Comment réaliser un voyage en Papouasie-Nouvelle-Guinée

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est l’un de ces endroits sur de nombreuses listes de souhaits, mais beaucoup d’entre eux sont découragés par le manque d’informations de qualité. Voici comment élaborer ce voyage de rêve pour en faire une réalité, sans se perdre dans la nature.

Pensez Papouasie Nouvelle-Guinée et la prochaine pensée pourrait être que « C’est trop difficile à atteindre! »

Oui, la réputation de la Papouasie-Nouvelle-Guinée l’a précédée et la sécurité est une préoccupation légitime lorsqu’on voyage n’importe où. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, des escarmouches inter-tribales se produisent dans certaines parties du pays, mais les visiteurs étrangers ne sont pas la cible et peuvent être victimes de crimes opportunistes dans les villes et ailleurs en prenant des précautions raisonnables et en suivant les conseils locaux.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée peut sembler être l’une des destinations les plus éloignées du monde, mais saviez-vous qu’elle est facilement accessible via un vol court au départ de Cairns ou de Brisbane en Australie – ainsi que de Hong Kong, Singapour et Tokyo? De plus, la plupart des voyageurs (à l’exception des Australiens!) peuvent obtenir un visa gratuit à leur arrivée à Port Moresby.

La planification d’un voyage en Papouasie-Nouvelle-Guinée demande un certain effort, et le fait de se rendre dans des régions plus reculées du pays exige souvent de renoncer au confort . Le compromis? Vous passerez du temps avec quelques-uns des gens les plus chaleureux et les plus hospitaliers que vous rencontrerez et explorerez un pays fascinant et diversifié qui n’a jamais été touché par le tourisme de masse.

Visites organisées

L’organisation d’un voyage en Papouasie-Nouvelle-Guinée peut représenter un défi de taille pour les débutants. Si vous avez un intérêt particulier, laissez un tour opérateur international expérimenté s’occuper de tout, c’est le moyen le plus simple de réaliser ce voyage et de profiter au maximum de votre séjour sur le terrain.

Intrepid Travel (intrepidtravel. com) est un bon guide polyvalent, Nomade Aventures  organise un voyage sur mesure, Ultra marina pour les plongeurs , mais aussi offre des excursions culturelles .

Visites locales

Vous pouvez également réserver votre propre voyage et organiser une randonnée, une expédition fluviale ou une excursion ornithologique en compagnie d’un guide ou d’un opérateur local. Les forums tels que Lonely Planet/Guide du routard, les recommandations de guides et les recommandations d’expatriés et autres voyageurs sont de bons endroits pour commencer. Même les entreprises individuelles indépendantes ont généralement des numéros de contact et des adresses e-mail (vous les retrouverez dans le guide Lonely Planet).

Avant de réserver une excursion, établissez l’itinéraire exact et le plan B  au cas où l’itinéraire changerait pendant le voyage.

Demandez ce qui est couvert par les frais – logement, transport, guide, droits d’entrée, etc. – et ce qui ne l’est pas (ceci est particulièrement important si vous faites une réservation auprès des opérateurs / guides locaux).

Le choc culturel

Il est vrai qu’en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’infrastructure est de base. En dehors des grandes villes, il n’ y a que quelques routes (mauvaises et mal entretenues), ce qui rend les vols intérieurs presque inévitables. Les retards et les annulations sont donc fréquents. Certaines destinations tel que les spots de plongée ne sont accessibles que par des vols nolisés. Les transports publics terrestres se composent de « PMV » (camions avec des sièges ou des minibus ), avec une plus grande emphase sur l’utilité que sur le confort ou le style, tandis que les eaux côtières sont parcourues par une myriade de cargos et de « dériveurs » liés au marché – idéals pour se connecter avec les locaux, mais moins bien en termes de sécurité .

Près de la moitié du pays vit sans électricité ni eau courante, donc attendez-vous à des conditions de base si vous vous rendez dans les régions reculées de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Alors que la réception des téléphones mobiles Digicel est maintenant répandue dans tout le pays, mais le pays n’est pas un câblé et le wifi est une rareté coûteuse.

Vous devrez vous organiser et planifier à l’avance pour pouvoir payer votre billet en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dans les grandes villes, vous trouverez des distributeurs automatiques de billets, et les cartes sont acceptées par les meilleurs hôtels, mais dans le cas contraire en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’argent liquide est roi. Pour ce qui est de la communication, Tok Pisin (pidgin anglais) est la langue la plus couramment utilisée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, mais l’anglais est aussi très répandu et il y a le langage universel pour mimer les choses.

Cabanes de la jungle / hôtels

Les hébergements en Papouasie-Nouvelle-Guinée urbain sont composés d’hôtels modernes (et chers) ou de maisons d’hôtes gérées par l’église, relativement bon marché, où vous rencontrerez probablement des gens craignant Dieu qui respectent les règles interdisant de boire, de fumer ou de jurer.

Dans les régions reculées des hauts plateaux et des îles, l’hébergement se compose généralement de cabanes d’observation d’oiseaux et de plongée haut de gamme et d’auberges villageoises très rudimentaires – les premières étant idéales pour des activités spécialisées et les secondes, un atout précieux pour découvrir la culture locale.

Les végétariens sont les bienvenus

La cuisine variée n’est peut-être pas le fort de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, mais comme de nombreux habitants de la région se nourrissent d’aliments de base comme l’igname, la patate douce, le taro et le riz, les végétariens et les végétaliens n’ont pas à se préoccuper de trouver de quoi se nourrir. Le long de la côte, on trouve du poisson frais et d’excellents fruits de mer, mais le tinpis (poisson en conserve), le pourriel, le bœuf d’intimidation et les nouilles de 2 minutes sont typiques des expéditions. À Moresby, vous pouvez vous attendre à plus de variété et à des repas de haute qualité dans certains des restaurants les plus gastronomiques.

Les 5 conseils pour aller en Papouasie-Nouvelle-Guinée indépendamment

Si vous avez l’intention d’assister à un événement culturel particulier comme le spectacle de Goroko, prenez des dispositions des mois à l’avance.

– Réservez les vols Air Niugini (airniugini. com. pg) et PNG Air (pngair. com. pg) en ligne à l’avance pour les tarifs les moins chers, puisque les vols internes représentent une part importante de votre budget voyage.

-Certains hôtels et chambres d’hôtes peuvent également être réservés sur le site web ou par email – vous pouvez même trouver des hébergements Airbnb dans certains villages isolés!

– Choisissez une ou deux régions à explorer, plutôt que de vous éparpiller trop finement et donnez-vous suffisamment de temps pour tenir compte des retards éventuels.

– Voyage léger: la franchise bagages sur les vols intérieurs est de 10-16kg.

– Vous pouvez acheter la plupart des fournitures à Moresby, mais il vaut la peine d’apporter une bonne moustiquaire, une torche, un sac imperméable, des chaussures solides et un insectifuge puissant de la maison.

les lieux incontournables de Marrakech

Les lieux incontournables de Marrakech marrakech

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà des palais, des minarets et autres icônes touristiques, le plaisir d’un séjour à Marrakech doit beaucoup à la douceur de la vie au quotidien dans la ville. Une atmosphère unique que l’on découvre en prenant le temps de faire ses courses sur les marchés, de flâner dans les jardins, pour s’imprégner de la ville. Quelques suggestions pour un voyage unique au Maroc…

Les souks

Se perdre dans le dédale des marchés de la Médina

Il n’est pas de visite de Marrakech digne de ce nom sans un passage par ces marchés labyrinthiques. Ralentissez le pas et regardez autour de vous : si les rayons de soleil perçant le toit de palme illuminent le travail d’un luthier, c’est que vous vous trouvez dans le souk Kimakhine (souk des instruments de musique). Vous apercevez des gerbes d’étincelles et des lanternes fabriquées à partir de vieux vélos ? Alors bienvenue dans le souk Haddadine (souk des ferronniers). Le souk Sebbaghine (souk des teinturiers) est certainement le plus spectaculaire, avec ses écheveaux de laine couleur safran et vermillon séchant sur fond de murs roses et de ciel bleu.

Continuez votre promenade et enfoncez-vous dans le dédale de la kissaria (marché couvert) située entre le souk Smata (souk des babouches) et le souk Semmarine (souk du cuir). Dans de minuscules ateliers, des artisans y façonnent les sacs de la saison prochaine avec un savoir-faire transmis de génération en génération. Du matin au soir, l’endroit vibre au son des outils et des cris des vendeurs interpellant les passants en plusieurs langues. Tout est ici prétexte à attribuer un surnom à ceux qui s’arrêtent. Les clients qui reviennent sont accueillis chaleureusement et se voient souvent offrir un thé.

N’hésitez jamais à faire une halte si un objet vous plaît, ou simplement pour discuter, car il y a de faibles chances que vous repassiez au même endroit. Même les habitants et les cartographes les mieux équipés se perdent dans les ruelles de la médina. Avec près de 3 000 derbs (ruelles), les souks sont un véritable défi à la planification urbaine et à la cartographie par satellite. Il est possible de louer les services d’un guide, mais beaucoup sont liés à un marchand qui leur reverse une commission. Mieux vaut donc s’y perdre seul afin de goûter aux joies d’un véritable marchandage, sans hésiter à s’avouer vaincu ou à revenir sur ses pas. Et lorsque vous émergerez finalement des souks, ébloui par le soleil sur la place Djemaa el-Fna, offrez-vous un verre de jus d’orange bien mérité après ces âpres transactions.

Le quartier de Bab Doukkala

On aime ses ruelles paisibles et son quartier d’habitation.
Éloignez-vous un peu des souks pour flâner dans les derbs où vivent les Marrakchis, loin de l’agitation des boutiques. Pour cela rien de tel que Bab Doukkala.
Bab Doukkala, Marrakech

À la découverte de Bab Debbagh

On aime les tanneries et les sanctuaires de marabouts.
Les tanneurs s’affairent dans la partie nord-est de la médina, où des sanctuaires de marabouts (les saints, dans la religion musulmane) continuent de faire l’objet de dévotions. On constate ici que les traditions continuent d’occuper une place majeure dans la vie moderne des Marrakchis.

Plongée au cœur des souks

On aime les ateliers d’artisans et les marchés locaux.
Le quartier marchand de Marrakech ne se résume pas au souk Semmarine et au souk el-Kebir. Baladez-vous dans le souk Haddadine, domaine des ferronniers, sans oublier d’aller jusqu’aux qissariat (marchés couverts), pour découvrir les étals qui vendent autre chose que des souvenirs.
Souk des ferronniers, Marrakech

Les galeries d’art de Guéliz

On aime les galeries d’art et les cafés. 
Guéliz, dans la ville nouvelle, abrite une vie culturelle totalement différente. Ce quartier foisonnant de galeries d’art et de cafés animés reflète la scène artistique montante.

Place Djemaa el-Fna

Profiter du spectacle permanent de la plus célèbre place de Marrakech

Voici près d’un millénaire que la place Djemaa el-Fna peut se vanter d’offrir en permanence le plus grand spectacle à ciel ouvert qui soit. Les animations et le halqa (théâtre de rue) qui s’y déroulent n’ont en effet jamais cessé depuis l’époque où cette place était utilisée pour les exécutions publiques, ce qui lui valut son nom signifiant « assemblée des morts ».

Le rideau se lève sur le premier acte vers 9h, lorsque les vendeurs de jus de fruits arrivent avec leurs charrettes chargées d’oranges, que les fabricants de potions et les tatoueurs au henné s’installent sous leur parasol et que commence le ballet des piétons tentant d’esquiver les scooters et les carrioles tirées par des ânes. Les vendeurs d’eau, reconnaissables à leur coiffe frangée, arpentent déjà la place armés de leurs récipients métalliques, posant de bonne grâce pour les photographes en échange de quelques dirhams.

Le second acte débute dans l’après-midi avec l’arrivée des artistes : les charmeurs de serpents tirent de leur flûte des sons dissonants pour l’oreille humaine mais apparemment irrésistibles pour la gent reptilienne, tandis que des acrobates enchaînent sauts périlleux et pyramides humaines sous l’œil des groupes attablés dans les cafés. Les musiciens gnaouas sont bien souvent les vedettes lorsqu’ils se lancent en faisant tourner les pompons de leur fez (chapeau) dans des chants syncopés au rythme des tambours et des castagnettes.

Au crépuscule, les conteurs tiennent le public en haleine avec le récit d’anciennes légendes arabes, racontées avec force gestes. Astrologues, guérisseurs et danseuses du ventre s’installent aux abords de la place, alors investie par une centaine d’étals de nourriture dont s’échappent d’odorantes fumées. Le tout offre un spectacle inoubliable qui a valu à la place Djemaa el-Fna d’être inscrite en 2001 au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Médersa Ali Ben Youssef

S’extasier devant le talent des artistes Marocains

Selon les connaisseurs, la beauté des palais de Marrakech n’est rien comparée aux merveilles édifiées à la gloire d’Allah. Les mosquées et les zaouïas (sanctuaires sacrés) ne sont certes pas accessibles aux non-musulmans, mais la médersa Ali ben Youssef suffit à elle seule à justifier cette affirmation. Fondée au XIVe siècle sous la dynastie des Mérinides, cette école coranique était autrefois la plus vaste d’Afrique du Nord. Dans le couloir d’entrée, levez les yeux pour admirer les coupoles en bois de cèdre richement sculpté et les balcons en moucharabieh (grille en bois ouvragée). Dans la cour, les arcades de style hispano-mauresque sont ornées de splendides zelliges (carreaux émaillés) à cinq couleurs. Remarquez aussi les ornements calligraphiques en stuc, de style coufique irakien, aux lettres très travaillées prenant la forme de feuilles et de nœuds. De quoi rester sans voix ou s’exclamer, comme auraient pu le faire les étudiants de la médersa : Allah akbar (Allah est grand).

Les 130 chambres de l’école accueillirent jusqu’à 900 étudiants, avec alors une seule salle de sanitaires. À l’étage, une chambre de 3 m2 donnant sur la cour offre un aperçu de la manière dont ils vivaient, avec un matelas, de quoi écrire, un pupitre pour y poser le Coran et une plaque chauffante pour la cuisine. Concurrencée par les écoles coraniques de Fès, la médersa ferma ses portes en 1962.

Tombeaux saadiens

Revivre l’âge d’or de Marrakech

On dit que l’on n’emporte pas ses richesses dans sa tombe. Pourtant, le sultan saadien du XVIe siècle Ahmed el-Mansour el-Dahbi a fait mentir l’adage. Surnommé « le Victorieux », en raison de ses succès militaires contre le Portugal et le Soudan, et « le Doré » pour les richesses qu’il tirait du commerce du sucre, il fit couvrir d’or le plafond de la salle des Douze Colonnes, au somptueux décor de stuc et de marbre, afin que son futur tombeau soit digne de sa gloire.

Le sultan possédait une nombreuse famille et tenait à ce que ses innombrables femmes, enfants, proches et serviteurs l’entourent même dans la mort, d’où la présence de plus de 170 tombes dans son mausolée. Dans le jardin, les petites sépultures ornées de zelliges sont celles de ses épouses, de ses fidèles conseillers juifs et d’autres relations. Les princes saadiens les plus importants sont enterrés dans la salle des Trois Niches et dans la cour. La mère du sultan possède son propre mausolée, étroitement gardé par des chats errants.

El-Mansour mourut au milieu de ce faste en 1603. Le sultan alaouite Moulay Ismaïl décida de faire murer les tombeaux afin d’éloigner des esprits le souvenir de ses prédécesseurs. Accessibles par un petit passage depuis la mosquée de la casbah, ils tombèrent dans l’oubli avant d’être redécouverts en 1917.

Minaret de la Koutoubia

Écouter le chant mélodieux du muezzin s’élever du sommet de la Mosquée de la Koutoubia

Cinq fois par jour, une voix s’élève au-dessus du vacarme de la place Djemaa el-Fna : il s’agit de celle du muezzin, lançant depuis le minaret de la Koutoubia son adhan (appel à la prière) vers les quatre points cardinaux afin de rappeler aux fidèles l’heure des salah (prières quotidiennes). Là où d’autres sont moins ponctuels, oublient parfois une sourate (verset coranique) ou s’éclaircissent la gorge, le chant du muezzin de la Koutoubia, récité d’une traite avec une diction et une mélodie parfaites, est un modèle de maîtrise.

Symbole de Marrakech, le minaret de 70 m de haut édifié au XIIe siècle a servi de modèle architectural à la Giralda de Séville et à la tour Hassan de Rabat. Illustration monumentale du décor mauresque, il se distingue par ses proportions mathématiques, ses arcs festonnés et ses merlons (crénelures) dentelés. À l’origine, le minaret était couvert du plâtre rose typique de Marrakech. Lors de sa restauration en 1990, les spécialistes décidèrent de conserver son aspect authentique et ses pierres apparentes. La mosquée de la Koutoubia est interdite aux non-musulmans, mais il est possible de visiter ses jardins, lieu idéal pour écouter de près l’appel du muezzin.

Palais de la Bahia

Admirer les plafonds en bois décorés du palais de « La Belle »

Voici ce que l’on peut construire en s’attachant les services des meilleurs artisans marocains pendant quatorze ans. Commencée vers 1860 par le grand vizir Si Moussa, puis embellie entre 1894 et 1900 par le vizir Abu Ahmed, la décoration qui a valu son nom à la Bahia (la Belle) couvre l’intégralité de l’édifice : plafonds en bois peint, doré et marqueté, ornements en stuc astucieusement inclinés pour rencontrer le regard,… Certains observateurs pointilleux affirment que les zelliges polychromes auraient pu être ajustés avec plus de précision.

Seule une partie des huit hectares et des 150 chambres du palais est ouverte au public. Il est toutefois possible de visiter le harem, dépourvu de mobilier mais richement orné, qui abritait jadis les quatre épouses et 24 concubines d’Abu Ahmed, ainsi que la grande cour d’honneur où se pressait la foule implorant la clémence du vizir. De 1908 à 1911, le chef de guerre Madani Glaoui élut domicile à la Bahia jusqu’à ce que le protectorat français réquisitionne les lieux pour y installer ses généraux. L’endroit est toujours utilisé par le souverain actuel, Mohammed VI, pour y recevoir des invités de marque, depuis des chefs de gouvernement jusqu’au rappeur P. Diddy.

Les Hammams

Se détendre dans les vapeurs d’un hammam traditionnel

Chaleur, gommage et argile sont les ingrédients du rituel de beauté marocain traditionnel. Garder une peau souple et douce dans un climat aussi rude nécessite des soins, et les Berbères suivent cette recette quasi inchangée depuis près d’un millénaire. Une fois installé dans la salle chaude du hammam, une tebbaya (masseuse) vous enduit le corps de savon noir, fabriqué à base d’huile de palme et d’olive et enrichi d’huiles essentielles. Ce savon nettoie les pores de la peau de toutes ses impuretés. Après quelques minutes passées dans la salle la plus chaude, le résidu de savon est gommé à l’aide d’un kessa (gant rugueux) exfoliant, qui entraîne avec lui toutes les peaux mortes (les néophytes seront surpris par leur quantité). Vous voilà alors prêt pour un rhassoul (masque d’argile appliqué sur le cuir chevelu et parfois sur le corps) apaisant, avant un rinçage à l’eau de fleur d’oranger et l’application d’une huile d’argan émolliente.

L’efficacité de ce rituel ne fait plus aucun doute lorsque l’on sait qu’au VIe siècle, les califes omeyyades appréciaient tout particulièrement les femmes berbères pour leur beauté. Ils les enfermèrent d’ailleurs en nombre dans leurs harems royaux.

Jardin Majorelle

Déambuler parmi les innombrables cactus du jardin Marocain d’yves Saint Laurent

Ce splendide jardin fut créé dans les années 1920 par le peintre Jacques Majorelle. Féru de botanique, il y fit planter des centaines d’essences rares et exotiques et édifier une villa Art déco accueillant à la fois ses ateliers et sa résidence privée. En 1980, Yves Saint Laurent et son associé Pierre Bergé rachetèrent le jardin et la villa, qui abrite désormais le musée d’Art islamique.

Le jardin, bien qu’achevé en 1924, possède un aspect remarquablement moderne grâce à ses touches de couleurs vives savamment disposées. Les bougainvillées fuchsia contrastent avec le jaune éclatant de leurs cache-pots, les cactus verts se détachent telles des sculptures sur le fond bleu outremer des murs de la villa, et les poissons rouges sont autant de petits éclairs zébrant l’eau vert pâle des bassins.

Pour apprécier au mieux la réussite artistique du lieu, visitez-le à midi ou par une journée d’été éclatante, lorsqu’il ressemble à un mirage dans le désert. Les tons bleus et verts semblent étancher la soif, les buissons de bambous bruissent au moindre souffle de vent et les tortues nonchalamment installées sous les ponts invitent à la paresse.

Dar Si Saïd

S’inspirer des décorations intérieures d’un palais converti en musée

Selon la rumeur, Si Saïd, frère du grand vizir Abu Ahmed, ne brillait guère par son intelligence. Pourtant, à en juger par son palais, il était doté d’un goût très sûr. Tandis qu’Abu Ahmed pressait ses maâlems (maîtres artisans) de terminer au plus vite le palais de la Bahia, Si Saïd laissa aux siens le temps de peaufiner leur travail. Résultat, là où la Bahia brille par une luxueuse exubérance pâtissant parfois de quelques finitions trop hâtives, le Dar Si Saïd est un modèle d’élégance et de maîtrise. Les artisans se sont surpassés dans la salle nuptiale de l’étage, couvrant les murs, les balcons des musiciens et le plafond d’une joyeuse profusion d’ornements aux motifs floraux.

Le Dar Si Saïd présente aussi une collection bien entretenue d’œuvres du sud du Maroc, groupées par type d’objets. Les visiteurs peuvent ainsi apprécier l’ingéniosité des artisans marocains et les subtiles variations dans la réalisation des flacons de khôl ou des dagues ornées d’incrustations. Les portes sculptées, bien que de style similaire, se distinguent par de minutieux détails qui permettent presque d’imaginer la famille vivant derrière chacune d’elles. Les balançoires et les vieux ustensiles culinaires vous feront revoir vos principes en matière de sécurité.

Les festins Marocains

Se régaler des multiples petits plats de la diffa marocaine

La véritable diffa (festin) marocaine s’ouvre sur une entrée composée de trois à sept salades à base de légumes cuits, aubergines cuites à feu doux ou betteraves sucrées-salées, parfois suivies d’une pastilla (feuilleté au pigeon). Arrivent ensuite les viandes grillées, mijotées et/ou servies dans de délicates sauces au smen (beurre clarifié épicé), puis la semoule aérienne, parfumée au safran et accompagnée de légumes de saison. En dessert, optez pour une simple salade d’oranges à la cannelle ou une copieuse pastilla sucrée (à la crème et aux amandes).

Selon la tradition familiale, la nourriture est présentée dans des plats collectifs où chacun se sert. Dans les restaurants, lors des mariages ou des grandes fêtes familiales, discussions animées et musiciens viennent régulièrement ponctuer le défilé des plats.

Attention : certains restaurants-palais tentent parfois de détourner l’attention des clients de leur assiette remplie d’une triste tambouille de cafétéria avec des spectacles laser, des danseuses du ventre fort distrayantes et des décors surchargés tout droit sortis de la lampe d’un génie. Ne vous laissez pas berner par ces pâles imitations et sachez qu’une diffa digne de ce nom doit comprendre trois à cinq plats, tous préparés à la commande et cuits à la perfection, qu’ils soient à la carte ou inclus dans un menu.

Musée de Marrakech

Contempler les collections archéologiques et ethnographiques d’un palais Marrakchi

Si les murs de ce palais du XIXe siècle pouvaient parler, ils nous apprendraient beaucoup sur les intrigues qui se nouèrent ici pendant le règne bref et troublé du sultan Moulay Abdelaziz, de 1894 à 1908. Tandis que son ministre de la Défense, Mehdi Mnebhi, courtisait la noblesse européenne, recevant même une médaille des mains de la reine Victoria, la perfide Albion complotait avec la France pour se partager les richesses nord-africaines. Quand le sultan céda le contrôle du pays à la France et à l’Espagne, Mnebhi dut se retirer précipitamment à Tanger, laissant le pacha anglophile el-Glaoui faire main basse sur son palais. Réquisitionné par l’État après l’Indépendance, il devint en 1965 la première école pour filles de Marrakech.

Ce palais immaculé, restauré avec goût par la Fondation Omar Benjelloun, est aujourd’hui un havre de sérénité. Les arcades du patio intérieur sont flanquées par des galeries d’art traditionnel, qui accueillent des expositions temporaires (tapis du Haut Atlas et artisanat juif marocain dernièrement). Ne manquez pas le hammam d’origine, composé de plusieurs salles chauffées à différentes températures. En revanche, la charmante douira verte et blanche suscitera davantage de controverses, avec ses expositions temporaires d’art moderne au goût incertain – entre miniatures pop-art pakistanaises et portraits italiens de clowns éminemment kitsch.

Source Lonely Planet




Voyager pas cher : les destinations en 2017

Destinations pas cher en 2017

Randonneurs descendant Thorung La, le plus haut col de montagne au monde, Népal
Envie de voir le monde sans trop dépenser ? Découvrez notre palmarès des destinations de rêve à des prix abordables en 2017, pour les voyageurs soucieux de leur budget.

 Le Népal, un pays asiatique pas cher

Le Népal commence à se redresser après les séismes de 2015 et la pénurie de carburant qui compliquait fortement les déplacements. Il reste un excellent choix pour les voyageurs à petit budget qui peuvent découvrir les plus beaux itinéraires de trek et une faune sauvage méconnue pour moins de 45 € par jour. Les touristes reviennent peu à peu, emboîtez-leur le pas : où que vous alliez, on vous accueillera à bras ouverts, car vos devises seront des plus précieuses pour aider le pays à se reconstruire.
La monarchie ayant été abolie en 2008, le mont Everest remplace le roi du Népal sur tous les billets de banque.

 La Namibie, une destination très abordable

Indexé sur le rand sud-africain, le dollar namibien se déprécie depuis plusieurs années face aux devises étrangères. C’est le moment d’en profiter pour visiter ce fabuleux pays où vous attendent des expériences sans pareilles : observation de la faune dans le parc national d’Etosha, randonnée à travers le sublime Fish River Canyon, surf des sables sur les immenses dunes de Sossusvlei…
Pour dénicher les vols les moins chers, faisant généralement escale à Johannesburg, évitez les vacances scolaires sud-africaines et européennes, en particulier fin décembre et janvier. Sinon, optez pour un vol charter Condor passant par Francfort. Le bleu infini du ciel et la clarté des nuits étoilées vous laisseront des souvenirs inoubliables sans vous coûter un centime de plus.
Les pourboires sont interdits dans les parcs nationaux. Dans les lodges des safaris, laissez un premier pourboire aux guides et un second que se partageront les autres employés.
Les dunes du désert du Namib figurent parmi les plus hautes du monde

 Porto, ville accessible au Portugal

Cette cité moins prisée que Lisbonne mérite d’être découverte, ne serait-ce que pour sa situation à l’embouchure du Douro et ses très bons restaurants et hôtels aux tarifs abordables, d’autant que les nombreuses compagnies low cost qui la desservent rendent le trajet en avion plus économique que jamais. La deuxième ville du Portugal possède plusieurs musées peu coûteux, des tramways qui raviront les amateurs de transports rétro et une plage de galets accessible en une heure de marche le long du fleuve. Ses caves pittoresques proposent des visites et des dégustations, et il est facile d’organiser des excursions vers les domaines viticoles des environs. La délicieuse francesinha, sorte de sandwich au steak, au jambon et à la saucisse, nappé de fromage fondu et de sauce tomate, vous nourrira toute une journée. Cette spécialité locale est même souvent assez copieuse pour deux.
Le FC Porto, l’un des grands clubs de foot européens, joue à l’Estádio do Dragão. Les billets pour les matchs sont relativement peu chers : cherchez sur viagogo.com.
Des maisons aux façades carrelées traditionnelles décorent les berges de Porto

4. Séjour bon marché à Venise, Italie

Venise rime rarement avec petits prix. La cité des Doges est pourtant une destination incontournable où affluent chaque jour des voyageurs mus par l’espoir de la visiter sans vider leur compte en banque. Autrefois, on conseillait de dormir à Mestre, voire à Trévise, et de prendre le train pour venir passer la journée sur place, mais cela ne permettait pas de s’attarder pour une balade nocturne ou une soirée dans les osterie (bars) de la ville. Aujourd’hui, avec les locations offertes sur des sites tels qu’Airbnb, on peut loger à Venise même, à des tarifs compétitifs. En optant pour un quartier peu touristique, vous pourrez ainsi cuisiner vous-même vos repas, réduire le coût des transports et arriver le premier dans les sites les plus appréciés.
Économisez du temps et de l’argent en réservant vos transports et vos entrées aux musées avant de partir. www.veneziaunica.it.
Gondole se dirigeant vers la Basilique Santa Maria della Salute, Grand Canal de Venise

5. Voyage pour petits budgets à Debrecen, Hongrie

S’étendant à l’est de Budapest, Debrecen est la deuxième ville du pays et le cœur de la Hongrie rurale. Désormais accessible par des vols low cost depuis sept pays européens (dont la France et la Belgique), elle commence à s’ouvrir aux visiteurs étrangers. Riche d’une longue histoire mâtinée d’influences plus modernes auxquelles elle doit sa vie artistique florissante et les festivals d’été qui animent ses rues, Debrecen se distingue surtout par sa situation en lisière de la puszta (Grande Plaine). Pays des chevaux et des cavaliers, abritant le parc national de  Hortobágy, cette région continue d’incarner une image romantique de la Hongrie.
Voici un petit coin d’Europe où l’on peut voyager à moindre coût en ayant l’impression d’être un pionnier. En Belgique les vols partent de l’aéroport Charleroi-Bruxelles-Sud, en France de celui de Paris-Beauvais. Pour des informations et des conseils, voyez fr.gotohungary.com.
Au-delà de sa riche histoire, Debrecen est importante pour sa scène d'art contemporain et son large choix de festivals

6. Le Belize, un pays à bas prix

Souvent considérée comme l’une des destinations les plus coûteuses d’Amérique centrale, le Belize présente cependant de nombreux atouts, comme la possibilité de faire de la plongée ou du snorkeling dans la mer des Caraïbes et d’explorer des ruines mayas, telles que Caracol, dans une jungle peuplée d’animaux. Sa petite taille facilite les déplacements et la proximité du Mexique et des Caraïbes inspire une cuisine de rue d’un exceptionnel rapport qualité/prix qui permet de manger pour quelques sous. Il suffit de partir au sud vers Placencia et Hopkins pour découvrir des stations balnéaires paisibles et encore peu connues, bien loin des luxueux complexes hôteliers d’Ambergris Caye.

Mai et juin sont d’excellentes périodes, avec des températures plus basses qu’en été mais moins de visiteurs, donc des tarifs hôteliers plus intéressants.

Tobacco Caye est l'une des petites îles tropicales à explorer pour un séjour réussi à Belize

7. Le Maroc, pays des bonnes affaires

Stable, accessible et multiforme, le Maroc est synonyme de dépaysement à moindre coût. Facile à rejoindre depuis les pays d’Europe occidentale, il présente un contraste saisissant avec ces derniers. Offrant plus de possibilités d’hébergement que jamais, l’incontournable Marrakech conserve, malgré la présence d’une foule de touristes, son ambiance à la fois frénétique et chaleureuse. Essaouira est désormais desservie par des vols directs au départ de Londres ou Paris. Quant à la cité portuaire de Tanger, elle est en pleine renaissance, avec des hôtels en cours de construction ou de rénovation dans sa vieille ville jadis décrépie.
La transformation de la côte atlantique est vouée à s’accélérer avec la construction d’une ligne de TGV entre Tanger et Casablanca qui devrait entrer en service en 2018.
Place Djemaa el-Fna, Marrakech

8. La Russie, un voyage peu coûteux

À l’heure où nous écrivons ces lignes, le cours du rouble est favorable aux touristes européens et la Russie reçoit de ce fait un nombre croissant de visiteurs. Les tarifs affichés dans les grands hôtels de Moscou peuvent faire figure de repoussoir, mais voyons les choses autrement : les dépenses quotidiennes sur place étant réduites, on peut par exemple profiter des liaisons aériennes à bas coût pour rejoindre l’une des villes d’étape du transsibérien et en parcourir un tronçon. C’est aussi le bon moment pour découvrir les trésors de Saint-Pétersbourg. Surveillez les fluctuations du rouble mais, même si elles tournaient à votre désavantage, sachez qu’en 2018 la Coupe du monde de foot provoquera une hausse de la fréquentation touristique… et des prix : une autre raison de se rendre en Russie dès maintenant.
Pour trouver des billets d’avion à bas prix vers la Russie et dans le pays, consultez skyscanner.fr.
La splendeur des canaux et des cathédrales de Saint-Pétersbourg nous rappelle que la ville fut jadis capitale de l'Empire russe

9. Péninsule de Bellarine, destination moins chère en Australie

Depuis des générations, la presqu’île de Bellarine est la villégiature favorite des habitants de Melbourne en quête de tranquillité. Aujourd’hui, outre ses plages à la beauté intemporelle et ses villes historiques telles que Queenscliff et Portarlington, cette région de l’État du Victoria offre plusieurs centres d’intérêt, comme le Jack Rabbit Vineyard et la Flying Brick Cider Co. On peut aussi faire du vélo sur le tracé d’une ancienne voie ferrée ou pratiquer la pêche à pied, le snorkeling et le surf. Accessible en ferry depuis la péninsule voisine de Mornington, beaucoup plus cossue, Bellarine constitue un point de chute pratique où passer quelques jours avant de continuer vers la Great Ocean Rd.
Jusqu’à 14 ferries relient quotidiennement Queenscliff et Sorrento, dans la péninsule de Mornington. www.searoad.com.au.
Phare de Point Lonsdale, point de repère dans le Sud-Est de la péninsule de Bellarine

10. Upper Peninsula et ses prix raisonnables, Michigan, États-Unis

Vous n’avez sans doute jamais entendu parler de l’Upper Peninsula, la plus au nord des deux vastes presqu’îles qui forment le Michigan. Avec son cadre naturel de toute beauté et ses villes et villages charmants qui semblent tout droit sortis d’un tableau de Norman Rockwell, cette région a pourtant de quoi rivaliser avec les destinations les plus courues du pays. Fréquentée essentiellement par les habitants du Middle West, elle se démarque par ses prix raisonnables, ses touristes relativement peu nombreux et son ambiance détendue. Elle recèle des vieux phares, des centaines de kilomètres de plages le long des Grands Lacs, des forêts parmi les mieux préservées du pays et plus de 300 cascades, petites ou très spectaculaires. Interdite aux voitures, l’île Mackinac est un joyau de 10 km2 aux jolies boutiques et aux panoramas fabuleux.
Plus de 40 phares jalonnent les berges de l’Upper Peninsula. Certains sont ouverts au public, d’autres ont été transformés en B&B. www.uptravel.com.
Plus de 40 phares ponctuent les rives de l'Upper Peninsula dans le Michigan
Source Lonely Planet




Australia’s Nature Coast

Idées Voyages du Lonely Planet
Tortue à Lady Elliot Island, Australie

Lorsque l’on aime voyager, gagner l’Australie est un désir paré des ors du paradis lointain : une destination à l’autre bout de la planète, dont la population est l’une des plus jeunes et dynamiques du monde, où la nature semble avoir conservé une puissance et une beauté hors du commun… 

Mais pour bien débuter son séjour, voire pour ne pas être déçu si l’on n’a que deux ou trois semaines devant soi, sur quelle région de ce gigantesque pays, qui est aussi un continent, jeter son dévolu ? La réponse prend peut-être bien la forme d’une portion de quelque 400 km de la côte est de l’Australie sur la Fraser Coast et la Sunshine Coast. À l’intérieur des terres : des forêts tropicales, des chaînes de montagnes mythiques, mais aussi des villes huppées. Côté océan : la grande barrière de corail, des eaux chéries par des colonies de baleines, de dauphins, de tortues, mais aussi des îles paradisiaques classées à l’Unesco. Et au milieu : des dizaines et des dizaines de kms de plages vierges… Voici 5 preuves qu’à votre retour, vous pourrez situer le paradis sur cette côte de l’Australie.

1. Des îles qui battent des records insensés

Pour les amoureux de nature et de plongée sous-marine, l’Australie, c’est d’abord la Grande Barrière de corail. À la limite sud de celle-ci, les eaux incroyablement diaphanes d’une île corallienne de 40 ha offrent la meilleure visibilité sur ce trésor : Lady Elliot Island. Les visites de raies manta et d’inoffensifs requins léopards, ainsi que des fonds émaillés d’épaves, viennent enrichir le tableau aux chanceux qui y plongent. Et à votre retour sur la plage, prenez garde aux œufs des tortues de mer…

Plus au sud, Fraser Island n’est rien moins que la plus grande île sablonneuse du monde (120 km sur 15). Ne vous attendez cependant pas à n’y trouver que du sable : oiseaux, dingos, et créatures marines évoluent là dans un décor unique de forêts tropicales, de lacs et de dunes. Préparez cette expédition à partir de la ville de Hervey Bay, dont l’intense vie culturelle, entre galeries d’art, centre Discovery Sphere et restaurants raffinés, complète à merveille ce tourbillon de sensations.

Lake McKenzie, Fraser Island, Australie

2. L’arche australienne s’y trouve

Megaptera novaeangliae : retenez bien ce nom, car vous allez mettre plusieurs visages dessus, ceux des majestueuses baleines à bosse que vous verrez dans les eaux abritées de Hervey Bay. Elles sont plusieurs milliers à y transiter entre août et début novembre, et à saluer les humains venus les admirer. À Tin Can Bay, ce sont des dauphins sauvages que vous pourrez nourrir, cette fois toute l’année. Dans les terres, une autre expérience au contact de l’exceptionnelle faune de ce continent vous attend : il s’agit de l’Australia Zoo, véritable réserve de kangourous, de koalas, de crocodiles.

Baleine à bosse, Hervey Bay, Australie

3. Vous y rencontrerez la « mère » des Aborigènes en randonnant

L’apparition du profil des seize sommets volcaniques de la Glass House Mountain sur la ligne d’horizon n’a jamais laissé personne indifférent, à commencer par les Aborigènes eux-mêmes, qui dans leur grand récit cosmogonique, le « Temps du Rêve », ont identifié le plus élevé d’entre eux, le mont Beerwah, comme « la mère ». Vous pourrez tutoyer celle-ci en vous dotant de bonnes chaussures de marche, en traversant un décor somptueux de végétation subtropicale, des forêts d’eucalyptus aux rochers.

4. Noosa, la ville dont on ne veut plus partir

À Noosa, il est possible, la matin, de côtoyer des koalas près de Tea Tree Bay, de déjeuner en observant les dauphins depuis les caps rocheux autour d’Alexandra Bay, de choisir entre une sortie en kayak sur la rivière ou une randonnée dans le bush l’après-midi, avant de finir par se faire quelques vagues au soleil couchant, pour finir dans un restaurant huppé ou un bar branché de Hastings Street. Et dire que cette ville qui rassemble des plages sublimes, des forêts tropicales et des quartiers hype ne compte même pas 10 000 habitants ! Le jardin d’éden ?

5. Le paradis du surf

Rainbow Beach, Noosa Heads, Maroochy, Coolum Beach : tous ces noms ne vous évoquent peut-être rien, mais pour tout surfeur, australien par-dessus le marché, ils sont synonymes de spots fameux. Évidemment, vous pourrez toujours avoir le choix avec la voile ou le paddle pour profiter du cadre somptueux qui vous entoure… et avec le farniente pour jouir des infinies plages vierges de cette côte taillée pour les épicuriens !

Rainbow Beach, Australie