Buenos Aires : Le tango pour passion

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Dans les ruelles en pierre des banlieues. Sur les façades des maisons centenaires des immigrants. Aux bars, librairies et boutiques de disques du centre. Dans les tanguerías et milongas où l’on danse embrassé. Buenos Aires est vécue au rythme du 2×4. Le tango est une expression musicale et une danse sensuelle, mais il est aussi, bien d’autres choses. C’est un langage singulier -l’argot, un jargon lié aux immigrants et aux quartiers porteños- une façon de s’habiller et même de marcher, une manière de vivre. Déclaré Patrimoine Culturel de l’Humanité par l’UNESCO en 2009, le tango est une marque enregistrée du Río de la Plata.

À l’origine marginale et de bordels, pendant la première moitié du XXe siècle, le tango est devenu la musique citoyenne par excellence. Les traces de cette époque dorée se trouvent aujourd’hui dans les images omniprésentes de Carlos Gardel, ‘el zorzal criollo’ (la grive créole), qui, selon les porteños, « chaque fois chante mieux ». Dans les noms de rues de Buenos Aires qui rendent hommage aux musiciens et poètes du tango : Enrique Santos Discépolo, Cátulo Castillo, Aníbal Troilo, Roberto Goyeneche. Parcourir les quartiers typiquement tangueros est une bonne manière de connaître la mythique de cette musique porteña. Bien que ce soit usuel de trouver des vestiges du tango à n’importe quel coin de rue de la ville ainsi que des musiciens de rue qui jouent du bandonéon et des couples qui dansent pour après ‘tendre la main’ (à la piétonnière Florida, dans les places de la chic Recoleta), il y a des quartiers emblématiques par son histoire tanguera : au sud, Boedo, et au centre, l’Abasto. Deux cartes postales classiques et très pittoresques de la ville tanguera sont Caminito, au quartier de La Boca, et Place Dorrego, à San Telmo.

Dans cette Buenos Aires du XXIe siècle, le tango n’est pas seulement un souvenir. La culture du 2×4 présente aujourd’hui une scène renouvelée, nourrie par de nouvelles générations de musiciens qui fusionnent la musique citoyenne avec d’autres expressions musicales ou, tout simplement, ils l’adaptent à la sensibilité musicale de cette époque. La nuit venue, le tango déploie toute sa sensualité et son charme dans des tanguerías, milongas [des sites pour danser la milonga, le tango et d’autres danses associés à lui], dîners-spectacles et shows théâtrales très frappants. Le circuit est large et varié, et il se concentre surtout dans les quartiers du sud où des orchestres, chanteurs et danseurs de premier niveau offrent des spectacles classiques et d’avant-garde accompagnés d’un exquis dîner vraiment argentin (entre le tango, la grillade, les empanadas [sorte de chausson farci de viande, d’oignon, d’œufs, d’olive et d’épices] et le vin il y a un curieux mariage plein de plaisirs). Le plus important dans cette expérience, c’est la virtuosité. Les couples de danseurs essaient des pas très difficiles, avec des pirouettes, tours et sauts pleins de sensualité. Les costumes sont luxueux. Les chanteurs et les orchestres accompagnent merveilleusement bien et ils apportent du glamour aux soirées tangueras de Buenos Aires.

Moins connues, mais pas moins charmantes, ce sont les milongas (au centre et aux quartiers de Almagro, Abasto et Palermo), où le but c’est de danser « à n’en pouvoir plus ». Loin du concept de spectacle, aux milongas populaires tout le monde est un acteur-clé. Ici, le tango n’est pas regardé mais vécu. Dans les pistes de danse, se confondent les experts, les amateurs, les débutants et les curieux de tout âge. Certaines milongas commencent par des leçons de danse au cours desquelles on apprend les huit pas essentiels. Pour prendre ces leçons, il faut arriver tôt. Ensuite, il ne s’agit que de se laisser aller : l’improvisation est l’une des caractéristiques les plus fascinantes du tango.

Le tango est apprécié à Buenos Aires toute l’année mais au mois d’août les amants de la musique citoyenne ont un rendez-vous inéluctable : le Festival et le Championnat Mondial du Tango. Des concerts massifs, des milongas en plein air, des expositions de design tanguero, des présentations de grandes figures et la visite de danseurs et musiciens de tout le monde font du tango une véritable fête porteña.

Source : Le tango: histoire et passion de Buenos Aires | Evasion en ville | Argentina

    Les temples classés à l’ UNESCO de l’île de Java.

    Borobudur

    Sur la célèbre île de Java, les sites naturels et historiques classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO notamment les  célèbres monuments de Borobudur et Prambanan, situés dans la partie Est de l’île.

    C’est ensuite une étape culturelle incontournable pour ceux qui souhaitent découvrir l’histoire de l’Indonésie à travers ses monuments historiques et religieux ainsi que son passé colonial. Les danses traditionnelles, le théâtre javanais, les marionnettes de cuir, la musique du Gamelan et les batiks font aussi la richesse de l’île et témoigne de son rayonnement au niveau international. Au centre de l’île, la ville de Jogjakarta est la capitale culturelle de Java. Idéale pour flâner dans les ruelles de la vieille ville et les marchés colorés de toutes sortes, aux oiseaux, aux fruits et aux épices, Jogjakarta offre à ses visiteurs une atmosphère chaleureuse où la vie s’écoule doucement. Guidés par les habitants, à pieds ou en cyclo-pousse, les touristes découvrent l’artisanat local : haut lieu de fabrication de Batik et des marionnettes Wayang, Jogjakarta possède de nombreux centres culturels et des galeries d’art contemporain. Enfin, la visite du palais Kraton Hadiningrat est appréciable car l’on peut assister aux représentations dansantes et musicales des troupes royales. La région de Jogjakarta est quant à elle connue pour deux monuments majeurs en Indonésie : le Temple de Borobudur et l’ensemble de Prambanan, lieux sacrés du bouddhisme et de l’hindouisme. Classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, ces temples sont le reflet de la diversité religieuse de l’Indonésie.

    Construit au VIIIème et IXème siècles après J.C., Borobudur est le plus grand temple bouddhique au monde. Il symbolise la montagne habitée par les Dieux et se veut une réplique du monde propre au bouddhisme Mahayana (grand véhicule). Composé de cinq terrasses carrées, surmonté d’un tronc de cône (trois-plate-formes circulaires ornées de 72 stupas abritant des statues de Bouddhas) et couronnée d’un stupa monumental, Borobudur occupe une surface totale de 2500 m2. Ce temple a été restauré dans les années 70 avec le concours de l’UNESCO et du gouvernement indonésien et classé au Patrimoine Mondial en 1991. Il est aujourd’hui une attraction unique sur l’île de Java et le monument le plus visité d’Indonésie. Chaque année, durant la pleine lune, en mai ou en juin, les bouddhistes indonésiens s’y rendent en pèlerinage pour célébrer le Vesak (Waisak), le jour commémorant la naissance, la mort et le moment où Siddharta Gautama atteignit la sagesse suprême pour devenir le « Bouddha ». Le Vesak est de ce fait devenu un jour férié officiel en Indonésie.

    Pour profiter pleinement de l’atmosphère spirituelle qui règne sur Borobudur, il est recommandé aux touristes de s’y rendre au lever du soleil, à partir de 5h du matin. La luminosité éclatante et les couleurs jaunes et roses qui éclairent la forêt tropicale alentour rajoute un caractère mystique à la visite.

    Prambanan

    A quelques kilomètres de là, se dresse l’ensemble historique de Prambanan. Construit au Xème siècle, il est le plus grand ensemble shivaïste d’Indonésie. Il se compose de trois temples dédiés aux trois grandes divinités hindouistes, Shiva, Vishnu et Brahma, et illustrant l’épopée du Râmâyana.

    Des temples annexes sont dédiés aux animaux sacrés dans le cycle de la réincarnation.

    Ici, il est recommandé aux touristes de visiter les temples en fin de journée, au coucher du soleil, avant d’assister à une représentation de théâtre javanais où comédiens et danseurs, vêtus de leurscostumes traditionnels, racontent l’histoire du héros Râma.

    Indonésie

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    Composée de plus de 17 500 îles et peuplée de 235 millions d’habitants, l’Indonésie est le plus grand archipel du monde qui regroupe environs 480 ethnies parlant plus de 580 langues.

    Grande comme quatre fois la France et peuplée de plus de 120 millions d’habitants, l’île de Java est la première île d’Indonésie où se trouve la capitale économique du pays, Jakarta. Java est d’abord le coeur administratif, commercial et industriel de l’archipel.

    Capitale : Jakarta

    Population :  238 453 000 habitants

    Fête nationale : Jour de l’Indépendance, 17 Août (1945)

    Villes principales : Surabaya, Bandung, Medan, Semarang, Palembang, Ujung Pandang, Malang, Padang, Surakarta, Kupang, Djokjakarta, Banjarmasin

    Décalage horaire : Lorsqu’il est midi en France, il est 17 h à Jakarta lors de notre été, 18 h lors de notre hiver. Compter une heure de plus pour Bali, les îles de la Sonde, Kalimantan Est et Sud et Sulawesi, et deux heures de plus pour l’île d’Irian Jaya et les îles Moluques.

    Les langues : le bahasa indonesia et ses 250 dialectes

    La Monnaie :  la rupiah

    Peuples et ethnies 

    Religion : 87 % des Indonésiens sont musulmans, 9 % sont chrétiens (protestants surtout dans le nord de Sulawesi, catholiques au Timor et à Irian Jaya), 2 % sont hindouistes, 1 % sont bouddhistes. Bali fait exception avec une forte majorité d’hindouistes, d’où la diversité des rites et des traditions qui ont fait la réputation de l’île.

    Climat : En Indonésie, le temps est chaud et humide toute l’année. De mai à octobre, c’est la saison sèche. A partir de novembre et jusqu’en mai, c’est la saison de la mousson. Dans les îles Moluques, la saison sèche commence en octobre, tandis qu’à Sumatra et Bornéo, les précipitations tombent toute l’année, avec une accalmie de juin à septembre

    Géographie : Composé de plus de 13 000 îles, dont près de la moitié sont inhabitées, l’archipel est baigné par l’océan Indien à l’Ouest et au Sud, par l’océan Pacifique à l’Est et la mer de Chine au Nord. L’Indonésie possède deux frontières terrestres : avec la Malaisie au Nord et la Papouasie-Nouvelle-Guinée à l’Est. Elle s’étend d’Est en Ouest sur environ 5000 km et du Nord au Sud sur 2000 km.

    Superficie : 1919440 km²

    Point culminant :Puntjak Djaja 5030 m

    Types de paysage : Des volcans de l’île de Java aux lacs de celle de Sumatra en passant par les rizières de Lombok et Bali et les forêts et jungles des îles du Nord (Kalimantan)… L’Indonésie offre une mosaïque de paysages sublimes.

    Formalités et Visas : Visas Obligatoire 25$ pour 30 jours

    Précautions à prendre :

    Pour d’ autres renseignements consulter les conseils aux voyageurs et informations auprès du ministère des affaires étrangères : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/

    Quand Partir :

    Si les températures sont favorables en toutes saisons, la meilleure période de l’année pour découvrir l’Indonése se situe entre mai et octobre, durant la saison sèche.

    Pour plus d’ infos : http://www.indonesia.travel/

      Laos

      Laos

      VOYAGE : LAOS, AU PAYS DES MOINES BOUDDHISTE

      Le Laos se situe en asie du sud-est, ancienne Indochine Française ( Colonie Française du XIXéme jusqu’en 1953). Le pays fut pris dans le conflit entre le Viet-nam et les Etats Unis de 1964 à 1973; Aujourd’hui le Laos est le plus pauvre de cette région, avec très peu de voie de circulation, pas de chemins de fer mais il traversé par le mékong qui est naviguable tout au long du pays.

      Le Mékong , fleuve d’asie long de 4425 kilometres, prend sa source dans l’ Himalaya avant de traverser la Chine, la Birmanie, La Thaïlande qui sert de frontière naturelle avec le Laos, puis traverse le Cambodge et termine dans le delta mékong au Viet-nam pour se jeter dans la mer de Chine.

      Pêcheur sur le Mékong à Luang Prabang
         Le bouddhisme

      Le bouddhisme est l’un des grands systèmes de pensée et d’action orientaux, né en Inde au VI siècle avant notre ère. Il  est fondé sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Saagha (la communauté des moines bouddhistes).

      Le Boudhisme est la religion majoritaire au Laos car 60 % de la population pratiquent le bouddhisme theravada et aurait été  introduit entre le XIII éme siécle et le début du XIV éme siécle à Luang Prabang . Avant devenir réligion dvétat par le premier monarque du Lan Xang le roi Ngum .Selon la   doctrine theravada, l’existence se caractérise par les trois aspects suivants: le dukkha (souffrance, insatisfaction, maladie), Vanicca (non-permanence, nature éphémère de toute chose) et Yanatta (non-substantialité de la réalité : impermanence de « l’âme »). Qui a compris l’anicca sait qu’aucune expérience, aucun état d’esprit, aucun objet physique ne  dure s’accrocher à l’expérience, à l’état d’esprit ou aux objets en perpétuel changement ne sert qu’à créer le dukkha.

      L’anatta consiste à comprendre qu’il n’existe aucune partie du monde en perpétuel changement qu’on puisse désigner en disant : « c’est moi », « c’est Dieu » ou « c’est l’âme ».Le but ultime du bouddhisme theravada est le nibbana (en sanskrit, nirvana), qui signifie littéralement « extinction » de toutes les causes du dukkha. Il s’agit concrètement de la fin de l’existence corporelle ou même céleste, à jamais soumise à la souffrance et perpétuellement conditionnée par le kamma (action). En réalité, la plupart des  bouddhistes lao cherchent à atteindre la renaissance dans une existence « meilleure » plutôt que le nibbana. En nourrissant les moines, en apportant des offrandes aux temples et  en se rendant régulièrement au vat (appelé aussi wat) local, ils espèrent acquérir suffisamment de « mérite » (punna en pâli, bun en lao) pour améliorer leur existence future. Les bouddhistes lao se rendent au vat quant ils le souhaitent, surtout aux wan pha (« excellents jours »), c’est-à-dire à la pleine lune ,à la nouvelle ou aux quartiers  soit tous les sept jours environ. Ces visites font l’objet d offrandes de boutons de lotus, d’encens et de bougies .

      Aujourd’hui tout Lao bouddhiste est censé se faire khu’u-baa (moine) pendant une courte période de sa vie  généralement à la fin de sa scolarité ( pendant trois mois durant le carême bouddhique qui commence début Juillet et coïncide avec la saison des pluies). S’il a moins de 20 ans,  il peut rejoindre la Sangha en tant que moine novice évenement assez fréquent car la famille jouit d’ un grand mérite. Pour les femmes il n’existe pas de tradition similaire mais celle ci peuvent demeurer dans les temples au titre de naag sii (soeurs converses).

      A Luang Prabang, et dans les villes qui ont des temples tous les matins vers 6 heures les moines sortent des temples  pour recevoir les offrandes de habitant qui leur permettent de ce nourrir .

       

       

      Habitants de Luang Prabang font des offrandes aux moines de la ville tous les matins

       

      Partir en voyage au Laos:

       

      Intitulé officiel du pays : République démocratique populaire lao (RDPL)

      Capitale : Vientiane

      Superficie : 236 800 km² (0,5 x la France)

      Population : 5 920 000 habitants Peuples et  ethnies : 68 familles ethniques.

      Formalités et Visas : Pour les resortisants de l’union européenne,canadiens et suisses :

      Visas obligatoire auprès du consulat et aux aéroport d’arrivée (A vérifier au près des ministéres des  affaires  étrangéres  si cela est toujours valable.) et avoir le passeport valable encore six mois après le départ .

      Santé : Prévention indispensable contre le paludisme.

      Décalage horaire : + 5 h en été et + 6 heures en hiver.

      Les langues : Le lao (officiel), Anglais , et certains anciens parlent le Français.

      La Monnaie : Le Kip       Le bath thaîlandais est accepté et l US dollars   1 euro = 14 000 kips      1 dollar = 10 000 kips

      Les Laotiens se rangent eux-mêmes en quatre grandes catégories définies en fonction de l’altitude à laquelle ils vivent : 50% de Lao Loum (Lao « d’en bas ») qui vivent en plaine ; 10 à 20% de Lao Thaï demeurant sur les versants des vallées fluviales ; 20 à 30% de Lao Theung résidant dans les basses montagnes; et 10 à 20% de Lao Sung qui vivent en altitude Langues : le Lao, et toute une série de dialectes laos proches du Thaï, le français Religions : environ 60% de bouddhistes, 15% d’animistes et cultes des esprits dans les minorités ethnique Institutions politiques : Régime de nature socialiste, proclamé en 1975, qui évolue très lentement. L’organe qui dirige le pays : le Parti révolutionnaire du peuple lao (qui comprend un politburo et un Comité central). Autres institutions étroitement dépendantes du Parti : le Conseil du gouvernement et l’Assemblée nationale Président : Khamtay Siphandone (également secrétaire général du Parti) Premier ministre : Boungnang Vorachit Economie PiB : 11,4 millions de $US PIB/Hab : 1 921 $US Croissance annuelle: 6% Inflation : 11,2% Principales activités : l’agriculture, la pêche et la sylviculture occupent près de 80% de la population active. Parmi les cultures les plus importantes : le riz, le maïs, le blé, le coton, le tabac et le soja. L’exploitation du bois représente près du quart des exportations nationales. La mise en valeur des richesses du sous-sol laotien – étain, charbon, pétrole, etc. – vient tout juste de démarrer. Le tourisme a augmenté de 22% en 1999. Le Laos reste néanmoins l’un des pays les plus pauvres de la planète, l’un des plus subventionnés également.   Depuis la crise asiatique, la monnaie laotienne, le kip, s’est effondrée. L’inflation est revenue brutalement, provoquant des tensions sociales. Principaux partenaires : Thaïlande,  Vietnam, Malaisie, Japon

      Adresse Utile : Ambassade  74, Av Raymond-Poincaré 75116 Paris Tel: 01.45.53.02.98  Site Internet : www.visit-laos.com

       

      Peuple et ethnies du Laos

       

      Les Akka, Les Thaï noir,Les Khamu, Les Hmongs noirs ,

      GROUPES ETHNIQUES On dit souvent du Laos qu’il est moins un État-nation qu’un conglomérat de minorités ethniques et de langues.

      Femme de l’ ethnie Akka

      Traditionnellement, les Laotiens se partagent eux-mêmes en quatre catégories – les Lao Loum, les Lao Thaï, les Lao Thoeng et les Lao Soung – suivant l’altitude à laquelle ils  vivent et les particularismes que celle-ci est censée impliquer. La moitié de la population se compose de Lao Loum. Quant à l’autre partie, elle compte de 10 à 20% de Thaï, de20 à 30% de Lao Thoeng (habitants de basse montagne, principalement proto-malais ou môn-khmers) et de 10 à 20% de Lao Soung (ethnies hmong ou mien établies en altitude). Le  gouvernement préfère une répartition en trois groupes qui englobe les Lao Thaï dans le groupe des Lao Loum. Ces trois groupes figurent en costume national au verso des billets  de 1 000 K dans l’ordre suivant (de gauche à droite) : Lao Soung, Lao Loum et Lao Thoeng. Il existe également de petites tribus d’origine tibéto-birmane, comme les Lisu, les  Lahu, les Lolo, les Akha et les Phu Noi. Parfois regroupées sous la désignation de Lao Thoeng, elles vivent, à l’instar des Lao Soung, dans les montagnes du nord du pays. Lao Loum Les Lao Loum (« Lao des plaines ») forment la branche ethnique lao dont les membres vivent traditionnellement dans la vallée du Mékong ou le long de ses affluents et parlent la langue lao. Selon la classification officielle, ils résident à une altitude de 200 à 400 m. Les Lao Loum ont toujours mené une vie sédentaire reposant sur une économie de subsistance fournie par la culture du riz irrigué. Comme tous les Austro-Thaï, les Lao étaient des animistes qui ont adopté le bouddhisme theravada au milieu du premier millénaire de notre ère. La distinction entre Lao et Thaï est relativement récente, d’autant plus que 80% de ceux qui parlent la langue lao habitent le nord-est de la Thaïlande. Même les Lao vivant au Laos désignent sous le nom de « Thaï » différents groupes de Lao Loum, comme, par exemple, les Thaï Luang Phabang (Lao de Luang Prabang). Lao Thaï II s’agit de sous-groupes thaï étroitement liés à la famille des Lao mais de tempérament plus « tribal » : ils ne se sont pas laissé absorber par la culture lao et forment de petits groupes  distincts. Comme les Lao Loum, ils vivent le long des vallées fluviales mais préfèrent souvent les hauteurs aux plaines inondées du Mékong. Les Lao Thaï cultivent aussi bien le riz irrigué que le riz de montagne. La plupart ont refusé de se convertir au bouddhisme ou au christianisme pour conserver le culte des esprits. On distingue les différents  groupes de Lao Thaï par la couleur de leurs éléments ou bien l’endroit où ils vivent : par exemple les Thaï noirs (Thaï Dam), les Thaï blancs (Thaï Khao), les Thaï des forêts (Thaï Pa), :s Thaï du Nord (Thaï Neua), etc. Pour marquer la différence entre les Thaï siamois et les autres groupes astro-thaï, quelques spécialistes lao anglophones utilisent l’orthographe Fai » pour ces derniers, bien que l’origine et la prononciation de ce mot lient exactement les mêmes que celles du mot « Thaï ». L’orthographe Pai » est également source de confusion avec le mot lao-thaï tai (« sud »), li désigne notamment les Lao Tai (ou Thai Tai) du sud du pays. LaoThoeng Les Lao Thoeng (« Lao des plateaux »), apparentés  aux Austro-Asiatiques, habitent les montagnes de moyenne altitude (entre 300 et 900 m) dans le nord et le sud du Laos. Ils se divisent en sous-groupes, le plus important étant  celui des Khamu, suivi par les Htin, puis les Lamet. On trouve quelques Laven, Katu, Katang, Alak et autres groupes de la branche mon-khmère dans le Sud. Les Lao Thoeng sont  parfois appelés de façon péjorative khàa (« esclave »ou « serviteur ») parce qu’ils ont servi de main-d’œuvre aux population d’immigrés austro-thaï il y a plusieurs siècles et, plus  récemment, sous la monarchie lao. Ils travaillent encore souvent pour les Lao Soung. les Lao Thoeng ont un niveau de vie nettement inférieur à celui des trois autres groupes.

      Femme de L’ethnie Akka

      Leurs échanges avec les autres Lao reposent généralement sur le troc. Les Htin (également appelés Lawa) et les Khamu parlent des langues très proches. Ils seraient arrivés au Laos bien avant les Lao Loum, les Thaï et les Lao Soung. Lors des fêtes du Nouvel An à Luang Prabang, les Lao Loum offrent un tribut symbolique aux Khamu qu’ils considèrent   comme leurs prédécesseurs et les « gardiens de la terre ». Lao Soung  Les Lao Soung (« Lao du haut ») regroupent les tribus des montagnes vivant à plus de 1 000 m d’altitude. Venue du Myanmar, du Tibet et du sud de la Chine au cours du siècle  dernier, c’est l’ethnie la plus récemment immigrée au Laos. Le groupe le plus important compte environ 200 000 Hmong, également appelés Miao ou Meo, divisés en quatre grands sous-groupes : les Hmong blancs, les Hmong rayés, les Hmong rouges et les Hmong noirs (les couleurs dépendent de certains éléments de leur costume). On les trouve dans les neufs provinces du Nord ainsi que dans le Bolikhamsai (centre du Laos). La culture sur brûlis du maïs et du riz constitue la base de l’agriculture des Hmong. Ils élèvent des bovins, des cochons, des buffles et des poulets, qu’ils utilisent plus pour le troc que pour la vente. L’opium assure leur principal revenu ; ils en cultivent plus que tout autre groupe ethnique laotien. Ils vivent surtout dans les provinces de Hua Phan, Xieng Khuang et Luang Prabang. Au nombre de 30 000 à 50 000, les Mien (ou encore lu Mien, Yao ou Man) forment le second plus grand groupe, vivant principalement dans les provinces de Luang Nam Tha, Luang Prabang, Bokeo, Udomxai et Phongsali. Ils cultivent également le pavot. Les  Mien et les Hmong partagent de nombreuses caractéristiques ethniques et linguistiques et sont dans leur grande majorité animistes. Considérés comme de tempérament plus agressif et guerrier, les Hmong ont été choisis et entraînés par la CIA pour servir dans les forces spéciales du gouvernement royal dans les années 1960 et au début des années 1970. De  très nombreux Hmong et Mien ont quitté le pays après la révolution de 1975. Quelques petits groupes de résistants hmong subsistent dans les montagnes des provinces de Xieng  Khuang et Sainyabuli. Autres asiatiques Depuis des siècles, les commerçants chinois viennent s’installer au Laos comme partout ailleurs en Asie du Sud-Est. La plupart arrivent  directement du Yunnan mais depuis quelque temps, beaucoup viennent du Vietnam. Selon les estimations, ils représentent entre 2% et 5% de la population.Textes et  Photographies réalisées par Sébastien Lapeyrère.Jeunes Khammu jouant au KatawFemme de l’ ethnie Akka

      Jeunes Khammu jouant au Kataw

      Texte et photographies : LePetitExplorateur