en haute saison, mieux vaut réserver bien à l’avance, notamment pour la période de Noël et du Nouvel An, et durant la Semaine sainte (Semana Santa).
Hôtels
Il existe toutes sortes d’hôtels (petits établissements familiaux, hôtels de charme ou très grands hôtels), s’adressant à tous les budgets et offrant diverses prestations.
B&B
La grande diversité des B&B dans tout le pays reflète aussi bien celle des paysages que celle de leurs propriétaires.
Auberges de jeunesse
Le Costa Rica compte d’excellentes auberges de jeunesse dans les lieux les plus touristiques. La plupart proposent un hébergement en dortoirs, l’accès au Wi-Fi, une cuisine commune et des renseignements très utiles sur le voyage.

Argent

Les colones costaricains (₡) et les dollars américains ($US) sont acceptés partout, et disponibles dans les distributeurs automatiques (DAB) de tout le pays. Il est possible de n’utiliser que des dollars si l’on est prêt à accepter un taux de change peu avantageux (environ 500 ₡ pour un dollar). Hormis dans les petites villes et les zones rurales, les cartes de crédit sont acceptées (Visa ou Master Card) ; toutefois, des frais d’un montant de 3% à 5% s’appliquent souvent.
Il est difficile de changer les chèques de voyage ailleurs que dans les banques et les grandes villes.

Marchandage

Sur les marchés, et au moment d’organiser un circuit ou un trajet informels (sans passer par une agence), il est d’usage de négocier avant de tomber d’accord sur le prix. Sinon, on paie le prix affiché.

Pourboire

Il n’est pas courant de laisser un pourboire, hormis dans les restaurants et hôtels haut de gamme.
Restaurants
L’addition comporte en principe une taxe de 13%, à laquelle s’ajoutent 10% pour le service.
Taxis
Pourboire optionnel, mais beaucoup de gens arrondissent le prix de la course aux 100 colones supérieurs.
Guides
Quand on est content du service, il est d’usage de laisser aux guides quelques dollars par participant.

Langue

L’espagnol est la langue officielle du Costa Rica. En avoir quelques notions basiques est non seulement courtois à l’égard des Costaricains, mais aussi essentiel, surtout dans les zones rurales. Ceci dit, les touristes nord-américains visitent le pays depuis si longtemps que l’anglais est pratiquement sa deuxième langue. À l’exception des sodas (gargotes bon marché), des bus locaux et des commerces dont la clientèle est exclusivement costaricaine, vous trouverez à peu près partout des cartes de restaurant, des panneaux et des brochures rédigés dans les deux langues.

Savoir-vivre

Les Ticos (Costaricains) attachent une grande importance au fait de se montrer bien educado (poli, bien éduqué).
Un salut lorsque vous croisez le regard de quelqu’un, ou plus généralement une attitude courtoise accompagnée d’un sourire, vous seront des atouts très précieux.
En visite dans les villages amérindiens
Demandez la permission avant de prendre des photos, en particulier des enfants, et optez pour une tenue plus sobre qu’en bord de mer.
Surf
Avis aux novices : renseignez-vous sur les règles à suivre dans le line-up (zone où l’on attend la vague pour démarrer). Attention également aux autres surfeurs et aux baigneurs.
Auto-stop
En zone rurale, il est courant de prendre des auto-stoppeurs à son bord. Si un habitant vous fait faire un bout de chemin, laissez-lui un petit pourboire.
Monokini
Cela ne se fait pas du tout ; il faut donc respecter l’usage local.

À ne pas oublier…

  • Vérifier la validité de son passeport et se renseigner sur les visas requis auprès de l’ambassade du Costa Rica bien avant le départ
  • Contracter une assurance voyage
  • S’informer sur les restrictions concernant le transport des bagages par avion, y compris pour les vols intérieurs
  • Mettre à jour ses vaccins
  • Emporter son permis de conduire et se renseigner sur l’assurance automobile des touristes en cas de location d’une voiture

Ce qu’il faut emporter

  • Un maillot de bain
  • Un appareil photo
  • Des tongs et des chaussures de randonnée
  • Des lunettes de soleil
  • De l’écran solaire
  • Une gourde
  • Du répulsif au DEET
  • Une lampe torche
  • Un poncho imperméable
  • Des jumelles
  • Une trousse de premier secours

La gastronomie et la cuisine au Costa Rica ?

Plat de poisson frit au Costa Rica
La cuisine costaricaine traditionnelle met l’accent sur les plats simples et peu épicés. Si le riz et les haricots entrent dans la composition de presque tous les repas, les produits de la mer sont aussi à l’honneur. Dans les cuisines à toit de chaume des campagnes, les femmes mitonnent une comida típica (“nourriture typique”) – des plats locaux simples et nourrissants. Préparez votre voyage et découvrez les spécialités culinaires du Costa Rica !

Manger comme un Tico !

Au petit-déjeuner, les Ticos (Costaricains) mangent habituellement du gallo pinto (littéralement “coq tacheté”), composé de restes de riz et de haricots sautés. Les haricots noirs déteignent sur le riz, d’où une apparence mouchetée. Servi avec des œufs, du fromage ou de la natilla (crème aigre), le gallo pinto est généralement bon marché, nourrissant et parfois très savoureux. Il constitue un excellent repas énergétique avant une bonne journée de surf ou de marche. S’il ne vous tente pas, nombre d’hôtels proposent des petits-déjeuners continentaux “tropicalisés”, comprenant généralement toasts, beurre, confiture et fruits frais. Beaucoup de restaurants servent aussi des petits-déjeuners à l’américaine, bien plus gras.
Casado au Costa Rica
Dans la plupart des restaurants, il y a toujours au déjeuner et au dîner une formule peu coûteuse appelée casado (“marié”), constituée d’un plat équilibré de riz, haricots et salade, avec parfois des plátanos maduros (bananes plantains caramélisées) ou des patacones (bananes plantains frites), dont la saveur évoque celle des frites.
La cuisine est peu épicée, exception faite des plats traditionnels caribéens.
La plupart des restaurants locaux mettent sur les tables une sauce de type Tabasco, de la sauce maison et/ou de la salsa sizano, version tica de la sauce Worcestershire (et ingrédient “secret” du gallo pinto).

Spécialités du Costa Rica

Étant donné la longueur du littoral, l’abondance de produits de la mer n’a rien de surprenant et les plats de poisson sont généralement frais et délicieux. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une spécialité tica traditionnelle, le ceviche – généralement de pargo (vivaneau rouge), de dorado (dorade coryphène), de poulpe ou de tilapia – figure sur la plupart des cartes. La chair crue du poisson est marinée dans le jus de citron vert avec des piments, des oignons, des tomates et des herbes. Il est servi très froid et c’est une délicieuse manière de déguster des produits de la mer frais. Attention : s’agissant de poisson cru, ne vous risquez pas à le manger si vous doutez de sa fraîcheur.
La cuisine caribéenne, la plus typée du Costa Rica, est imprégnée des saveurs criollas (créoles) et afro-caribéennes. Elle change agréablement des éternels casados et comprend des spécialités régionales comme le rondón (un gombo de la mer épicé), le riz aux haricots (haricots rouges, lait de coco, curry) et le patí, version caribéenne de l’empanada (chausson garni d’une farce salée ou sucrée), idéal pour manger sur le pouce, dans le bus et en pique-nique.

Boissons au Costa Rica

Le café est probablement la boisson la plus prisée au Costa Rica et vous risquez de vous voir offrir un cafecito où que vous alliez. Également appelé café con leche, il est traditionnellement fort et mêlé de lait chaud. Les puristes peuvent demander un café negro (café noir) ; précisez leche al lado (lait à part) si vous voulez y ajouter vous-même un peu de lait. Beaucoup d’établissements branchés servent des expressos.
Pour se rafraîchir, rien ne vaut les batidos, ces boissons à base de fruits mixés al agua (avec de l’eau) ou con leche (avec du lait). D’innombrables fruits tropicaux peuvent être transformés en batido, notamment les suivants :
  • mango (mangue)
  • papaya (papaye)
  • piña (ananas)
  • sandía (pastèque)
  • melón (melon)
  • mora (mûre)
  • carambola (carambole)
  • cas (sorte de goyave acide)
  • guanabana (corossol)
  • tamarindo (tamarin)
Batido au Costa Rica
Si vous avez des doutes sur la salubrité de l’eau, demandez que votre batido soit préparé avec de l’agua enbotellada (eau en bouteille) et sin hielo (sans glaçon), mais l’eau potable est généralement sûre au Costa Rica.
Les pipas sont des noix de coco vertes décapitées à la machette dont on boit le jus à l’aide d’une paille – très rafraîchissant sous la chaleur tropicale. Avec un peu de chance, vous dénicherez de l’agua dulce,
ce jus de canne à sucre au léger goût d’herbe sucrée que l’on obtient en écrasant la canne dans un pressoir à main.
Sur la côte caraïbe, demandez l’agua de sapo (“eau de crapaud”), délicieuse citronnade au jus de gingembre frais et au tapa de dulce (ou tapa dulce, sucre brun).
La resbaladera, principalement présente dans l’arrière-pays du Guanacaste, est une boisson lactée sucrée (voisine de la horchata de riz mexicaine) à base de riz, d’orge, de lait et de cannelle.
Il existe d’autres boissons locales comme la linaza, breuvage à base de graines de lin réputé faciliter la digestion, et le chan, à base de graines de chia (de la famille des sauges) et de citron, de texture plutôt visqueuse.
La boisson alcoolisée la plus répandue est la cerveza (ou birra, bière), dont il existe plusieurs marques costaricaines. L’Imperial, omniprésente, est la plus consommée. La Pilsen, plus alcoolisée, est célèbre pour ses calendriers coquins où figurent las chicas Pilsen (les filles Pilsen). Bavaria produit aussi de la blonde, ainsi que la Bavaria Negro, une brune corsée, mais cette marque est plus difficile à trouver. De nouvelles bières artisanales viennent actuellement élargir la gamme des bières costaricaines et affiner le goût des palais ticos.
Après la bière, les préférences vont au guaro, un alcool de canne incolore qu’on avale généralement cul sec mais qu’on peut également commander en cocktail. Il se boit facilement mais provoque une gueule de bois redoutable.
Comme dans la plupart des pays d’Amérique centrale, le rhum local est bon marché, surtout le Ron Centenario, récemment promu à une célébrité internationale. Au risque d’irriter le patriotisme des Ticos, n’oublions pas de mentionner le rhum nicaraguayen Flor de Caña, plus parfumé. Le cocktail à base de rhum le plus prisé est le cuba libre (rhum, coca), incomparable par une chaude journée moite, surtout lorsqu’il est agrémenté d’un filet de jus de citron vert.
Cocktail Cuba Libre

Où manger au Costa Rica ?

Restaurantes, sodas, et panaderías

Les endroits les plus populaires sont les sodas, gargotes informelles où l’on sert quotidiennement quelques casados. Parmi les autres établissements bon marché, citons notamment les omniprésentes rôtisseries de poulet.
Un vrai restaurante est généralement plus cher et plus plaisant en matière de décor. Nombre de restaurantes proposent aussi des casados, et les plus chics appellent almuerzo ejecutivo (littéralement “déjeuner d’affaires”) le menu du jour.
Pour les petites faims, pastelerías et panaderías vendent des pâtisseries et du pain, et quantité de bars proposent des bocas, plats servis sous forme de ration, comme les tapas.
Le déjeuner, servi vers midi, est généralement le repas principal.
Le dîner, identique mais plus léger, se prend vers 19h.

Cuisine végétarienne

Si vous aimez le riz et les haricots, le Costa Rica est une destination plutôt agréable pour les végétariens.
La plupart des restaurants préparent des casados végétariens à la demande, et beaucoup en proposent désormais à la carte. Ces plats comprennent généralement du riz et des haricots, de la salade de chou et un ou deux légumes cuisinés.
San José et les villes touristiques comptent désormais de nombreuses tables végétariennes ou avec une carte spéciale. Dans les régions isolées, les lodges où séjourner en pension complète peuvent préparer des menus végétariens si vous les prévenez à l’avance.
Les végétaliens, adeptes du régime macrobiotique ou du régime cru rencontreront plus de difficultés, car rares sont les établissements qui proposent ce type d’alimentation – une situation qui s’améliore lentement. Pour observer ce régime, mieux vaut faire sa cuisine soi-même. S’il y a dans nombre de villes des macrobióticas (magasins d’alimentation bio), l’offre s’avère toutefois inégale. Les légumes frais sont parfois difficiles à trouver dans les régions reculées et souvent onéreux, mais les marchés fermiers se multiplient dans le pays.
Cake orange-carotte-noix, Costa Rica

Les bonnes manières à table

Lorsque vous vous installez dans un restaurant, n’oubliez pas de saluer d’un buenos días (bonjour), buenas tardes (bonjour, l’après-midi) ou buenas noches (bonsoir) le personnel et les convives dont vous partagez éventuellement la table – de fait, il est de bon ton de saluer toutes les personnes présentes. Il est également poli de souhaiter buen provecho (bon appétit) au début du repas.
Source Lonely Planet




    La gastronomie à Cuba

    Gastronomie et Cuisine

    La gastronomie à Cuba

    Cuisine traditionnelle cubaine
    Il y a peu de temps encore, Cuba était plus le pays du rationnement que de la gastronomie. Puis le retrait de Fidel Castro a eu l’effet d’une révélation. Réformes politiques et économiques aidant, la création culinaire, longtemps muselée par l’État, profite pleinement de ce renouveau. La révolution des fourneaux est en marche. 

    Révolution culinaire à Cuba

    Reléguée à l’arrière-ban de la scène culinaire internationale, la table cubaine fut longtemps réputée frugale, voire largement raillée pour ses portions congrues, ses uniques sandwichs jambon-fromage insipides, ses sempiternels poulets frits jusqu’à l’os. Depuis les réformes économiques de 2011 et l’autorisation accordée aux restaurants privés (jusque-là limités à 12 couverts) de s’agrandir et de se diversifier, le tableau a totalement changé. C’est même une révolution. Les voyageurs autrefois dépités par la cuisine cubaine et qui se consolaient avec cigares et rhum se régalent désormais de poulet au miel, de savoureuses sauces Béchamel et de versions revisitées des plats cubains traditionnels comme la ropa vieja (bœuf émincé épicé). Surfant sur cette tendance, La Havane et d’autres villes regorgent de nouveaux restaurants privés expérimentant recettes et ingrédients jusqu’ici inédits dans le pays. Enfin libérés du joug du rationnement des années 1990, les chefs cubains s’essaient désormais à la cuisine fusion ou à des cuissons rosées, agrémentant aussi leurs menus de mets comme le caviar d’aubergine.
    Pour une première visite et des papilles habituées à la variété et à l’abondance des mets, il n’y a rien de fantastique. Mais pour ceux qui ont connu Cuba au début des années 2000, la surprise est de taille.

    La cuisine cubaine, fruit de 5 siècles de mélange

    Tout comme la musique et l’architecture, la cuisine cubaine est le fruit de diverses saveurs, recettes et techniques culinaires transmises par les voyageurs successifs venus sur l’île depuis l’époque de Christophe Colomb et Diego Velázquez. Une sorte de marmite bouillonnante remplie d’ingrédients importés d’Espagne, d’Afrique, de France, de la culture taïno et d’autres îles des Caraïbes, que l’on aurait laissés mijoter pendant cinq siècles.
    Des Taïnos, la cuisine cubaine a conservé les légumes racines indigènes de l’île, yuca (manioc) et patates douces, ou encore les fruits telle la goyave. Les Espagnols ont laissé en héritage leur penchant pour le porc, le riz, les épices, et leurs techniques de friture. Quant aux esclaves africains, ils ont fait découvrir à Cuba les différentes manières de cuisiner les bananes plantains, ainsi que le congrí (riz et haricots aux épices préparés dans une même casserole). Enfin, Cuba partage avec ses voisins insulaires le goût inimitable de la cuisine caribéenne que l’on retrouve dans le sofrito, une sauce tomate agrémentée d’oignons, poivre, ail, feuilles de laurier et cumin.
    Cuisine traditionnelle cubaine
    Toutes ces saveurs mêlées, ces traditions culinaires marinées pendant des siècles ont donné ce qu’on appelle désormais la cuisine “cubaine”, simple, généreuse et saine, raisonnablement épicée (au cumin et à l’origan en priorité) tout en étant très parfumée. Le rôti de porc est le mets de choix, suivi de près par le poulet frit ou rôti, souvent relevé de sauces au citron ou au miel. L’élément marin n’étant jamais loin, langouste, crabe, crevettes, aguja (espadon) et pargo (vivaneau) abondent, autant de saveurs marines adorées par les Cubains. Le riz accompagne prioritairement tous les plats, souvent associé à des haricots (noirs dans le premier plat, rouges dans le second) pour confectionner le moros y cristianos ou le congrí. Autre mets phare : les légumes racines, souvent accompagnés de plantains, cuisinés de mille et une façons.
    En saison, les avocats cubains sont un régal et les fruits tropicaux abondants. Le petit-déjeuner des casas particulares débute généralement par la traditionnelle quinte fruitée – banane, papaye, mangue, ananas et goyave. Sur ces cinq fruits, seuls la goyave et l’ananas étaient présents sur l’île avant l’arrivée des Espagnols. Bananes et mangues sont un apport colonial venu d’Asie, tandis que les papayes viennent d’Amérique du Sud.
    Fruits sur un marché à Cuba
    Ne quittez pas Cuba sans avoir goûté au plat national, la ropa vieja, au rôti de porc avec ses accompagnements, au picadillo (bœuf haché aux olives et aux câpres), aux tostones (plantains frites deux fois) et aux moros y cristianos.

    Histoire du rhum à Cuba

    Au milieu du XIXe siècle, les Cubains sont devenus les pionniers de la distillation du rhum en transformant avec succès l’aguardiente, eau-de-vie grossière et non raffinée consommée par les marins et les pirates de la région en un “Ron Superior” doux et blanc employé aujourd’hui dans des cocktails chics tels que le mojito et le daiquiri. À l’origine de cette métamorphose se trouve l’expérimentation menée en 1862 par un Catalan, Don Facundo Bacardí Massó (1814-1886), dans sa “rhumerie” de Santiago de Cuba (un ancien entrepôt portuaire), en laissant macérer l’excellente canne à sucre produite dans la région pour la distiller et produire une nouvelle sorte de rhum vieux, délicat, frais et fruité au palais. Ce fut un succès quasi immédiat et Bacardí devint très vite synonyme de rhum, la famille catalane jouant désormais d’influence dans les affaires du pays jusqu’à l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir au début des années 1960. Bacardí, dynastie et entreprise, quitta alors Cuba pour les Bermudes, la marque disparaissant pour toujours du marché cubain. Mais la rhumerie fondée par Don Facundo produit toujours le Ron Caney local, fameux “rhum de la révolution”, mis à vieillir dans les anciens tonneaux Bacardí.
    Cuba libre, rhum à Cuba
    Autre célèbre dynastie cubaine de producteurs de rhum, un peu moins prospère que la première, les Arechabala ont fui Cuba en 1973 après la saisie par le gouvernement révolutionnaire cubain de l’entreprise familiale Havana Club, fondée un siècle plus tôt à Cárdenas par José Arechabala. Aujourd’hui, Club Havana représente 40% des ventes d’alcool à Cuba.
    Outre la fabrique de Ron Caney à Santiago et celle de Havana Club désormais installée à Santa Cruz del Norte près de La Havane, Cuba compte plus de 100 distilleries de rhum. Les gens du cru vous parleront très probablement du Ron Santiago de Cuba, du Ron Mulata (fabriqué à Villa Clara) ou du Ron Varadero.
    Le rhum cubain est produit à partir de la mélasse, un résidu du raffinage de la canne à sucre. Sa fabrication à Cuba a été supervisée par des générations de maestros romeros (maîtres rhumiers), qui doivent posséder au moins 15 années d’expérience dans la dégustation de rhum. La couleur (brun, ambré ou blanc) et l’âge (ñejo) caractérise le rhum. Les bons rhums peuvent avoir 3 ans comme 14 ans d’âge. Si les visiteurs ont une préférence pour les cocktails à base de rhum (toujours du rhum blanc), les Cubains apprécient plus le rhum brun et sec, servi sans glace, à l’arôme plus pur.

    Spécialités régionales

    Caibarién

    Cette petite ville de la province de Villa Clara est la capitale cubaine du crabe.

    Baracoa

    Un univers à mille lieues du reste de Cuba. Cucurucho (mélange de miel, noix de coco, goyave et noix), bacán (tamal ou papillote farcie de purée de banane, de crabe et de noix de coco), teti (minuscule poisson endémique du Río Toa) et lechita (sauce coco épicée) figurent parmi les spécialités.

    Playa Larga et péninsule de Zapata

    Dans le sud de la province de Matanzas, hôtels et casas particulares servent du ragoût de crocodile (élevé pour la consommation).

    Bayamo

    Les ostiones (huîtres, le plus souvent à la sauce tomate) se mangent couramment dans les rues de la grande ville du Granma.

    Oriente

    Le congrí (riz aux haricots rouges assaisonné de cumin, poivre et porc) vient de l’est de Cuba, aux influences africaines. À l’ouest, on trouve davantage les moros y cristianos (aux haricots noirs, sans porc).

    Las Tunas

    Berceau de la caldosa, épaisse soupe aux légumes racines, poulet et épices.

    emps réputée…

    Source : Lonely Planet




      Eté austral : Expériences à vivre en Nouvelle-Calédonie

      Eté Austral Reportages

      8 expériences à vivre en Nouvelle-Calédonie

      Instants de vie en tribu en Nouvelle-Calédonie

      Des paysages sauvages et variés, une flore et une faune marine qui vous laisseront sans voix, une gastronomie et une culture vivace… La Nouvelle-Calédonie est un terrain de jeu hors-pair pour les aventuriers en quête de sensations inédites. Tour d’horizon de nos coups de cœur.  

      1. Vivre l’isolement dans des paysages superbes

      La population est très inégalement répartie en Nouvelle-Calédonie : près des deux-tiers des calédoniens vivent à Nouméa tandis que la densité de population n’est que de 14 habitants au km2. Passé la grande ville, c’est donc un jeu d’enfant de trouver une plage ou un paysage de brousse désert ou presque, et de profiter des joyaux naturels du Caillou au calme, loin des foules et du bruit !

      Paysages de savanes à niaoulis dans la Pointe Nord, Nouvelle-Calédonie

      2. Explorer le lagon en palmes-masque-tuba ou en plongée sous-marine

      Voilà 8 ans que le lagon calédonien est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco et cela ne doit rien au hasard ! Son immense récif corallien et ses eaux limpides abritent une faune et une flore marine si spectaculaire qu’il n’est même pas nécessaire de savoir plonger pour admirer de superbes coraux colorés, des poissons perroquets, des poissons clowns, des raies-aigles, des tortues, des picots rayés, des loches… Gare à vous, après cela, vous ne rêverez plus que d’y remettre la tête !

       

      Échappée en snorkeling, Nouvelle-Calédonie

      3. Goûter au kava dans un nakamal

      Le kava est une boisson amère et quelque peu euphorisante concoctée à partir d’une espèce proche du poivrier. Il est servi dans des demi-noix de coco dans des nakamals, des bars à kava signalés par une lampe rouge. Notre conseil : vous y rendre en fin de journée dans le secteur de Nouville à Nouméa, pour profiter des couchers de soleil enchanteurs.

      Pause kava, Nouvelle-Calédonie

      4. Se plier à la « coutume » dans une tribu

      Le mot « coutume » désigne l’ensemble de règles qui dictent la vie des kanaks en tribu. Pour le visiteur de passage, l’une d’entre elles consiste à demander au chef de tribu la permission de visiter le site de son clan et, en signe de respect, de lui offrir un petit présent (morceau d’étoffe, vivres, petit billet…). On appelle cela « faire la coutume ». Ce préalable vous permettra de rompre cordialement la glace et d’exposer vos envies de découvertes au sein de la tribu.

      5. Savourer un bougna traditionnel

      Le bougna est la spécialité culinaire kanak par excellence et il est plutôt réservé aux grandes occasions. C’est un délicieux plat de viandes ou de fruits de mer noyés dans du lait de coco, accompagné de légumes et tubercules locales (igname, patates douces, taro…). Il doit cuire très lentement et au moins deux heures dans un four en terre. La préparation est placée sur un lit de pierres entouré de cailloux chauffé à blanc sous un tapis de feuilles recouvert de terre. Il faut le commander au moins 24h à l’avance ou vous devrez vous contenter d’une version en cocotte, moins goûteuse.

      Plat de bougna, Nouvelle-Calédonie

      6. Vivre comme Robinson sur son îlot

      L’archipel kanak a la particularité de compter de nombreux îlots qui sont parfaits pour se couper du vacarme de la ville. Ces confettis de terre posés sur le lagon sont souvent bordés de superbes plages de sable fin et de patates de corail idéales pour observer les poissons. Facilement accessible en taxi boat, une demi-douzaine d’entre eux sont par exemple aux portes de Nouméa : l’îlot Larégnère, l’îlot Ténia, l’îlot Signal… Il n’est pas rare que les Nouméens s’y retrouvent entre amis ou en famille pour fêter un anniversaire, faire un pique-nique et même camper sur place.

      7. Observer la sculpture kanak dans les musées ou en plein-air

      Les kanaks excellent particulièrement dans la sculpture sur bois, avec notamment les flèches faîtières, ces totems ornés de symboles. Taillées dans des troncs d’arbre, ces sculptures parent souvent les grandes cases et peuvent servir de palissade quand elles sont regroupées. Vous en observerez tout au long de vos pérégrinations, mais pour en voir de très beaux spécimens, direction Vao sur l’île des Pins ou bien le musée de Nouvelle-Calédonie et le centre culturel Tjibaou à Nouméa.

      Flèche faîtière sur la route provinciale nord 5, Nouvelle-Calédonie

      8. Flâner sur le marché de la Moselle à Nouméa

      Chaque dimanche matin, c’est comme si le tout-Nouméa s’y était donné rendez-vous. On adore l’ambiance de la buvette où joue souvent un groupe de musique locale, les étals de fruits et de légumes bigarrés, l’artisanat, mais surtout, l’impressionnant marché aux poissons où vous trouverez d’excellents sashimis à peu de frais.

      Marché de la Moselle à Nouméa, Nouvelle-Calédonie

      Source : Lonely Planet